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System error -19 février 2059 - Ryosuke feat Mirai
 :: La zone des vermines :: Meguro

Tokugawa Ryosuke

Date d'inscription : 01/04/2018Activité RP : 6Messages : 51Multi : Hisakawa Kohaku - Kurosaki Kei - Yagami AkiraAvatar : Ryoga [Razor] MasculinEmploi : Directeur de la branche recouvrement à la Banque Générale de Tokyo¥ : 65,000
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Kyodai ✘ Muranaka
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02.07.18 6:55
Putain de merde ! Y’a des jours comme ça où j’ai l’impression que je me trimbale la poisse ! Entre le café que j’ai renversé sur ma chemise ce matin et mon téléphone portable… ou encore cette putain d’affaire que mon père me demande de régler à sa place ! Parfois je me demande s’il n’a pas plus de considération pour sa secrétaire que pour moi qui dois me coltiner ses clients les plus barges ou les plus compliqués ! Celui que je dois voir tout à l’heure n’est… comment dire pas commode mais surtout il nous doit beaucoup d’argent et pas moyen de lui faire cracher du fric. Comme c’est un vieil ami de mon père, il a essayé de s’arranger avec lui. Ils devaient se rencontrer mais à la dernière minute mon vieux s’est défilé. Apparemment il ne peut pas faire autrement et c’est moi qui y vais en tant que fils mais surtout représentant de la branche recouvrement.

J’ai réservé à midi dans un restaurant du côté de Meguro parce qu’évidemment monsieur ne veut pas quitter son quartier ! J’ai demandé à avoir une petite salle privée pour y déjeuner tranquillement mais surtout régler cette épineuse affaire. Bien entendu ça serait mal vu que j’y aille escorté. Si nous y allons à plus de deux, ça pourrait être pris comme de la provocation, pire comme une déclaration de guerre. Mais putain ce connard ne peut juste pas payer ses dettes ? C’est lui qui nous doit du fric et c’est moi qui dois me taper le trajet !

Comme je ne suis pas fou, j’ai commandé un garde du corps auprès de Yagami. On m’a donné le numéro d’un certain Murai. Je ne l’ai jamais vu mais il a bonne réputation. Il saura agir comme il faut si jamais ça tourne mal. Bon pour le moment nous n’avons échangé que par sms mais je ne m’inquiète pas. Les Yagami ont bonne réputation.

Je lui ai envoyé l’adresse du restaurant et lui ai demandé d’arriver à 11h45 afin que nous puissions discuter un peu avant que mon client ne débarque. Initialement nous étions sensé nous retrouver à la banque et il devait m’escorter jusqu’à Meguro mais cette putain de journée ne se passe pas comme prévu ! Mais merde ! Ryo… garde ton calme, respire tout va bien se passer maintenant. Surtout ne sort pas ton flingue sans réfléchir même si ça te démange d’abattre tous ces vieux croutons qui te font perdre ton précieux temps !

J’arrive comme convenu au restaurant avec même quelques minutes d’avance ! Bon j’ai peut-être parlé trop vite. On dirait que les choses s’arrangent pour moi. Lorsque je me présente à l’accueil on me dit même que Murai est déjà là ! Ah ! Les Yagami ! On peut vraiment compter sur eux. Je sens mon énervement diminuer à mesure que je marche vers la petite salle où aura lieu le diner d’affaire. L’hôtesse qui m’accompagne ouvre la porte et lorsque je pose mes yeux sur la personne déjà installée, je ne peux m’empêcher d’arquer un sourcil. Attendez… Yagami Murai c’est une fille ? !
Avant que je ne puisse demander à l’hôtesse si elle ne s’est pas trompée de salle, j’entends la porte se refermer derrière moi…

Mochizuki Mirai

Date d'inscription : 27/06/2018Activité RP : 4Messages : 21Avatar : Maria - GARNiDELiA¥ : 50,000
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Shatei ✘ Matsumoto
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04.07.18 21:23

Tokugawa Ryosuke ft Mochizuki Mirai.

