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Body Electric - Kei feat Kyôka
 :: La zone des vermines :: Chuo :: Purple Dream

Kurosaki Kei

Date d'inscription : 05/04/2018Activité RP : 11Messages : 68Multi : Hisakawa Kohaku - Yagami Akira - Tokugawa RyosukeAvatar : Mally - exist trace FémininEmploi : Femme d'affaire - chef des Rapaces¥ : 202,500
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Kyodai ✘ Muranaka
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12.04.18 0:38
Avril 2060


Ce n’est pas la première fois que je viens au Purple Dream. On peut dire que je suis devenue une habituée. Dès que j’ai un moment, c’est ici que je viens le passer. Je m’installe dans le fond, à la table la plus discrète et je la regarde danser. La première fois que j’ai mis les pieds ici, c’était complètement par hasard. Une connaissance m’y avait donné rendez-vous. Un mec sympa qui n’est jamais venu. Forcément il s’était fait descendre sur le chemin. J’imagine qu’il m’avait recontacté pour justement que je lui vienne en aide. C’est con de crever comme ça. Il aura dû savoir que dans cette ville, il vaut mieux savoir se débrouiller seul. Ici c’est marche ou crève et j’en sais quelque chose.

Je me souviens de ce fameux soir comme si c’était hier. Je m’apprêtais à rentrer après avoir poireauté pendant une bonne demi-heure, quand elle est apparue sur scène. Curieuse, je suis restée et je dois dire que j’ai été complètement envoutée par sa prestation. Depuis je reviens régulièrement la regarder. Elle n’est pas seulement belle. Non il y a autre chose. Il se dégage de cette femme un parfum dangereux qui me donne envie de la connaitre. J’espère que j’en aurais l’occasion ce soir.

D’habitude je suis du genre rentre dedans mais pas avec elle. J’ai attendu de longues semaines avant de faire le premier pas. Il faut dire que j’étais toujours dérangée par le travail et que je n’avais jamais beaucoup de temps mais ce soir c’est différent. J’ai même coupé mon téléphone. Je sirote mon verre et la regarde, attendant qu’elle ait fini sa prestation et qu’elle trouve le petit cadeau que je lui ai fait porter. Ce n’est pas grand-chose, juste une rose blanche et un petit mot dans lequel je l’invite à venir boire un verre avec moi. Bon ok, j’ai aussi glissé une petite chaine et un joli pendentif avec. Ok, c’est le plan de drague le plus nulle que j’ai pu faire de toute ma vie. D’habitude je suis un peu plus originale que ça mais je ferais mieux la prochaine fois. Après tout, on ne peut pas être bon à chaque fois ! J’espère en tout cas que ça lui plaira. En attendant qu’elle arrive, je sirote un peu nerveusement mon verre. J’ai pourtant de l’expérience avec les filles et je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà été aussi nerveuse mais cette femme n’est pas comme les autres. Elle m’intrigue et me fait un peu perdre mes moyens. Ce n’est pas normal. C’est la première fois et je dois savoir pourquoi.

Nishimura Kyôka

Date d'inscription : 01/04/2018Activité RP : 1Messages : 97Avatar : Fan BingBing FémininEmploi : Danseuse vedette du Purple Dream¥ : 26,200Crédits : Avatar : LaMarquise / Signa : Soulmates
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Mushi ✘ Rejects
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15.04.18 16:32

Body electric
Kurosaki Kei &
Nishimura Kyôka

Bitter:sweet ♫ Moving Forward

L'ennui la traquait. Les soirées au Purple Dream se suivaient et se ressemblaient, comme si chaque jour se répétait inlassablement. Ces derniers temps, la danseuse se sentait oppressée par une lassitude qu'elle savait pourtant camoufler sous les projecteurs et auprès des hommes qu'elle pouvait côtoyer. Mais au fond, la jeune femme souffrait d'un cruel manque de nouveauté, de piquant, de curiosité. Irritable, glaciale, elle était encore jeune et pourtant elle se comportait comme si le poids des années l'avait désillusionné de tout, la privant de tout potentiel amusement. Elle avait seulement besoin d'une nouvelle distraction pour réveiller son intérêt. Pourtant, vu la vie qu'elle menait l'on pouvait se demander comment un tel ennui pouvait être possible mais elle n'était pas à l’abri d'une certaine monotonie. Malgré l'effervescence du cabaret, au milieu de toute cette agitation une certaine mélancolie grandissait en elle. Comme si plus le temps passait et plus la haine qui la rongeait aspirait l'essence même de sa vitalité, ne laissant place qu'à l'amertume et la froideur.

