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[Sumida] Escape Game - Kohaku feat Tetsuya [2058]
 :: La Zone Yakuza :: Sumida

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Hisakawa Kohaku

Date d'inscription : 01/04/2018Messages : 124Avatar : HakueiActivité RP : 4 MasculinEmploi : Faussaire¥ : 119,600Multi : Tokugawa Ryosuke - Kurosaki Kei - Yagami Akira
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Mushi ✘ Rejects
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29.08.18 9:57
Neutraliser leur caméra est un jeu d’enfant pour moi. Sortir d’ici, ça sera plus compliqué.
« C’est bon, tu peux t’occuper de la porte maintenant. »
Je le regarde se diriger vers la sortie qu’il doit crocheter. J’espère qu’il y arrivera sinon tout ce que je viens de faire n’aura servi à rien.
« Ne t’en fait pas. Elles sont toutes neutralisées. On devra juste faire attentions aux types armés jusqu’aux dents qui rodent dans les couloirs. »

Je prends une profonde inspiration puis me lève d’un coup. Comme je m’y attendais, je suis pris de vertiges qui se dissipent heureusement au bout de quelques secondes. Quant à ma cheville, elle est douloureuse mais ça devrait aller. Je n’ai en tout cas aucun mal à le rejoindre jusqu’à la porte qu’il finit par déverrouiller.

La voie est libre. Je passe en premier sur son invitation. Après tout, je suis sensé être son guide et il espère sans doute que je le mènerais jusqu’à la sortie. C’est ce que je compte faire mais avant ça, il faut que je fasse un petit détour.
« Avant de remonter, mieux vaut récupérer quelque chose qui pourrait nous servir d’arme. On trouvera sans aucun doute quelque chose qui pourrait nous être utile dans la salle où ils vous ont emmené tout à l’heure. »
Il y a plusieurs portes au sous-sol. Derrière l’une d’elle se cache les escaliers qui nous mèneront jusqu’au rez-de-chaussée. Derrière une autre, se trouve la salle où il a été torturé. Et quelque part dans ce bâtiment se trouve l’objet qu’ils m’ont pris et que je veux récupérer avant de m’en aller. Pour résumer la situation, nous sommes dans un véritable labyrinthe mais il s’en rendra rapidement compte. On ne nous a pas enfermés ici par hasard. Sortir d’une cellule est une chose, sortir de l’immeuble sera plus compliqué.

Des murmures commencent à se faire entendre. On dirait qu’on ne va pas tarder à avoir de la compagnie. Je ne suis pas adepte de la violence du moins en dehors des séances de SM. Je ne tiens pas à me confronter à nos ravisseurs. Ils sont bien plus nombreux qu’on ne le pense et ça pourrait dégénérer. En plus l’homme qui m’accompagne n’est pas non plus au mieux de sa forme.

J’approche mon oreille de la porte la plus proche. Aucun bruit. Je tente ma chance en pressant la poignée et constate qu’elle n’est pas verrouillée.
« Ne restons pas là. »
Je lui prends la main et le tire à l’intérieur juste à temps. À peine la porte se referme-t-elle derrière nous que les voix se font plus distinctes. Je prie intérieurement pour qu’ils n’aillent pas vers notre cellule mais puisque leur passage n’est suivi d’aucune agitation, on peut penser que notre fuite n’a pas encore été découverte.
« On peut dire qu’on s’en sort bien pour le moment. »

Je reporte mon attention sur la pièce dans laquelle nous venons d’entrer. Elle ressemble à un espace de travail plutôt atypique. Après tout, qui installerait un bureau dans un sous-sol ? Il y a une grande table au milieu de la pièce sur laquelle sont étalés plusieurs cartes du quartier et de la ville mais également des dossiers et des photos. Deux d’entre eux attirent mon attention, le premier porte un nom qui devrait intéresser mon compagnon d’infortune puisqu’il s’agit de celui de son entreprise.
« Regardez ça. »
Je lui tends le dossier en question, écartant au passage celui qui me concerne et qui porte la mention : Angel Dust. Peu de gens connaissent ce pseudonyme. C’est celui que j’utilisais à l’époque où je m’étais amusé à jouer les hackers. Ça n’a pas duré très longtemps. Juste le temps de me brûler les ailes. Un sourire teinté de tristesse et d’amertume se dessine sur mes lèvres. Angel Dust était également le nom que j’avais donné à un programme informatique complexe qu’un sale type a détourné à mon insu, détruisant ma vie et celles de nombreux innocents…

Ma main tremble à cause du manque mais également du flot de souvenir qui remonte à la surface. Je me doutais qu’ils avaient eu vent de mon passé mais je n’imaginais pas qu’ils étaient si bien documentés. Mais bon sang… qui sont vraiment ces types ?

