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Courage fuyons! [ft Moriyama Akane]
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Moriyama Akane

Date d'inscription : 18/03/2018Messages : 84Avatar : Aoi - the GazettEActivité RP : 0Emploi : Barman et gérant au CassisMulti : @"Fujiwara Daisuke" @"Matsuda Kai" @"Amakusa Nagato" @"Sato Tetsuya"
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22.07.18 14:43


Courage, fuyons!


Le type qui vient de débarquer me fait froid dans le dos. Il est grand, baraqué, bien habillé et il a l'air particulièrement en colère. J'ai envie de disparaître six pieds sous terre, là... je suis tellement terrifié que j'en suis paralysé! Mes larmes ne coulent même pas, je me contente de fixer ce type avec de grands yeux brillants en espérant qu'il ne cherche pas à m'achever. Merde, pourquoi ça n'arrive qu'à moi, ce bordel?! Et ce type, là, il lui parle comme à une merde...il va nous faire tuer, ce con! Décidément, c'est pas ma soirée. Je soupire de soulagement en voyant le type disparaître de l'autre côté de la porte, et laisse même échapper un sanglot pitoyable. Je veux rentrer à la maison...

"J'entends, je...je vais bien...je crois..."

Le type me fait paniquer davantage, à vouloir à tout prix m'emmener à l'hôpital. J'avais pourtant pas l'impression que c'était si grave, après tout ce que j'ai subi...enfin...concrètement, j'ai été plutôt choyé par la vie jusque là, j'ai seulement été emporté par un putain de labo qui finalement m'a fait ouvrir les yeux sur la réalité. Je suis un adulte, et ce genre de chose arrive. C'est pour ça qu'il faut que je fasse attention, et surtout que je ne me retrouve pas précisément dans cette situation. J'ai honte de moi, sur ce coup.

"Asami...mais j'ai pas mon portable, je connais pas son numéro..."

J'ai choisi le bon moment pour oublier mon téléphone, n'est-ce pas? D'un autre côté, je m'en voudrais d'inquiéter mon amour pour une connerie de ce genre. Et dire que j'étais censé défiler dans deux semaines...j'espère être guéri d'ici là! Il faut absolument que je m'entraîne, que je fasse disparaître cette blessure, que je...je...je dois faire quoi déjà? Je commence à ne plus pouvoir penser correctement. Les mots se mélangent dans ma tête, et la douleur de la pression qu'il exerce sur cette putain de blessure n'arrange pas les choses.

"S'il te plaît, arrête...ça fait mal..."

Il s'en fout, je crois. En même temps, je ne sais pas s'il n'est pas en train de me sauver la vie...comment est-ce qu'une petit égratignure a pu se transformer en cette horreur? Ce n'était pourtant pas si douloureux que ça sur le coup! Je crois que c'est quand le type m'a poussé contre la vending machine déjà brisée, le verre est rentré dans la plaie qu'il m'avait déjà faite...et je me suis pas loupé. Je devrais prendre un abonnement à l'hôpital, définitivement.

"Vous...vous croyez que je vais mourir? Ca peut me tuer, ça? Vous le croyez vraiment? Dites-moi la vérité..."

Je commence à faire une crise de panique, je le sens. Ma respiration est forte, irrégulière, je ne peux plus retenir toutes ces émotions qui affluent dans ma tête. Je vais mourir...je vais mourir...je meurs, là, loin de Asami, loin de mon amour que je ne peux contacter puisque j'ai fais l'erreur stupide de ne pas apprendre son numéro par coeur. Si je survis, c'est la première chose que je ferai! Mais seulement si je peux survivre...est-ce seulement possible dans cette situation?

EXORDIUM.



Kizuki Aina

Date d'inscription : 05/06/2018Messages : 233Avatar : Shiba Ken - AnatashiaActivité RP : 0 MasculinEmploi : Barman / Etudiant
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Muko ✘ Dreamers
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27.07.18 0:32
A son plus grand étonnement, son patron obéit silencieusement et quitta la cave, sans doute pour aller prévenir deux-trois gars qu'ils devaient l'aider. Aina le suivit des yeux, médusé. Note à lui même : le faire boire plus souvent.

Après la stupéfaction, ce fut l'étonnement qui se déposa sur son visage alors que l'inoubliable nom d'Asami retentissait à ses oreilles et il ne lui fallut pas plus de temps pour faire le lien entre les deux hommes. Fait chier. Le monde était désagréablement petit. Trop petit. Et Aina se dit une fois de plus qu'il aurait dû se foutre sa curiosité de merde au cul. Akane n'avait apparemment pas son téléphone et ne connaissait pas son numéro par cœur. Ah bah elle était belle cette génération qui se prélassait sous cette ombre de facilité qu'était la technologie.