Système error



Je n'ai jamais eu de chance avec les hommes, et ce, même lorsque mon père n'avait la chance de pouvoir intervenir. Je suis toujours tombée sur ceux qui en avaient soit après mon argent ou mon statut. Qu'il soit celui de chanteuse ou de future chef Yakuza. Jamais pour moi. Mon père me dit souvent que cela me serait bénéfique et m'éviterait de connaître la perversion d'un Homme mais je crois qu'il a oublié la fois où je me suis retrouvée droguée dans un sous-sol. Tokyo n'est pas agréable pour tout le monde et la plupart de ses citoyens se retrouvent à se rouler dans la cruauté. Pourtant je garde espoir. Derrière cette tristesse aveuglante se trouve certainement un amour pur et des cœurs dont les appels à l'aide se retrouvent entravés par les barrières de leurs lèvres désespérées.

Assise à table, j'attends en souriant. De l'espoir, il y en a et je crois que je vais bientôt pouvoir demander à ma malchance avec les Hommes d'allers se rhabiller! J'ai rendez-vous avec un garçon. Lui et moi, on s'est rencontré à la discothèque il y a une semaine. On a dansé ensemble et le courant est très bien passé. Je ne sais pas si le hasard fait bien les choses, mais il m'a dit qu'il ne me connaissait pas, ce qui est plutôt rare lorsque l'on est jeune ici. Sans vouloir être arrogante, depuis le début de ma carrière il y a trois ans, j'ai pas mal gagné en popularité, à Tokyo comme dans le reste du Japon, et je passe rarement inaperçue. Alors s'il ne ment pas, cela signifie que c'est moi qu'il souhaite voir encore une fois. Pas la chanteuse. Pas la Yakuza. Moi.

Timidement, je laisse échapper un gloussement que j'étouffe rapidement entre mes doigts manucurés. Tsunade me dit souvent que j'en fais trop, alors aujourd'hui j'ai essayé d'être assez simple. Une petite robe fleurie accompagnée d'un léger gilet et des chaussures marrons d'été. J'ai également noué un ruban blanc dans chacune de mes tresses et, outre mon vernis rose, il n'y a rien d'autre sur mes ongles. Pour un rendez-vous, je crois que je n'ai jamais fait aussi sobre.

Mon regard se promène sur les mûrs et mes dents viennent mordiller doucement ma lèvre. J'en trépigne déjà d'impatience et le sourire refuse de me quitter. D'ici peu, nous serons tous les deux en tête à tête. Heureusement que j'ai réussi à semer mon garde du corps et ami. Je l'adore, mais il semble être de mèche avec mon père concernant mes prétendants. Je ne voudrais pas que celui-là aussi m'en veuille de s'être retrouvé avec une famille Yakuza à gérer, et surtout à fuir.

La porte s'ouvre et mon cœur s'emballe. J'essaye néanmoins de rester calme, ou au moins de ne pas montrer l'excitation qui me traverse alors que je me lève pour me retourner et lui faire face. Mon sourire s'efface petit à petit mais ne disparaît pas totalement, peut-être cet homme s'est-il tout simplement égaré?

- Excusez-moi, Monsieur, mais je crains malheureusement que vous vous soyez trompé de salle.

Ce n'est pas l'Homme avec qui j'ai rendez-vous ce midi. Lui, il a l'air un peu plus vieux. Je décide de m'approcher doucement. Il a l'air assez surpris.

- Si vous voulez, je peux vous accompagner pour voir en bas et vous aider à retrouver votre réservation.


S'il a rendez-vous avec une femme, il serait triste de les laisser l'un sans l'autre plus longtemps. Je devine très bien dans quel état doit se trouver cette personne.