Lorsque l’homme qui se tient à côté de moi commence à me parler, je sursaute et laisse le dossier m’échapper des mains, éparpillant sur le sol des détails d’un épisode de ma vie que j’essaie d’oublier à coup de whisky, de drogue et de bien d’autres vices…


Sato Tetsuya

Date d'inscription : 30/06/2018Messages : 40Avatar : MUCC - TatsuroActivité RP : 1 MasculinEmploi : PDG d'entreprise¥ : 116,000Crédits : haniiiiiiMulti : @"Fujiwara Daisuke" - @"Moriyama Akane" - @"Matsuda Kai" - @"Amakusa Nagato"
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Kyodai ✘ Muranaka
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13.09.18 17:51

Escape game


Ce type m'a l'air particulièrement débrouillard. Je me demande s'il est habitué aux enlèvements? Ca peut paraître stupide dit comme ça, mais certaines personnes sont souvent prises pour cibles pour ce qu'elles savent ou ce qu'elles représentent. La preuve, je suis bien là, moi...combien de tentatives d'enlèvement ou d'assassinat ont été déjouées par mes hommes? Je ne les compte même plus. Finalement je suis là, mais j'aurais pu être enlevé bien plus tôt par ces types, et sans aucun espoir de sortie. Peut-être serais-je mort dans cette salle de torture? Ah, tant pis. Je suis vivant pour le moment, c'est le principal, non?

Des murmures s'approchent, je le sens mal d'un coup. Je suis le type dans une salle adjascente, et écoute à la porte pour tenter de percer la conversation qui se déroule. Rien de bien intéressant, ce ne sont que des gardes en patrouille...ils sont bien organisés, peut-être trop bien. Je me demande qui sont tous ces gens. Comment ont-ils pu réussir là où tant d'autres ont échoué? Comment ce bâtiment en question est-il resté non identifié au point de leur permettre d'installer des cellules? Tokyo est une ville particulièrement grande abritant bon nombre de choses, mais...quand même.

Quelque chose ne va pas dans cette pièce. Il y a beaucoup de papiers, mais surtout...beaucoup trop d'informations sur moi, sur ma famille entière et sur mon entreprise. Ils ont visiblement tenté de trouver un moyen de pression sur ma personne, en faisant appel à mon passé peu glorieux et en déterrant les cadavres familiaux. Littéralement. Il y a des tas d'informations lambda sur mes frères, quelques unes sur mon père et ma mère, ainsi que sur beaucoup d'autres personnes dont je ne connaissais même pas l'existence. Il y a même un dossier sur une Yagami, la copine de Tsukasa avant sa mort...et...sa fille...? Hein? Non, c'est une erreur. J'en suis beaucoup plus troublé que je pensais l'être. Mais je n'ai pas le temps de me laisser aller aux émotions. Nous devons sortir.

"Hé, toi...faut qu'on se barre, hein!"

Je ne suis pas le seul à m'être laissé aller à cette troublante découverte, visiblement. Des papiers volent, tombant de ses mains tremblantes, sans qu'il ne parvienne à les récupérer à temps. Intrigué, je me penche pour les ramasser, et les lis en diagonale les sourcils froncés. Je ne comprends pas très bien de quoi il s'agit...mais un nom me saute aux yeux, un nom qui était il y a quelques années sur toutes les lèvres. Celui d'un hackeur, une pourriture particulière qui a mis en danger la vie de milliers de gens. Mes yeux passent du document au visage de mon colocataire d'infortune.

"Angel Dust, hein...pourquoi est-ce qu'ils ont de la doc sur ce mec? Pourquoi dans le même dossier que ta photo, hein?"