- Je sais où il habite t'inquiète. Si tu le souhaites, je peux demander à ce que quelqu'un d'ici aille le chercher.

Honnêtement, cela l'arrangerait si le jeune homme devenait un peu plus courageux dans les minutes qui suivraient histoire qu'il n'ait pas besoin de croiser le vendeur de légumes. Enfin bon, vu la bête qu'il avait présentement entre les pattes, valait mieux qu'il mette au point un plan pour l'esquiver une fois à l'hôpital. De toute manière, une fois arrivés là-bas, Aina n'aurait plus aucune utilité à rester près du jeune homme. A moins qu'il n'arrive à convaincre son professeur et maître de stage de le laisser participer à l'intervention. Là, il dirait pas non à devoir raser plus de mûrs que nécessaires pour les éviter ensuite.

Aina soupira lorsque le jeune homme lui récita ce dialogue qu'il pouvait entendre chaque jour à la clinique.

- Non. Tu ne vas pas mourir parce qu'on va t'emmener très vite à l'hôpital, te faire une transfusion et te soigner. Et sans me vanter, j'ai 0 mort à mon actif.

Bon. Il n'était que stagiaire et n'avait fait qu'assister à certaines opérations, ok. Mais ça il était pas obligé de le savoir. En plus il avait déjà participé à l'une d'elle en duo avec son professeur, ce n'était pas rien! Plus que quelques mois voir semaines et il céderait bientôt pour qu'il l'accompagne plus souvent, vu les résultats exemplaires qu'il leur fournissait. Aina ne trimait pas pour rien. Entre ses stages, les cours qu'il étudiait bien qu'il n'allait qu'occasionnellement en cours, son boulot au birdcage et ses sorties nocturnes dans les bas quartiers afin d'agrandir son réseau d'information, il n'avait jamais le temps de se poser une journée chez lui. A bien y réfléchir, il s’ennuierait bien vite si sa vie n'était pas aussi digne d'un manège à grande vitesse.

Deux hommes arrivèrent et le jeune barman les laissa soulever le corps sans force du petit ami de son ancien pion.

- Prenez le en mode chaise comme ce que vous faisiez peut-être en étant gosse avec vos potes et faites gaffes à pas trop le secouer, leur dit-il, même s'il savait que c'était impossible d'avoir un voyage stable dans ces conditions.

Sa main toujours posée contre la blessure, à les suivre juste derrière eux, Aina se mordit la lèvre en voyant quelques gouttes de sang passer au travers de ses doigts. Il espérait qu'un bout de verre n'avait pas perforé un vaisseau qui pourrait entraîner un saignement plus abondant que celui-là. Sa présence lui avait évité plusieurs choses comme une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébrale, voir, ouais, un décès. Les gens sous-estimaient bien souvent les saignements et valait être prudent qu'insouciant. Pour sûr que plusieurs couillons devaient être morts de cette manière au coins d'une ruelle.

Les deux hommes allongèrent le jeune homme à l'arrière d'une voiture déjà prête à démarrer, conducteur au volant. C'était Jiro d'ailleurs qui l'était et Aina lui fit un signe de tête en guise de salutation.

C'était dangereux et contre le code de la route, mais l'étudiant avança au maximum le siège passager afin de pouvoir s'asseoir au sol du véhicule et garder une pression sur la plaie du jeune homme. La voiture démarra.

- Alors? Ca fait quoi d'avoir l'impression de coucher avec un jardinier?

Asami ne l'était peut-être pas au premier sens du métier parlant, mais puisqu'il tenait un magasin de légume, c'était du pareil au même.



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Moriyama Akane

Date d'inscription : 18/03/2018Messages : 84Avatar : Aoi - the GazettEActivité RP : 0Emploi : Barman et gérant au CassisMulti : @"Fujiwara Daisuke" @"Matsuda Kai" @"Amakusa Nagato" @"Sato Tetsuya"
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Muko ✘ Dreamers
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03.08.18 11:40


Courage, fuyons!


Il sait où il habite...ça signifie qu'il connait Asami? Comment? Je sais que mon amour a exercé plusieurs métiers avant de se poser définitivement dans son magasin de légumes, mais justement...il a dû voir passer un peu de tout, et surtout n'importe quoi. Je ne sais pas si je peux faire confiance à ce type juste en me basant sur ça, mais...il aurait très bien pu me laisser crever dans la rue tué par ces quatre mecs, or il m'a emmené ici et plus tard à l'hôpital. C'est un bon point, non?