Elle était la seule ici à posséder sa propre loge ; un privilège qui en signifiait beaucoup sur la place particulière qu'elle occupait. Un luxe pourtant nécessaire ; elle avait besoin de ces quelques moments de solitude alors qu'en dehors de cette petite pièce elle était toujours si entourée et épiée. Ici enfin, loin de touts les regards, elle retrouvait un peu de calme et de quiétude. Vêtue d'un court peignoir en soi noir aux motifs floraux recouvrant sa tenue légère de scène, la danseuse savourait une cigarette tandis qu'elle contemplait son reflet face à elle d'un œil morne. Sa beauté n'avait d'égal que sa cruauté ; elle en était certaine, si son âme devait avoir un reflet, il ne serait pas aussi attrayant.

L'on frappe alors à sa porte. Agacée, elle regarde la serveuse entrer timidement, visiblement mal à l'aise de venir déranger la reine des lieux. Elle dépose sur sa coiffeuse les présents qu'un client lui a offert. Client .. cliente.. la serveuse toute gênée avoue qu'elle n'est pas certaine du genre de cet être visiblement androgyne. Elle précise qu'elle le voit régulièrement au cabaret. Oh, un admirateur de plus ; ce n'était pas la première fois que l'on venait lui porter des présents. Renvoyant la serveuse d'un simple geste de la main, la jeune femme prend néanmoins la peine de lire le petit mot que tu lui as fait porter ainsi que d'ouvrir le coffret, y découvrant un bijoux plutôt élégant et raffiné, sans le moindre doute des plus onéreux. Une personne fortunée, c'est certain. Pour fréquenter régulièrement les lieux il valait de toute manière mieux avoir un porte-feuille conséquent ; le Purple avait un certain standing.

Un soupire franchit ses lèvres tandis qu'elle repose le pendentif sur sa coiffeuse. Elle a l'habitude d'ignorer ses admirateurs, trop nombreux, rarement intéressants ni même distrayants. Mais une chose l'intrigue ; cet incertitude quant au genre de ce mystérieux fan. Une femme serait une première. Et elle s'ennuie tellement, alors pour une fois, elle va faire un petit effort et accorder le privilège de sa compagnie à cet énième admirateur. Pas pour la rose. Pas pour le bijoux. Ce ne sont pas ce genre de choses qui pourraient la flatter, encore moins la séduire. Mais sous une simple curiosité.

Prenant alors le temps de s'habiller, se parant d'une longue robe de soirée d'un violine sombre mêlant dentelle et soie, elle refit quelques retouches à son maquillage et à sa coiffure, ses longs cheveux de jais ondulant avec une fausse liberté dans son dos. Sophistiquée, élégante ; rien n'était laissé au hasard, jamais. Tout en elle se devait d'être parfaitement sous contrôle, y compris sa propre apparence.

Elle quitta alors sa loge pour descendre dans la salle principale. Une serveuse vient alors désigner discrètement la table où on l'attend. Ou tu l'attends ; avec une nervosité que Kyôka perçoit aisément. Cela n'est pas si flagrant mais la jeune femme sait repérer ces petits signaux qui en disent long sur l'état psychique d'une personne. Cette manière que tu as de tenir ton verre ou du regarder autour de toi traduisent une certaine agitation intérieure qui l'amuse quelque peu. De là où elle se trouve, elle n'en est pas encore certaine, mais elle parierait bien que tu es une femme. Se rapprochant alors, elle vient naturellement s'asseoir à ta table. Une serveuse s'était précipitée pour lui apporter son habituel vodka on ice et une élégante boite à cigarette en argent. Elle fumait toujours trop lorsqu'elle n'était pas sur scène ; une vilaine habitude qu'on ne lui ferait certainement pas passer. Elle s'en alluma une, savourant une première bouffée, alors qu'elle ne s'était toujours pas adressée à toi. Ses yeux se posèrent alors enfin véritablement sur ta personne, te fixant sans la moindre hésitation, ses orbes sombres s'ancrant avec une intensité qui pouvait aisément mettre mal à l'aise si l'on avait pas l'assurance et la confiance nécessaires. Te scrutant, elle cherchait à savoir à quel genre de personne elle avait à faire.

Enfin, sa voix se fit entendre, douce, trainante et pourtant d'une froideur qui instaurait ainsi autant de distance que de proximité ;

« Je les préfère rouges.. Mais, le pendentif est joli. »

Elle esquisse un bref sourire, à prendre comme un remerciement qu'elle ne formulera pas explicitement.