Parce que je me suis amusée à trouver une tenue ~
[color=#ffffff]Parce que je me suis amusée à trouver une tenue~[/color] :
 


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Tokugawa Ryosuke

Date d'inscription : 01/04/2018Activité RP : 6Messages : 51Multi : Hisakawa Kohaku - Kurosaki Kei - Yagami AkiraAvatar : Ryoga [Razor] MasculinEmploi : Directeur de la branche recouvrement à la Banque Générale de Tokyo¥ : 65,000
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Kyodai ✘ Muranaka
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06.07.18 5:39
Ah ! Je comprends mieux ! Cette cruche à l’accueil s’est trompée. Je me disais aussi que cette frêle jeune fille ne pouvait pas être mon garde du corps. Je sais qu’il ne faut jamais juger un Yagami à son apparence mais quand même ! Je pense que ça aurait été du foutage de gueule. La fille a l’air serviable et polie. Elle doit venir d’une bonne famille si j’en juge à ses vêtements. Mais quelle idée elle a eu de venir se perdre dans un endroit pareil ! C’est un bon restaurant mais le quartier craint quand même un peu.

Lorsqu’elle me propose de me raccompagner, je la regarde de haut en bas avant de lui répondre un peu sèchement :
« Pas la peine, je connais le chemin. »
Je sors alors mon téléphone portable et compose nerveusement le numéro de Yagami Murai. Alors que la première tonalité retentis contre mon oreille, j’entends le téléphone portable de la fille sonner. Bizarre… Enfin des coïncidences ça arrive surtout si on a rendez-vous au même endroit mais qu’il y a erreur sur la personne et la salle. En plus si ça se trouve c’est elle qui s’est gourée de salon, l’idiote ! Alors pas question de bouger d’ici tant que j’n’aurais pas appelé mon garde du corps. J’n’ai pas de temps à perdre. Si elle est venue ici pour faire mumuse avec son amant, moi j’ai d’autres préoccupations plus importantes qu’un rendez-vous amoureux.

Mon correspondant décroche et j’écarquille les yeux de surprise en découvrant qu’il s’agit de la fille en face de moi. Mais bordel c’est quoi cette connerie ! Je décolle lentement mon téléphone portable de mon oreille tout en fixant mon vis-à-vis.
« C’est une blague ? »
Je la détaille à nouveau de haut en bas, intrigué mais surtout septique.
« Je ne m’attendais pas à ça. »
Et je dois dire que le choc et grand ! Mais peut-être est-ce réciproque ? Après tout je suis jeune pour un directeur.
« Bon peu importe. On dit toujours qu’il ne faut pas se fier aux apparences et dans le fond, ce n’est pas plus mal. Vous avez une tête de gentille p’tite fille ça passera sans doute mieux que si vous aviez l’air d’une putain ou d’un gorille. Au pire, dîtes que vous êtes mon assistante, ça sera très bien. Non c’est même parfait ! Surtout pour l’image de la banque. »
Je la prends par le bras et l’incite à s’assoir à côté de moi.
« J’espère que vous avez lu le dossier. Normalement tout devrait bien se passer mais avec ces mecs-là, on ne sait jamais. J’imagine que vous êtes armée de toute façon… »
On ne sait jamais. Bon elle ne paie pas de mine mais les Yagami ont une certaine réputation et je n’ai jamais eu de soucis avec eux. Si ça se trouve, elle est parfaite pour ce rendez-vous. Après tout, même les femmes dans cette famille sont redoutables !
« Bon on a pas beaucoup de temps avant qu’ils n’arrivent. J’imagine que vous avez l’habitude et que vous connaissez votre travail. Pour le déjeuner, commandez ce que vous voulez et faites semblant de prendre des notes. Vous n’interviendrez que si vous sentez que ça dérape. »

Mochizuki Mirai

Date d'inscription : 27/06/2018Activité RP : 4Messages : 21Avatar : Maria - GARNiDELiA¥ : 50,000
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Shatei ✘ Matsumoto
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06.07.18 11:59

Tokugawa Ryosuke ft Mochizuki Mirai.