Je gémis de douleur lorsqu'on me déplace, mais serre les dents pour faire semblant d'être fort. Ok, j'ai pas vraiment prouvé quoi que ce soit ce soir, j'ai plutôt prouvé le contraire...je suis une tafiole à qui il arrive toujours des bricoles, et j'ai peur de tout. Allongé sur la banquette arrière, j'ai maintenant peur d'un accident de voiture. Ce qui ne m'empêche pas d'écouter ce qu'on a à me dire. Et le type de la rue a au moins le don de me faire sourire, même dans la situation actuelle.

"Disons...qu'il sait comment planter les graines correctement."

Je commence à retrouver un peu mes esprits, si je peux m'autoriser ce genre de blague à la limite de la décence. C'est pourtant bien innocent par rapport à ce à quoi je suis habitué. Mais c'est comme ça...au moins je blague, c'est le plus important, non? Je grimace quand même de douleur, mais j'ai arrêté de pleurer. En fait, je suis un peu fatigué à force d'être allongé. Ca me donne toujours envie de dormir.

"Comment...est-ce que tu l'as connu? Il a fait beaucoup de choses...avant d'être primeur. T'as pas l'air...d'être le type du coin...qui va chercher sa salade tous les matins."

Je peine à parler, mais mon naturel revient toujours au galop. Je suis bavard, ce n'est généralement pas un problème mais ça devient vite compliqué quand on est blessé de la sorte. Je regarde le plafond de la voiture pour ne pas avoir à le fixer dans les yeux, puisqu'il est quand même vachement proche. C'est normal, une voiture ça n'est pas grand. Je n'ose pas fermer les yeux de peur de ne plus les rouvrir...mais bon sang, ce que j'ai sommeil!

"Il a eu...beaucoup de vies différentes. Il est vieux, après tout."

Et une fois de plus, sa vie actuelle n'a rien à voir avec ce que les gens pourraient penser. Asami n'est pas que primeur, il est bien plus que ça...mais je n'ai pas le droit d'en parler. C'est sa couverture, il risque la mort et bien pire encore s'il se fait prendre. Après tout, on ne sait pas ce qu'il est advenu de l'ancien agent infiltré...ils n'ont pas voulu nous en parler, se contentant de dire que comme sa couverture était compromise, ils l'avaient évincé sans plus de détails. Et si Asami se fait prendre? Vont-ils nous laisser seuls dans la merde, à essayer de survivre tant bien que mal à Tokyo là où les ennemis se planquent un peu partout? Nous ne pourrions survivre plus de trois jours...et encore. Peut-être qu'en prenant son pote psychopathe comme garde du corps, nous aurions plus de chance...mais il serait capable de nous bouffer nous aussi, alors est-ce vraiment la bonne solution? Je songe à tout ça en luttant désespérément contre le sommeil. L'avantage, c'est que la douleur s'est amoindrie. Je ne sens plus grand-chose, juste un petit tiraillement semblable à celui que j'ai ressenti en rentrant à la maison, après mon enlèvement. J'ai vraiment la poisse, quand j'y repense...

EXORDIUM.



Kizuki Aina

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03.08.18 15:29
Aina pouffa à la réponse du jeune homme. Vu le poltron à qui il avait affaire, il était assez surpris de le voir réagir parfaitement à ses délires que les gens caractérisaient très souvent de déplacés, voir complètement sans gène. Enfin, comment leur en vouloir quand les prémices de ses paroles prenaient parfois un détour de "t'as vachement une grande bouche. Ça fait quoi d'avoir l'impression de pouvoir sucer un cheval?". Depuis, il avait appris à doser et à faire un peu moins rentre dedans. Ce que les gens pouvaient être prudes!

- Pour ce que ses graines peuvent servir avec un mec...

Il avait appris qu'Asami était en couple avec un gars la dernière fois qu'ils s'étaient vus et il songeait que sa vision de lui en prenait un coup alors qu'il parlait de graines avec Akane. Il l'aurait bien vu avec un gosse dans les bras, qui chouine et son visage qui respirait la maîtrise alors qu'intérieurement, c'était la panique totale. Enfin, y'avait possibilité d'adopter, et à Tokyo, c'était encore plus simple qu'à l'extérieur. Suffisait d'aller chercher un gosse dans une poubelle. Les courses de bébés à Shinjuku, vous connaissez?

- Oh, c'est juste un ancien pion qui m'faisait chier quand j'étais encore au collège. Je l'ai juste croisé y'a pas longtemps.

Doucement, Aina lui donna une pichenette sur l'une de ses cotes éloignée de la blessure.