« A qui ai-je l'honneur .. ? »

Une formule de politesse qui sonne presque ironiquement puisque en vérité, c'est elle qui offre sa présence. Mais, la jeune femme n'avait pour l'heure aucune raison d'être désagréable alors malgré une froideur certaine, elle se devait de faire un effort, jouant du dédain tout autant que de la séduction. Et surtout ; elle voulait savoir qui elle avait en face d'elle. Cela pourrait se révéler intéressant. Pour l'instant, sa curiosité était piquée et elle avait hâte de savoir qui tu étais.  
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Kurosaki Kei

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Kyodai ✘ Muranaka
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17.04.18 4:29
Sans que je ne m'en rende compte la voilà déjà installée à ma table. J'ai pourtant l'ouïe fine et j'étais sur mes gardes, mais je ne l'ai ni vu, ni entendu s'approcher de moi. J'esquisse malgré moi un sourire. Décidément, je ne me reconnais pas. Cette femme a un tel pouvoir de séduction sur moi ! Et à présent que je la vois de si près, je ne peux que constater qu'elle est encore plus belle que ce que je pensais. Belle et dangereuse, ce sont les deux premiers mots qui me viennent à l'esprit. D'ailleurs je suis en train de me demander si je ne fais pas une erreur...  

Une serveuse se dépêche de la servir mais je ne m'occupe pas d'elle. Je n'ai d'yeux que pour la magnifique Kyôka et lorsqu'elle se met à me fixer, je ne détourne pas un seul instant mon regard. Je suis troublée, peut-être un peu anxieuse comme le serait un adolescent amoureux mais je ne perdrais pas davantage mes moyens. Ce que je suis en train de faire là, c'est un coup de folie et je le regretterais sans doute mais tant pis. J'ai toujours été imprudente et j'aime les jolies choses surtout lorsqu'elles sont dangereuses.  

J'allume à mon tour une cigarette. Détournant ainsi pour la première fois mon regard de son joli minois. Je continue de sentir le sien sur moi. J'imagine qu'elle doit se poser mille et une question. Peut-être se demande-t-elle si je suis une fille ou un garçon. Mon côté androgyne porte à confusion et j'avoue cultiver volontairement cet aspect de ma personne. C'est toujours plus facile pour le boulot d'être prise pour un homme même si je trompe rarement les femmes comme elle. De toute façon je veux qu'elle sache qui je suis. Je ne veux pas entretenir une ambigüité qui risque de me poser soucis si j'arrive à conquérir son cœur bien que je doute qu'une telle fleur en possède vraiment un. Mais qui sait ?  

Mon sourire s'agrandit dès l'instant où elle s'adresse à moi. À la fois douce et froide. Quelle femme ! Je crois que si je ne l'étais pas déjà, je serais conquise. Enfin reprends-toi Kei ! Ce n'est pas le moment de te ridiculiser et de gâcher l'occasion de lui faire une première bonne impression.  
« Je m'appelle Kurosaki Kei et bien que le rouge passion soit une couleur qui doit vous aller à merveille, j'ai trouvé qu'une rose blanche était plus appropriée comme première approche. »
Après tout, je n'ai pas encore la prétention d'être dévoré d'amour pour elle, du moins pas encore. Malgré la forte inclinaison que je ressens présentement, je suis encore capable de garder la tête froide.  Enfin je crois… je l’espère…
« À vrai dire j'ignorais comment attirer votre attention et bien que je sois moi-même une femme... et bien il n'y a qu'à me regarder pour savoir que j'ignore complètement ce qu'une femme aussi élégante que vous peut aimer. »
Je n'ai pas seulement l'air d'un homme, j'en ai aussi le comportement. De mémoire je ne crois pas avoir déjà porté un seul vêtement féminin. Même au lycée, je m'habillais avec l'uniforme réservé habituellement aux garçons. La seule exception à la règle reste le maquillage, les yeux en particulier mais là encore, à Tokyo c'est monnaie courante de voir des hommes y avoir recours. Alors que me reste-t-il ? Rien, mis à part mon sexe, ne fait vraiment de moi une femme et c'est sans doute pour cette raison que cette beauté fatale m'attire autant. Son parfum, sa gestuelle, son regard... Tout nous oppose et c'est justement ce qui me pousse vers elle.  
« Ceci étant dit, je suis ravie que vous ayez accepté mon invitation. Je vous rassure, prendre un verre avec moi ne vous engage à rien, ni même accepter ma future invitation à diner. Après tout, nous sommes sur votre lieu de travail et si le cadre me plait, il n'est peut-être pas de tout repos pour vous. »
Je crois n'avoir jamais pris autant de précaution en m'adressant à quelqu'un. Moi qui suis tellement grossière quand je parle et qui se fiche complètement de la beauté de ses phrases, j'avoue que sur ce coup, j'essaie de rendre ma compagnie agréable.  
« Sauf si vous afficher avec la chef des Rapaces vous inquiètes. »
J'esquisse un large sourire. Voilà le ton est donné. Oui je suis une femme. Oui je suis une gouine. Oui tu me plais mais surtout, je suis dangereuse et je dois avoir des ennemis à tous les coins de rue alors maintenant ma jolie Kyôka, soit tu t'enfuis en courant parce que je te fais flipper, soit...  Hé voilà ! Chassez le naturel et il revient au galop. Reste calme Kei. Reste courtoise. Reste poli. Fais donc taire ce tambourinement dans ta poitrine et cette putain de nervosité qui t'envahit tellement cette fille te plait !  Souris. Soit une gentille fille et ne gâche pas tous les efforts que tu as fait jusque-là.