Système error





Mon téléphone toujours contre mon oreille, je le regarde, abasourdie. Aurais-je un peu trop bu cette soirée là, et du coup confondu son visage? Cela me semble très peu probable puisque je n'avais pris qu'un seul verre, celui qu'il m'avait apporté en l’occurrence. Peut-être est-ce les néons dans la pénombre qui m'auraient alors emmêlé les pinceaux? Je coupe l'appel pour tenter de m'excuser de l'impolitesse dont je viens de faire preuve mais le voilà qu'il m'entraîne déjà à table. Et mon incompréhension monte d'un cran après avoir entendu ce qu'il me dit, en plus de me retrouver assise juste à côté de lui, et non en face. Ça, ce n'est pas un rendez-vous amoureux.

J'écarquille les yeux mais les mots restent noués entre mes lèvres. Lui aurais-je proposé mes services sans m'en rendre compte? Une banque? Armée? Je suis aussi nue qu'un ver dans worms en formation! Il y a bien des couteaux sur la table en face de moi, mais je doute que leur efficacité soit aussi élevée que la lame de mon sabre resté chez moi. Quelle idiote! Pourquoi ne m'en rappelais-je pas?

Lorsqu'il me dit que je connais mon travail, j'arque un sourcil. Mon travail consiste soit en des missions d'assassinat, soit à accompagner mon père lors des contrats pour notre trafic d'organe. Je n'ai jamais accompagné personne d'autre, et il m'aurait très certainement prévenue et conseillée, s'il n'avait pas annulé la mission en fait. Y aller avec un autre homme que lui est inenvisageable tellement je lui suis précieuse.

Tout en gardant les lèvres scellées, je range mon téléphone et ouvre la carte du restaurant. Je préfère ne rien dire qui pourrait causer plus de tord à ma famille que ce que j'ai déjà fait. Rares sont les personnes qui connaissent mes activités au sein de l'organisation alors j'ai certainement dû me vendre comme une idiote. Si maman voyait ça, elle serait bien déçue. Je commande une entrée, un plat, du fromage et un dessert. Malgré mon apparence, j'ai toujours eu un gros appétit. Plus jeune, je pensais que cela m'aiderait à grandir, moi qui ne fait qu'1m52, mais maintenant je sais que je me fourvoyais complètement.

Une troisième personne ne tarde pas à nous rejoindre et je dois dire que cet homme n'a pas une tête de bien heureux. Il semble à cran même. Son visage est tellement dur que cela ne m'étonnerait pas qu'il soit Yakuza. Je viens à penser qu'il a peut-être quelqu'un de proche dans le besoin d'un nouveau cœur, foie ou autre organe que ma famille pourrait lui trouver. Les services que nous proposons sont certes de haute gamme, mais surtout très onéreux alors je me dis qu'il doit lui manquer un peu d'argent pour faire appel à une banque.

- Bonjour monsieur.

Je lui souris et j'espère le rassurer un minimum. Je sais ce que cela fait d'avoir un proche malade au point d'être au bord de la mort. Je me sens triste pour lui mais je ne le montre pas. Tout ce qu'il y a au bout de ce repas, c'est un espoir.

- En attendant que les serveuses nous ramène nos commandes, messieurs, souhaitez-vous un peu d'eau fraîche?

Je ne suis pas une servante, mais mon père m'a déjà dit que se faire servir par une femme était quelque chose que les hommes appréciaient en général. J'ai toujours privilégié les approches douces durant nos rendez-vous, et pendant celui-ci, j'espère déjà apaiser la tension que je sens pointer le bout de son nez.