- Hey! C'est pas gentil pour la salade ça! J'suis sûr qu'elles rêvent toutes de se faire rafler par ma main tous les matins!

L'étudiant sourit, amusé, sa seconde main toujours positionnée sur la compresse, ne s'inquiétant pas le moins du monde de la route. Servait à rien de stresser. Si accident il y avait, alors accident il arrivera et il aviserait quoi faire à ce moment là. Prendre la vie à l'instant présent allégeait pas mal le cœur d'une personne.

- Il est vieux mais apparemment les gars ridés ça attire les pti jeunots qui se mettent dans de sales situations. Ils te voulaient quoi ces types? Ton argent? Si tu continues de te laisser faire, tu vas finir un jour complètement à poils, violé et laissé pour mort à la vue de tous tu sais?

Aina se décala légèrement pour venir lui montrer son poing aux phalanges écorchées. Le sang avait arrêté de couler depuis qu'il les avait passé sous l'eau.

- C'est pas agréable et ça pique, mais utiliser tes poings peut te sauver la vie.

C'était plus simple de compter sur soi-même que de compter sur les autres. Même si Asami était son amant, se fier à ça ne lui sauverait pas la vie, au contraire, sa présence risquerait même la mort de ce dernier. C'était assez commun, de voir une personne amoureuse d'une autre prendre une balle à sa place. La tristesse et la douleur apportées étaient alors plus fortes que les blessures que son propre corps pouvait recevoir. Les sentiments, une sacrée plaie.

N'étant pas très loin de l’hôpital en voiture, le véhicule s'arrêta et Jiro courut alerter les ambulanciers qui patientaient sur le côté de l'entrée. Une civière et quelques infirmiers ne tardèrent pas à arriver et la portière s'ouvrit pour l'emmener. Relève prise, Aina les suivit tout de même pour partager avec le docteur en charge les informations qu'il avait pu récupérer. Groupe sanguine, taille, poids, allergies, tout y passa. Il tomba sur son professeur et maître de stage attitré qui observa ses mains pleines de sang avec un regard interrogateur. Bon, plus qu'à lui demander à assister à l'opération. Toute expérience médicale était bonne à prendre aux yeux du futur chirurgien.



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Moriyama Akane

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Muko ✘ Dreamers
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15.08.18 13:20


Courage, fuyons!


Je ne devrais pas rire, ça me fait franchement mal...mais ce type a le don de détendre un peu l'atmosphère, au milieu de ces gus en costard qui m'effraient un peu. Il en faut pas beaucoup pour me faire flipper, je sais, mais là...c'est indépendant de ma volonté! Je soupire longuement en reposant mon regard sur lui, pour essayer de ne pas dormir. Apparemment, ce type l'a connu quand il était encore pion au collège de Nakano. C'est aussi là-bas que j'étais, si ça se trouve on était dans la même classe...mais impossible de le savoir. En tout cas, il me dit rien, ce mec. Mais Asami non plus ne me disait rien alors qu'il était quand même un de mes surveillants, j'ai pas de mémoire il semblerait.

"Honnêtement...je sais pas. Ils ont peut-être juste...eu besoin de se battre, ne?"

Parfois, les gens de cette ville n'avaient pas besoin de raisons pour se servir de leurs poings. Certains aimaient martyriser les plus faibles, et faisant partie de cette dernière catégorie, il est courant que je me mette dans ce genre de situation. Sauf qu'en général, quelqu'un vient toujours me sauver...même si ce quelqu'un n'est pas forcément Asami. J'ai dû prendre goût au rôle de damoiseau en détresse, mais j'aurais peut-être dû surtout travailler sur ma couardise...mais ça, c'est un peu ma signature. Je suis un gentil garçon, normalement je n'aurais pas à être courageux! C'est à cause de cette ville que je suis toujours dans la merde, pas à cause de moi! Je fais la moue à sa remarque.

"J'ai peur de me battre. D'habitude, je me contente de fuir...j'aurais dû le faire là, je sais, mais je voulais pas te laisser seul avec quatre types qui à l'origine voulaient s'en prendre à moi. T'aurais pu finir à l'hôpital. Bon, ok, là c'est moi qui y vais mais...c'est parce que je me suis battu. Ne? Alors au final...les poings, ça n'a pas l'air de tellement sauver la vie."

Du moins, pas la mienne. Et je suis du genre égoïste, moi, je veux d'abord sauver ma peau avant celle des autres. Mon élan altruiste de ce soir n'a fait que me conforter dans l'idée que pour ma sécurité, je devrais me montrer égoïste et laisser les gens dans la merde quand je peux me barrer. C'est peut-être pas une bonne leçon à retenir, mais au moins c'est ce qui me permettra de vivre le plus longtemps possible, de préférence avec tous mes membres!