Nishimura Kyôka

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17.06.18 18:07
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Kurosaki Kei &
Nishimura Kyôka

Bitter:sweet ♫ Moving Forward

A présent qu'elle se trouve face à toi, elle n'a plus beaucoup de doutes quant à ton genre et le son de ta voix termine de balayer ses derniers doutes. Ainsi tu te présentes, parlant avec mesure et politesse. Cela amuse secrètement la jeune danseuse dont le visage demeure pourtant impassible. Elle perçoit bien cette légère nervosité qui t'anime, comme si ces manières ne t'étaient pas naturelles mais bien forcées dans le but de la courtiser. Un comportement qu'elle retrouvait chez bien des hommes, évoluant souvent dans des milieux emplis de violence et de vulgarité mais tâchant de faire un effort face à elle pour ne pas paraitre impolis.. Un léger sourire s'esquisse sur ses lèvres à cette pensée. Comme si elle n'était qu'un bel oiseau de nuit à l’abri dans sa jolie cage dorée .. Il n'en était rien. Elle connaissait parfaitement les plus sombres aspects de cette ville et y évoluait parfaitement à son aise, loin du luxe et du raffinement qu'elle semblait ici incarner. Shinjuku.. Shibuya .. des quartiers qu'elle connaissait parfaitement. L'on avait du mal à l'imaginer dans un univers aussi glauque et pourtant, là se trouvait l'envers du décor de la vie qu'elle menait.

Plus tu parles et moins la brune ne semble prêter attention à tes paroles. Attention .. tu es peu à peu en train perdre son intérêt.. Tout ce baratin n'est que politesses insipides et compliments; le genre de discours aussi commun que lassant. Combien d'autres ont tenté de l'approcher avec ce genre de méthode manquant cruellement d'audace, de piquant ? Au fur et à mesure, Kyôka ne semble plus même entendre les mots que tu prononces, son regard s'étant détaché de ta personne; comme si tu étais en train de disparaitre malgré votre proximité. Tu te révèles pour l'instant des plus décevante; quel dommage, elle devait bien avouer que l'idée d'avoir une admiratrice avait piqué sa curiosité. Etre courtisée par une femme était une première et la nouveauté a toujours un certain attrait qui aurait pu la sortir d'une monotonie glaciale. Mais voilà que tu te comportes comme tous ces hommes fades et sans charisme qui tentent maladroitement de l'approcher; ta singularité n'était finalement qu'un leurre.

Son regard revient soudain s'ancrer dans le tiens alors que tu parviens brusquement à réapproprier son attention. La chef des Rapaces ? Bien sur que ce nom ne lui est pas inconnu; ces mercenaires ont une réputation solide à Tokyo depuis plusieurs années déjà. Elle sait qu'ils sont au service du clan Muranaka et qu'il est bien dangereux de se retrouver dans leur viseur. Mais .. ce qu'elle ignorait, c'était que leur leadeur était une femme. Et c'est une information agréablement surprenante. Les femmes dans cette ville occupent rarement des rôles aussi important et se retrouvent la plupart du temps dans l'ombre des yakuzas. Il fallait se battre deux fois plus qu'un homme pour se faire une place respectueuse et respectée; l'on avait à leurs yeux bien plus de choses à prouver. Et cela ne leur suffisait souvent même pas, leur misogynie les aveuglant. Il fallait autant de courage que de persévérance pour oser sortir des carcans habituels en temps que femme et ainsi refuser de n'être qu'une épouse ou une putain.

Ainsi, peut être étais-tu une personne qui méritait son attention.. D'autant plus que ton statut n'était pas à prendre à la légère. Kyôka agissait rarement sans le moindre calcul et avoir la chef des Rapaces comme alliée se révèlerait certainement être un jour un atout non négligeable.

« M'inquiéter ..?  »

Le petit sourire espiègle qu'elle t'adresse en signifie bien assez pour qu'elle n'ait pas besoin de mots pour s'expliquer. Comme si quelqu'un comme elle pourrait être effrayée par quelqu'un comme toi. Il suffisait de voir son carnet d'adresses pour le comprendre; ses fréquentations avaient de quoi faire froid dans le dos et intimider n'importe quel personne ordinaire. Mais Kyôka n'avait définitivement rien d'ordinaire et les personnes qu'elle fréquentaient l'étaient encore moins.