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Tokugawa Ryosuke

Date d'inscription : 01/04/2018Activité RP : 6Messages : 51Multi : Hisakawa Kohaku - Kurosaki Kei - Yagami AkiraAvatar : Ryoga [Razor] MasculinEmploi : Directeur de la branche recouvrement à la Banque Générale de Tokyo¥ : 65,000
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Kyodai ✘ Muranaka
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12.07.18 23:39
Le voilà. Dès que mon regard se pose sur lui, je sens mes muscles se tendre et mon rythme cardiaque s’accélérer. Ce que je peux détester ce genre de situation ! Tout ce que ce mec mérite, ça serait une balle dans la tête et finir coulé dans une dalle de béton, malheureusement je vais devoir le ménager puisque c’est un vieil ami de mon père. Si ça se trouve ce type fait chanter mon père, c’est pour ça qu’il me demande de m’en occuper en m’interdisant mes méthodes habituelles pour leur face cracher leur fric. Bon respire Ryo et fait preuve de tact.  

Je salue poliment ce type à l’instar de la petite Yagami qui nous propose même de nous servir de l’eau fraiche. J’arque un sourcil de surprise avant d’accepter. Elle joue bien le jeu. Franchement, on ne croirait pas qu’elle est mon garde du corps. Elle incarne parfaitement ce qu’aurait pu être mon assistante. Je crois que si elle fait l’affaire aujourd’hui, j’aurais souvent recours à ses services. Comme quoi, il ne faut jamais juger quelqu’un sur son apparence mais sur ses compétences.  

« Merci d’avoir accepté ce rendez-vous, Oniwa-san. Je sais que vous vivez un moment difficile et nous sommes justement là pour en parler et trouver ensemble une solution. »

Le plus calment possible parce que je sais qu’il est du genre susceptible et colérique. Exactement comme moi… Mais quelle idée mon père avait derrière la tête en m’envoyant ici ? Il sait très bien quel genre de caractère nous avons. Ça ne pourrait qu’exploser à un moment donné. En plus il a l’air énervé et en colère. Pourtant c’est lui qui est en tort ! Pas moi. C’est moi le créancier. Qu’il n’essaie surtout pas d’inverser les rôles ! Je suis peut-être plus jeune et j’ai peut-être l’air d’un frêle garçon mais il ne doit pas me sous-estimer et c’est pareil pour la nana qui m’accompagne. Elle n’a pas l’air armée mais je suis certain qu’elle n’en a pas besoin. Elle doit être efficace au corps à corps.  

La serveuse arrive pour prendre nos commandes. Je bois une grande gorgée d’eau et propose de laisser la demoiselle choisir en premier. Après tout nous sommes des gentlemen. Oniwa-san commande en deuxième, puis vient mon tour. Le pire c’est que la note sera pour moi alors que ce type nous doit déjà un paquet de fric. D’ailleurs je manque de m’étrangler avec une gorgée d’eau lorsqu’il commence la conversation en disant qu’il a besoin d’un prêt supplémentaire ! Non mais il se fiche de moi ? On était là pour revoir l’échéancier du remboursement de sa dette et lui, il veut l’alourdir ? Il se fiche vraiment de moi ?  

Sans savoir pourquoi, j’adresse un regard à ma compagne du jour tout en écoutant le type nous expliquer que c’est une question de vie ou de mort et qu’il saura nous rembourser en temps et en heure à condition de revoir les taux d’intérêt à la baisse.  

Ok là je suis limite en train de faire une syncope.  Il se fout vraiment de moi. Il veut m’apprendre mon métier ? En plus au lieu de me supplier, il me parle limite comme s’il me donnait des ordres et que tout était déjà réglé. Que je n’avais qu’à exécuter ses volontés. Hé ho ! La banque et le patron c’est moi hein !

Je commence à me dire que mon père m’a refilé le bébé pour que ça soit de ma faute si je lui dis oui. Il pourra ainsi me traiter d’incapable. Et si je lui dis non et que ça part en vrille ça sera aussi de ma faute. Sur les deux tableaux, je suis dans la merde et perdant.

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