Nous arrivons à l'hôpital à mon grand soulagement. Même si je déteste les chirurgiens depuis mon enlèvement, je ne suis pas idiot au point de refuser des soins dans l'état actuel des choses. Je me fais porter sur une civière, et le type reste à mes côtés pour indiquer tout ce qui est nécessaire à l'opération. Je crois qu'il va rester jusqu'au bout...alors il est vraiment médecin? Il a l'air de connaître certaines personnes ici, donc je suppose qu'il disait vrai...à moins qu'on m'ait encore emmené à un endroit bizarre, mais je connais déjà cet hôpital alors je ne peux pas dire qu'on m'a enlevé une nouvelle fois.

"Préviens pas Asami, s'il te plaît. Enfin...ne lui dis pas que c'est sérieux. Je veux pas qu'il s'inquiète."

J'ai radicalement changé d'avis par rapport à tout à l'heure, mais j'ai eu le temps de réfléchir. Je ne veux pas être un boulet pour mon amant, je...j'ai pas envie qu'il me jarte parce qu'il en a marre de mes conneries. Après tout, c'est de ma faute s'il risque sa vie maintenant. Simplement parce que j'ai été pris pour cible par les mauvaises personnes...simplement pour ma sécurité. J'aurais vraiment dû fuir lorsqu'il était encore temps, ne jamais rentrer la queue entre les jambes après une fugue de seulement trois jours. Ca aurait été mieux pour tout le monde.

EXORDIUM.



Kizuki Aina

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Muko ✘ Dreamers
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25.08.18 1:50
Fatigué, Aina observait Akane dans son lit d’hôpital. Il avait très vite été pris en charge par son professeur. Lui? Il ne fut pas autorisé à participer à l'opération. Au lieu de ça, il s'était pris un savon. Des remontrances en bonnes et dues formes dans le cabinet du chirurgien. Ses poings écorchés n'avaient pas échappé à ses yeux. Aina avait mis des années d'entraînements et de perfectionnements pour arriver à une telle maîtrise des bases médicales. Armé de doigts agiles, aucun geste ne nécessitait désormais la moindre réflexion. Il agissait, par automatisme, sans l'ombre d'une quelconque hésitation. Son professeur s'en était assuré, à force de le faire chier, encore et encore, jusqu'à l'obtention d'un résultat parfait. Il voyait en lui un fort potentiel apparemment. Enfin, c'est ce qu'il l'avait entendu dire lorsqu'il l'avait présenté à cet homme et à cette jeune fille. Il n'avait pas tout bien saisi, mais l'étudiant s'accaparerait la moindre marche qui pourrait lui permettre d'atteindre une réputation assez importante pour attirer l'attention de Tanaka.

L'opération s'était bien déroulée. Ils avaient trouvé quelques morceaux de verres à l'intérieur de la plaie et l'avait refermée sans plus de cérémonie. L’hôpital avait l'habitude de ce genre d'intervention. Après tout, elle était située à Tokyo. Il n'avait pas demandé à ce que l'on aille chercher Asami, ni à ce qu'on le prévienne. Ça, ce serait à ce jeune homme de s'en charger, lui qui avait bien trop peur de "l’inquiéter".

Ouais. Même amoureux, on pouvait dire que la confiance n'était pas quelque chose d'acquise. Aina pensa que, pauvre Asami, d'aimer quelqu'un qui avait bien trop peur de lui faire parvenir même une broutille comme celle-ci. L'amour, c'était pas un sentiment qui vous donnait envie de tout partager avec l'autre? On lui en avait compté, des belles histoires. Pourtant, le cas Asami/Akane ne lui inspira qu’égoïsme. Pour ne pas qu'il s'inquiète? Pour son bien? Qu'on ne le fasse pas rire. Tout ça n'était qu'une hypocrisie dissimulant les sombres peurs s'attachant à sa propre personne. Un mensonge pour ne pas faire face à toutes ces choses que l'on rapportait à soi. Faux-semblant? Rah. Qu'est-ce que ça pouvait le faire chier.

Aina croqua dans la banane qu'il était parti se chercher en bas lorsqu'il vit Akane se réveiller et ... Ah. Euh. L'étudiant eut tout juste le temps de lui apporter le bassin que déjà des bruits magnifiquement gutturaux résonnaient dans la pièce. Heureusement qu'il était habitué depuis tout petit, parce qu'il connaissait beaucoup de personnes qui réagissaient très mal à la vue d'une autre personne en train de vomir.