« Vous vous méprenez grandement sur ma personne si vous pensez être en mesure de m'inquiéter. »

Saisissant son verre, elle ingurgite lentement une gorgée de sa boisson alcoolisée sans te quitter du regard, une lueur de défi brillant dans ses orbes sombres, à moins qu'il ne s'agisse que de provocation. Une chose est certaine : la soirée s'annonce finalement bien plus distrayante qu'elle ne l'avait imaginé.

« En ce qui concerne votre invitation à diner.. je vais devoir décliner pour cette fois. Comme vous devez vous en douter, je suis loin de pouvoir vous accorder toute ma soirée. »

Une réponse qui pouvait ressembler à un refus catégorique et pourtant elle y avait glissé une ouverture aussi discrète qu'évidente. " Pour cette fois" sous entendait bien que d'autres occasions étaient envisageables. Pour ce soir, bien qu'elle avait un peu de temps à t'accorder, il faudrait bien qu'elle retourne sur scène un peu plus tard, que ce soit sur la scène principale ou dans les boudoirs VIP si des show privés étaient demandés et il n'était pas difficile d'imaginer que Kyôka était la danseuse la plus réclamée.

« Alors .. profitez de moi tant que vous le pouvez encore, Kei. »


Sa voix se fait légèrement plus douce et trainante, comme pour inspirer davantage de sous-entendus que ses mots ne le font déjà. Jongler avec les doubles sens l'amusait toujours; elle aimait jouer avec le désir d'autrui de manière indirecte et sournoise.  


| Hors rp : désolée pour l'immense retard. J'ai eu du mal à revenir, enchainant les imprévus IRL. Mais me revoilà pour de bon ! Je vais reprendre un rythme normal de rps (; |
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Kurosaki Kei

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Kyodai ✘ Muranaka
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29.06.18 11:25
Le moins que je puisse dire c’est que cette fille a du caractère. Je n’en attendais cependant pas moins d’une créature aussi jolie. Les femmes à Chuo sont en générale aussi dangereuses que jolies. Je n’entre malheureusement pas dans cette catégorie pour plusieurs raisons. D’abord parce que je m’apparente plus à un homme qu’une femme. Mon allure androgyne jette de toute façon régulièrement le trouble sur mon sexe et j’en joue volontiers. Après tout je suis le chef d’un gang et ce n’est pas toujours facile pour une femme d’avoir un statut comme le mien. Enfin ça me donne régulièrement l’occasion de casser quelques gueules et ce n’est pas pour me déplaire bien au contraire ! Mon côté très bagarreuse aime les défis et je ne laisse jamais un affront impuni.

Je suis donc moi aussi dangereuse mais j’ai l’impression que ça ne l’impressionne pas. J’aurais pu être vexée mais il n’en est rien. Ça me donne simplement davantage envie de la connaitre afin de voir si elle est aussi savoureuse qu’elle en a l’air ou bien si derrière ses beaux atout, ce n’est qu’une pomme trop gâtée.

J’esquisse un sourire lorsqu’elle décline mon invitation, du moins pour cette fois-ci. Dans le fond je m’en doutais. Ce n’est pas une femme facile et elle a raison. Par contre c’est bien mal me connaitre que de croire que je vais en rester là.
« Mais j’y compte bien. Je compte profiter de votre compagnie tant que je le pourrais, donc au moins jusqu’à demain matin. »
Mon sourire s’étire davantage avant que je n’ajoute :
« Je dois vous avouer quelque chose. Votre patron me devait un service et je lui ai demandé de me renseigner sur votre agenda. Vous êtes apparemment libre comme l’air cette nuit. Donc disposée à répondre à mon invitation. »
Je peux facilement deviner qu’elle ne doit pas être très contente d’apprendre ça. Après tout sans vraiment le lui dire, je lui fais comprendre qu’elle n’a pas le choix. Elle devra répondre à mon invitation. Je n’aime pas passer par ce genre de stratagème mais avec une femme comme elle, il faut parfois y aller un peu fort. De toute façon ce sera mon seul et unique tour. Je veux simplement avoir une chance de lui montrer qu’une femme peut aussi la combler. Et si jamais notre petit rendez-vous n’est vraiment pas à son goût, je ne chercherais pas à l’importuner davantage.
« Mais si vous ne me croyez pas, allez donc demander à votre patron. Il vous dira très certainement tout le bien qu’il pense de moi. »
J’esquisse alors un sourire malicieux. Je commence à recouvrer mon sang froid et mon naturel.