Après avoir reposé le petit bac plus loin, Aina lui fila un verre d'eau avant de le forcer à s'allonger. Il posa doucement sa main sur son front. Ou du moins, plus doucement que lorsqu'il l'avait fait dans la cave du BirdCage. Il planta à nouveau ses dents dans son fruit et sourit à l'entente de gargouillement.

- Ah! J'suis pas une lumière, mais j'pense que ça prouve que t'es toujours vivant.



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Moriyama Akane

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Muko ✘ Dreamers
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13.09.18 16:22


Courage, fuyons!


Tout est terminé. Je suis dans un lit d'hôpital, je viens de régurgiter le maigre contenu de mon estomac, et j'ai maintenant une dalle monstrueuse. Je me sens vraiment mal, mais ça doit juste être un contrecoup de tout ça...j'observe le type à côté de moi. C'est à cause de lui que je suis ici actuellement, mais il m'a en même temps sauvé la vie. Du coup, je ne sais vraiment plus que penser. Est-ce que je lui dois une fière chandelle? Ou est-ce qu'au contraire je ne devrais pas le laisser de côté, ne jamais chercher à le recroiser un jour au risque de me faire buter pour de bon cette fois? Je me redresse difficilement, grimaçant de douleur alors que mon ventre gargouille furieusement. Je crois qu'on peut dire que je suis toujours en vie, en effet.

"Pourquoi est-ce que t'es resté là?"

J'ai l'impression pourtant qu'il s'en branle totalement de ma gueule, et je ne peux pas lui en vouloir. Je suis seulement un type lambda rencontré dans la rue, à qui il est arrivé un truc moche et qui l'a entraîné lui aussi dans un tourbillon de mésaventure. Alors pourquoi est-ce qu'il m'attend au réveil? Pourquoi n'est-il pas parti dès qu'il le pouvait, après avoir probablement assisté à mon opération? Je ne comprends pas ce type. Soudainement inquiet, je cherche mes affaires des yeux. Elles sont dans un état pitoyable...je me vois mal rentrer à la maison comme ça, Asami serait mort d'inquiétude. En parlant de lui...

"Tu ne l'as pas prévenu, n'est-ce pas? Asami. Pour les frais d'hôpitaux, je peux me débrouiller pour les régler. Mais je veux pas qu'il soit au courant. "

Je peux me débrouiller aussi pour lui cacher ces nouveaux points de sutures par-dessus la cicatrice dégoûtante qui orne déjà mon flanc. Il suffit que nous soyons dans le noir, que nous nous abstenions un moment jusqu'à ce que les points tombent ou soient discrètement enlevés et hop! Ni vu ni connu. Je sais que ce sera complexe, mais je me fais confiance pour ça. Je suis doué pour manipuler les gens quand je le veux...même si ça me fait mal d'avance de devoir faire subir ça à Asami. J'ai peur qu'il ne m'aime plus, qu'il regrette même d'avoir commencé sa vie avec moi...mais c'est pour son bien. Je ne veux pas l'inquiéter. Je veux seulement vivre, être heureux et insouciant à ses côtés. Je veux vivre...

"T'as l'air de te foutre de tout ce qui se passe autour de toi. Comme si tu étais au-dessus de tout. Tu prends à la légère la moindre petite chose. Tu te bats parce que tu t'en fiches de mourir. Tu bosses ici pour voir la mort de plus près, et tu veux prouver que tu peux la défier. J'ai connu des gens comme toi. En fait, je l'étais également...insouciant. Egoïste. Je le suis toujours. Mais la mort...je l'ai côtoyée. Maintenant, j'arrive plus à revenir en arrière. Je veux revenir, j'ai pas envie d'être un putain de trouillard toute ma vie...je veux me battre et tant pis si je crève. Je veux me foutre de tout et de tout le monde. Mais je peux pas. Parce que j'ai eu peur d'elle, la mort, j'ai marché à ses côtés pendant trop longtemps. Maintenant, je suis une putain de lopette. En un sens, je l'ai toujours été..."

Je ferme les yeux, principalement pour empêcher cette nouvelle nausée qui me prend. J'ai la dalle putain, c'est sûrement pour ça que j'ai envie de vomir une nouvelle fois.

"Tout ça pour dire que...j'aimerais bien redevenir comme avant. Devenir comme toi. Mais ça signifie laisser tomber Asami, et je peux pas le supporter. Je voudrais devenir le petit ami idéal, et en même temps rester libre comme l'air...pas dans le sens où je vais baiser à droite à gauche, mais dans le sens...tu vois? Ne pas devoir lui rendre des comptes, ne pas l'inquiéter dès qu'il m'arrive un truc et ne pas m'inquiéter pour lui dès qu'il pose un pied dehors. Surtout maintenant..."

Surtout depuis qu'il s'est fait enrôler par l'extérieur, oui. Chaque fois que je le sens bouger la nuit, que je l'aperçois quitter la maison, je reste éveillé jusqu'au petit matin à l'attendre avec angoisse. Ce n'est pas une vie, ça. Mais nous n'avons pas le choix...par ma faute, il est obligé de se mettre en danger au quotidien. Et s'il était découvert? Si Tanaka le faisait exécuter comme un chien, simplement parce qu'il a accepté un travail beaucoup trop dangereux? J'en pleure parfois, seul sous la douche. Il l'ignore et c'est très bien comme ça. Mon amour n'a pas besoin de savoir que je suis le pire être humain sur lequel il soit tombé.

"Je suis pas cohérent, désolé. Oublie, je viens de me réveiller. D'ailleurs, j'ai la dalle. Tu crois que je peux aller manger un truc? Ya bien une cafet ici, nan?"

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Muko ✘ Dreamers
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29.10.18 23:55
Aina fit mine de réfléchir un moment, sa banane toujours au bord des lèvres et les yeux au ciel. Pourquoi est-ce qu'il était resté lui déjà? Boh. Un haussement d'épaule plus tard et le voilà qu'il allait lui sortir une réponse toute faite, style film à l'eau de rose, histoire que le jeune homme soit satisfait mais c'était sans compter sur le flot de paroles qu'il se mangea dans le coin du museau sans rien avoir demandé.

Il resta là, debout à côté du lit, à l'écouter vider son sac sans l'interrompre. Un sac ou des reproches. Il ne saurait dire, mais il se retint d'hausser un sourcil vis-à-vis de ce qu'il racontait, lors du jugement qu'il lui apportait. Depuis quand une personne avançait autant de choses oralement sur une autre après en avoir fait sa connaissance? Cependant, Aina mentirait s'il disait qu'il écoutait un tel discours pour la première fois. Souvent il s'était retrouvé à écouter diverses personnes émettre un avis sur lui, que celui-ci soit positif ou négatif, mais jamais il n'y répondait vraiment. Il n'y avait aucune utilité à le faire, pour lui comme pour l'autre. Et puis, c'était intéressant de savoir comment il était perçu de prime abord d'un point de vue extérieur, bien qu'ils rejoignent assez souvent le même point.

Kizuki termina son fruit et en jeta la peau dans la poubelle pas très loin du chevet du patient, ses gestes dessinés par son flegme habituel. Il ne dirait rien non plus sur la suite. Premièrement parce que qui pouvait bien s'en foutre de son avis de "je m'enfoutiste/supérieur/insouciant/égoïste ", et deuxièmement parce qu'il n'en eut pas l'occasion vu à quel point le jeune homme était doué pour avancer un tas de paroles pour ensuite fuir derrière des excuses aussi sincères que son patron qui jurerait ne pas avoir bu ce soir.

Malgré une réaction inexistante, la question du patient le laissa quelque peu… perplexe.

- T'as vraiment cru que t'allais avoir le droit de te lever pour aller manger un bout après une opération?

Non mais. Sincèrement. Il s'était cru chez mémé après être tombé de son skate à l'heure du gouter ?

Aina s'appropria le téléphone installé sur la table de chevet et y tapota le numéro de son ancien pion. Il l'avait appris bêtement l'autre jour, lors d'un moment de faiblesse, avant de jeter sans regard en arrière le petit bout de papier où y avait été griffonné le numéro de téléphone. N'ayant pas de portable, et ne souhaitant en avoir un pour le moins du monde, il avait pris cette habitude dès enfant. Au début, ce n'était que par "au cas ou", si un jour il y avait un problème, qu'il s'était perdu ou il ne savait quoi d'autre. Puis il avait décidé de le faire pour se forcer à utiliser sa mémoire même lorsqu'il n'en avait pas la nécessité.

Sans avoir pressé le bouton d'appel, le barman le lui déposa dans la main.

- C'est pas à moi de te dire quoi faire. Ni comment tu devrais être. Mais si tu veux l'appeler, tu peux. Tu peux lui mentir, lui dire la vérité, le rassurer ou je ne sais quoi d'autre.

Aina haussa les épaules. Il ne savait jamais quoi dire dans ces moments là. Gêné? Gêné de quoi? C'était chiant à souhait. Aussi chiant que ses doigts qui passèrent remettre ses cheveux vers l'arrière, nerveusement.

- Si tu veux changer, là aussi, c'est pas à moi de te dire quoi faire. Ni comment. Mais devenir comme moi. Franchement?