Nishimura Kyôka

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Mushi ✘ Rejects
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01.07.18 23:44

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Bitter:sweet ♫ Moving Forward

Le visage de la jeune femme se ferme alors brusquement. Jusqu'à demain matin ? Quelle audace. Alors ainsi tu as visiblement déjà tout prévu avec cet enfoiré de Raito. Son patron ne paye rien pour attendre; pour qui la prend-t-il au juste ? L'une de ses hôtesses ? Il joue un peu trop à cela ces derniers temps et cela commence à furieusement l'agacer. Cela fait déjà quelques années qu'elle lui rend service à accorder son temps à ses collaborateurs, cela servant bien souvent ses propres intérêts, lui permettant de nouer des relations des plus privilégiées avec les hommes les plus puissants de cette ville. Mais cela a des effets pervers et le mafieux prend visiblement bien trop de confiance, songeant qu'il peut disposer d'elle à sa convenance et ainsi offrir sa compagnie comme bon lui semble, entravant sa liberté. Ainsi, cela fait quelques temps que les relations de la danseuse et du maitre des lieux deviennent de plus en plus conflictuelles, leur bonne entente n'étant plus que de façade. Qu'il se méfie .. elle est devenue son plus grand atout au cabaret, son joyaux, son bras droit quoi qu'il en dise dans la gestion des lieux. Mais elle pourrait tout aussi bien mener le Purple à sa perte.

Ses dents se crispent tandis qu'elle contient une colère silencieuse mais certaine et bien visible à travers son regard des plus noirs. Ses yeux le cherchent à travers la salle, le trouvant bien rapidement, à quelques tables de là. Elle le fusille littéralement. Et au vu du regard qu'il lui lance, tu ne mens pas; il est de toute évidence au courant et apparemment aucunement préoccupé par la rancœur de sa danseuse. Sa volonté n'a donc plus la moindre importance ? Très bien. Elle n'en restera pas là. Elle n'a pas peur de l'affronter, il le sait mais semble apparemment s'en ficher éperdument et cela la fait bouillir avantage.

« Oh mais ça, je m'en contre-fiche. Je règlerai cela plus tard. »
finit-elle par siffler entre ses dents, tandis qu'elle continue d'incendier Raito des yeux.

Non, elle ne va pas aller s'expliquer avec lui ce soir; elle a bien trop de dignité pour exposer publiquement leur mésentente et créer un scandale en pleine soirée, à la vue de tous. Et elle tient à l'image des lieux. Ce serait d'autant plus signe d'un manque d'assurance qui ne lui sied absolument pas. Alors non, elle ne va pas se défiler. Certainement pas. Reposant ainsi son regard sur ta personne, elle te toise avec toute la supériorité et le dédain dont elle peut faire preuve, reprenant la parole;

« Comprenez bien que je vais vous suivre uniquement parce que je le veux bien. Personne n'a le moindre pouvoir sur mes fréquentations. »


Fière, résolument. Sa liberté et son indépendance sont ce qu'elle possède de plus précieux; personne ne lui retirera, certainement pas Raito. Saisissant son verre entre ses doigts, elle en termine le contenu âcre en une longue gorgée. Après quelques instants de silence, son visage fermé se décrispe peu à peu, jusqu'à ce qu'un petit sourire sournois et moqueur n'étire finement ses lèvres.

« Vous agissez comme un homme.. Et bien, vous avez intérêt à être à la hauteur de votre audace et me faire passer une agréable soirée. Ayez conscience du privilège que je vous accorde. »

Son regard te défie ouvertement. Au fond, elle n'est pas dénuée de toute curiosité à ton égard, bien au contraire. Alors, à quel genre de personnage a t-elle affaire ? C'est bien la première fois qu'elle rencontre une femme telle que toi; et bien qu'elle ne l'avoue pas, cela stimule véritablement son intérêt, malgré la méthode utilisée des plus déplaisante. Ainsi, il est temps de quitter les lieux, elle ne supportera pas un instant de plus la vue de son patron et à présent elle ne souhaite qu'une chose; quitter les lieux au plus vite. Se levant sans plus attendre, elle renchérit ainsi;

« Ne me décevez pas, Kurosaki-san. J'ai des attentes élevées. »

Elle parlait de l'endroit où tu l’emmènerais dîner, évidemment. Bien que cela pouvait être compris de bien des manières.

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Kyodai ✘ Muranaka
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03.07.18 9:31
Mon sourire s’élargit un peu plus à mesure que la contrariété la gagne. De la contrariété ? Je pense qu’elle est plutôt furieuse et que son patron en entendra parler même si je lui fais passer une soirée inoubliable. Et je suis certaine d’y arriver à condition qu’elle soit de bonne foi et qu’elle y mette un peu du sien mais ça c’est une autre histoire.
« Mais je n’en doute pas. D’ailleurs je suis ravi de savoir que vous avez changé d’avis à propos de mon invitation et que vous comptez me suivre de votre plein grès. Après tout je ne voudrais pas me faire l’effet de vous enlever. »
Même si je ne doute pas que plus d’un homme se damnerait pour elle et serait prêt à commettre plus d’une folie pour son joli minois. Qui sait jusqu’où je pourrais moi-même aller pour elle ? Sans doute très loin… À moins que je ne me lasse avant. En tout cas on dirait qu’elle se fait une raison et à la manière d’une petite fille trop gâtée, voilà que sa colère et son caprice laissent place à de la curiosité. Et je peux le sentir à la manière dont elle s’adresse à moi. Elle est curieuse et je serais ravi de lui montrer qu’une femme n’a rien à envier à un homme sur tous les plans.
« Ne vous en faites pas, je ne vous décevrais. »
C’est sans doute la première fois de ma vie que je ressens une pointe d’anxiété en prononçant ces mots. Cette femme n’est pas comme les autres mais je saurais la conquérir d’une manière ou d’une autre et lui montrer ce que je vaux vraiment.

Nous terminons nos verres puis je l’invite à me suivre, lui présentant même mon bras à la manière d’un gentleman. J’ai déjà réservé pour deux dans l’un des meilleurs restaurants japonais de Tokyo. J’avoue avoir du mal avec la gastronomie étrangère. Je trouve par exemple qu’il y a un peu trop de couverts différents dans les restaurants français et pour un premier rendez-vous je n’ai pas envie d’avoir l’air ridicule en m’emmêlant les pinceaux. Alors j’ai cédé à la facilité et j’ai misé sur le traditionnel en espérant que ça lui plaise.

Une voiture nous attend dehors. Nous n’irons pas bien loin. Il y a d’excellents restaurants à Chuo même s’il me vient soudain une étrange inquiétude. Et si elle les connaissait déjà tous ? Bonjour l’originalité Kei. Enfin il est trop tard pour changer mes plans. On verra bien si le restaurant plait à la demoiselle ou pas.

Je lui ouvre la portière et la laisse s’installer la première à l’arrière de ma voiture. Mon chauffeur sait déjà où nous déposer. Nous y serons d’ici quelques minutes.

Nishimura Kyôka

Date d'inscription : 01/04/2018Activité RP : 1Messages : 97Avatar : Fan BingBing FémininEmploi : Danseuse vedette du Purple Dream¥ : 26,200Crédits : Avatar : LaMarquise / Signa : Soulmates
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Mushi ✘ Rejects
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25.07.18 19:47

Body electric
Kurosaki Kei &
Nishimura Kyôka

Bitter:sweet ♫ Moving Forward

C'est le visage fermé qu'elle quitte les lieux en ta compagnie, adressant un dernier regard des plus noirs vers son patron. Des explications étaient nécessaires et elles ne tarderaient pas, le ton allait monter et les menaces pleuvoir; mais c'était au fond à l'image de la dégradation de leur relation. Un jour, travailler ici, sous les ordres de cet homme ne serait définitivement plus supportable. Pour autant, elle ne comptait certainement pas quitter le Purple .. ce jour venu, il ne lui restera alors qu'une option; évincer Raito. Mais elle ne doutait pas de sa capacité à réaliser cela.

La danseuse hausse un sourcil avant de prendre finalement ton bras. Des manières d'homme qui semaient un peu plus d’ambiguïté et pourtant, Kyôka joue le jeu, loin d'être convaincue par tout cela. S'installant dans la voiture, son regard se perd au travers de la vitre, hypnotisé par les nombreuses lumières de Chuo. Elle n'espère ni n'attend rien de cette soirée, si ce n'est un peu de distraction et éventuellement la possibilité de nouer des rapports favorables avec un pion au rôle des plus intéressant dans la partie d'échec qu'elle menait secrètement. Rien de moins, rien de plus. Un diner n'engageait à rien de toute manière, à ses yeux l'issue de la soirée n'avait pas la moindre ambiguïté. Cela n'allait cependant en rien l'empêcher de souffler le chaud et le froid comme elle savait si bien le faire.

Silencieuse, la nymphe n'aimait pas parler pour seulement combler le silence, un silence qui valait bien mieux que la futilité et qui ne l'oppressait en rien. Le trajet n'est de toute manière que de courte durée et comme elle s'en était douté, l'adresse ne lui était pas inconnu. Ce n'était en soi pas un problème: l'établissement lui convenait parfaitement. Elle avait une préférence pour la cuisine traditionnelle, ce qui au fond était à l'image de ses goûts d'une manière générale; Kyôka était un mélange entre une volonté de s'émanciper des carcans d'une tradition des plus rigide à l'écart de la gente féminine, et un profond besoin de rester fidèle à ses racines, qu'elles soient japonaises ou chinoises.