Un rictus moqueur s'échappa de ses lèvres avant qu'il ne reprenne.

- T'as pas mieux comme ambition dans la vie?

Kizuki sourit avant de taper dans ses mains, le son résonnant dans le reste de la chambre d'hôpital et réveillant au même cas le patient juste à côté qui le lui fit remarquer à coup d'agréables raclages de gorge. Réveillé par ça mais pas par des vomissements? Faudrait lui expliquer un jour franchement…

- Bon. J'vais prévenir l'infirmière et le gars qui s'est occupé de toi que t'es réveillé. On verra ensuite si tu peux grailler quelque chose. 



Don't quit. You're already in pain. You're already hurt. Get a reward from it.

Moriyama Akane

Date d'inscription : 18/03/2018Messages : 84Avatar : Aoi - the GazettEActivité RP : 0Emploi : Barman et gérant au CassisMulti : @"Fujiwara Daisuke" @"Matsuda Kai" @"Amakusa Nagato" @"Sato Tetsuya"
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Muko ✘ Dreamers
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18.11.18 12:42


Courage, fuyons!


Ce type est objectivement insupportable. Mais je sais pas pourquoi, je l'aime bien quand même...ce même si il me prend pour un idiot depuis la première seconde de notre rencontre. C'est à cause de lui que je me retrouve à l'hôpital quand même ! En plus...je voulais préserver Asami de mes problèmes. Il en a bien assez à régler lui-même. Je soupire longuement, et regarde le téléphone dans ma main. Déjà, comment ça se fait qu'il ait son numéro ? Est-ce que c'est un ex à lui ? Non...il me semble qu'il m'en a parlé plus tôt, mais je ne m'en souviens pas. J'étais sûrement trop en PLS pour capter quoi que ce soit. Tout ce que je sais maintenant, c'est que ce type qui doit avoir mon âge se retrouve avec le numéro d'Asami, qu'il connaît visiblement par cœur puisqu'il n'est pas enregistré. Alors c'est qu'il l'utilise souvent, n'est-ce pas ? On apprend pas les numéros par cœur pour le fun ! Il doit l'appeler régulièrement quand je ne suis pas là...mais...pour quoi faire ? Je ne vois qu'une chose et elle ne me plaît pas : il est son amant...c'est absurde, n'est-ce pas ? Pourtant maintenant que cette idée s'est imposée dans ma tête, elle ne veut plus en sortir. Tout colle, à présent. Asami aime les jeunes, surtout ceux qu'il peut sauver...et comme je n'ai plus d'intérêt pour lui, il est parti voir ailleurs. Mais il veut quand même rester avec moi, parce que ça lui fait un pied à terre et qu'il a une vie stable à côté de ses frasques. Je...j'ai envie de vomir...

« Non. Je vais pas l'appeler. Et certainement pas avec ton portable. »

Je suis agressif d'un coup, mais ce n'est pas ma faute. C'est lui qui a fait une connerie, là ! Mes yeux lancent des éclairs malgré moi, j'ai soudainement envie de l'étriper. Mais je ne peux même pas me redresser...quel homme pathétique je suis. Je le regarde s'éloigner, les mains crispées sur le drap jusqu'à en faire blanchir mes phalanges. Je ne peux pas rester ici. Je dois...je dois rentrer à la maison. Retrouver Asami, le confronter par rapport à ce que j'ai vu ce soir. Je dois savoir.

Comme je suis tout seul dans la chambre, je retire tout ce qui me retient encore au lit et me lève, tenant difficilement sur mes jambes flageolantes. Je mets un certain moment avant de réussir à me rhabiller correctement, principalement parce que ma nouvelle blessure me fait souffrir le martyr. Je viens à peine d'être opéré après tout. Je devrais rester là...mais je suis en panique, à deux doigts de faire une véritable crise. J'ai l'impression d'être de retour dans ce laboratoire oppressant, avec en prime la certitude que l'homme de ma vie me trompe avec un connard. Connard qui revient d'ailleurs trop rapidement avec un autre type, alors que je viens à peine d'enfiler ma veste...sans mes chaussures. J'ai trop mal pour me pencher. Je les fusille du regard.

« Je ne resterai pas une minute de plus ici. Je paye, et je me casse. »

Le médecin n'a pas l'air chaud pour me laisser partir, je dois dire. Est-ce qu'il va m'obliger à me battre contre lui ? Je suis blanc comme un linge, je tiens à peine debout...mais je ne veux pas rester. Je dois voir Asami. Je ne veux pas le faire venir, mais rentrer à la maison pour le confronter.

« Laissez-moi me barrer. S'il vous plaît. »

EXORDIUM.



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