Son visage demeurait malgré tout impassible, ne dévoilant ainsi rien de ce qu'elle pensait de cet endroit. Elle voyait bien cette légère anxiété que tu avais, cette inquiétude dont elle n'avait en rien envie de te libérer. Cela lui conférait une certaine puissance, une domination tacite qui lui apportait la plus grande des satisfaction.

S'asseyant à la table où l'on vous mène après qu'on l'ait débarrassé de sa veste, la jeune femme repose tranquillement son regard sur ta personne, un petit sourire se dessinant aux coins de ses lèvres. Bon sang, il lui était si facile de lire au travers de tes traits, de ces petits gestes nerveux, de ce regard qu'elle avait plaisir à venir troubler. Et finalement, elle ne pouvait s'empêcher d'en jouer quelque peu.

« Je vous rends nerveuse, Kei ..? » glisse t-elle du bout des lèvres, avec une innocence des plus hypocrite, prenant visiblement un plaisir sournois à te déstabiliser.



               
These violent delights have violent ends
The power to cause pain is the only power that matters, the power to kill and destroy, because if you can't kill then you are always subject to those who can, and nothing and one will ever save you.

             

Kurosaki Kei

Date d'inscription : 05/04/2018Activité RP : 11Messages : 68Multi : Hisakawa Kohaku - Yagami Akira - Tokugawa RyosukeAvatar : Mally - exist trace FémininEmploi : Femme d'affaire - chef des Rapaces¥ : 202,500
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Kyodai ✘ Muranaka
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11.08.18 4:08
Nous arrivons vite à destination et comme je m’en doutais, la demoiselle à l’air de connaitre le restaurant. De toute façon à Tokyo on a vite fait le tour mais ce n’est pas grave. L’établissement est impeccable et doit sans doute lui plaire… du moins je l’espère.

J’ai réservé l’une des meilleures tables. Un peu à l’écart des autres, elle nous permettra de discuter sans être entendu. Si je me prends un vent, j’aime autant ne pas avoir des spectateurs même si en soi je n’attends pas grand-chose d’elle. J’ai déjà ce que je veux : un diner en tête à tête. Le reste… s’il y a un reste, ne sera que du bonus sur lequel je ne cracherais certainement pas. Après tout cette fille est une des créatures les plus convoitées de Tokyo et j’aurais tort de me priver, surtout qu’elle a déjà conquis mon cœur. Bon j’avoue que ce n’est pas bien difficile vu qu’il a tendance à être un peu frivole et que je ne résiste pas à un joli minois. Les jolies filles… c’est mon pêché mignon. Surtout quand elles sont aussi dangereuses que ravissantes.
« J’ai l’air nerveuse ? »
J’esquisse un sourire malicieux pour me donner un peu de contenance avant de reporter mon attention sur le garçon qui nous apporte les cartes et qui ne peut s’empêcher d’attarder son regard sur ma compagne d’un soir. Lorsqu’il s’en va enfin je déclare :
« Encore un qui a succombé à votre charme. Vous n’êtes décidément pas une femme ordinaire. »
Puisqu’on nous a déjà apporté du sake, je porte ma coupe à mes lèvres et la boit d’un trait.
« D’ailleurs il ne faut pas être jaloux lorsqu’on s’amourache de vous et qu’on a la chance de pouvoir s’afficher en votre compagnie. »
Il faudrait être aveugle pour ne pas voir tous ces regards qui convergent vers elle. Ils ont beau essayé d’être discret, je les ai tous repéré et ce n’est pas pour me déplaire. J’aime qu’on sache ce que je possède même si dans le cas présent, je ne dispose que d’une soirée avec elle.
« Dîtes-moi, que fais une femme comme vous pendant son temps libre ? »
Nishimura Kyôka respire la féminité et l’élégance. Elle et moi n’avons rien en commun mais c’est justement ce qui me rend si curieuse à son égard.
« J’imagine qu’avec tous vos prétendants, votre vie n’est pas de tout repos. »
Mon téléphone portable vibre dans la poche intérieure de ma veste. Je le sors et y jette un rapide coup d’œil. J’ai beau être en plein rendez-vous galant je n’en reste pas moins une femme d’affaire mais surtout le chef d’un groupe de mercenaire. Je me dois d’être joignable à tout moment de la journée et de la nuit, ce qui entre nous n’est absolument pas compatible avec une vie sentimentale. Voilà pourquoi je me retrouve à nouveau célibataire… Je pianote rapidement une réponse puis reporte mon attention sur mon vis-à-vis. Je n’aimerais pas qu’elle se vexe pour ce sms qui m’a fait détourner mon regard d’elle.

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