Même moi qui suis stupide ne le suis pas assez pour ne pas faire la relation entre les découvertes. S'ils ont mis les deux documents dans le même panier, c'est tout simplement parce qu'ils ont découvert la réelle identité de ce hackeur, n'est-ce pas? Et il semblerait bien qu'il se tienne devant moi, bien vivant...moi qui avais pourtant souhaité sa mort à la sortie de l'information. Je laisse échapper un petit rire sans joie, en jetant mollement les papiers sur le bureau. C'était comme si...comme s'ils étaient là seulement pour ça, pour nous faire découvrir des choses que nous ignorions.

"Je pensais que Angel Dust était censé crever en enfer. Je l'avais souhaité, comme beaucoup d'autres à cette époque. Dans la vie réelle, lorsqu'on est coupable d'un tel fiasco, on se donne la mort. Pourtant, ce hackeur en particulier n'est pas mort. N'est-ce pas? Pourquoi? Etait-ce le courage qui te manquait, petit gars?"

Je ne dois pas faire le con malgré tout, j'ai besoin de lui pour sortir de là. Même si son mouvement d'il y a des années a fait débarquer une vague de pédophiles à Tokyo, même si ceux-ci ont été protégé par le secret de cette ville, même si à cause de lui Takahiro s'est senti une âme de justicier à vouloir sauver un type qui ne méritait pas d'être sauvé suite à ce foutu scandale, simplement parce que celui-ci avait juré de vouloir aider les gosses à échapper aux ordures. Putain. Qu'est-ce que j'ai fait dans une vie antérieure pour mériter ça?

EXORDIUM.

Hisakawa Kohaku

Date d'inscription : 01/04/2018Messages : 124Avatar : HakueiActivité RP : 4 MasculinEmploi : Faussaire¥ : 119,600Multi : Tokugawa Ryosuke - Kurosaki Kei - Yagami Akira
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Mushi ✘ Rejects
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14.09.18 23:52
Je suis décidément trop con… Comment peut-on être aussi maladroit dans un moment pareil ? Paniqué, je tente de rassembler ces petits bouts de ma vie avant que mon compagnon d'infortune ne mette la main sur ce qui pourrait trahir qui je suis vraiment mais c'est trop tard… Et je sens mon visage se décomposer en même temps que mon sang se glace lorsqu'il prononce ce pseudonyme qui aurait dû tomber dans l'oubli depuis longtemps… Angel Dust.

Ma lèvre inférieur tremble et je sens mes yeux me piquer. Là tout de suite ce que j'aimerais c'est une bonne bouteille de whisky ou une seringue remplie d'héroïne. C'est d'ailleurs les premières chose que je me procurerais lorsque je sortirais de ce putain de merdier. Oui… tout ira bien si j'arrive à sortir d'ici…

Je ne lui réponds pas car je n'ai pas besoin de le faire. Peu importe le QI qu'il possède, il ne faut pas être un géni pour faire le rapprochement entre Angel Dust et moi. Quant à me justifier… je crois que ça serait pire que tout. Alors je me contente de lui dire :
« Parce que je brûle déjà en enfer. »
La mort j'y ai songé, à de nombreuse reprise même. Je me suis tranché les veines un nombre incalculable de fois. J'ai tenté de me pendre… j'ai aussi fait de nombreuse over dose… Mais il faut croire qu'il existe quelqu'un dans cet enfer qui souhaite que je continue de souffrir et d'errer tel un mort vivant au milieu du chaos que j'ai créé.

« Vous pouvez me juger et penser ce que vous voulez mais vous n'étiez pas là. Vous ne savez pas ce qui s'est passé. »
Ma voix s'étrangle alors que de douloureux souvenirs de cette nuit me reviennent en mémoire. J'aimerais lui expliquer ce qui s'est passé mais ça ne changerait rien au résultat. Tout est de ma faute et je n'ai pas à être excusé pour quelque chose que j'ai créé. Et même si ce n'est pas moi qui ai activé le virus, j'en étais l'un des concepteurs et ça suffit à me rendre coupable.
« De toute façon ça n'a plus aucune importance. Si vous voulez me tuer, faites-le mais vous ne sortirez jamais d'ici sans moi. Vous avez besoin de moi pour sortir mais également pour les empêcher de nuire à votre entreprise. Vous avez vu ce que ce virus à fait à Interpol ? Imaginez ce qu'il fera à votre multinationale… Imaginez ce qu'ils feront s'ils réussissent à l'utiliser ! Ils ne s’arrêteront pas à Sato corporation. »
Il est spécialisé dans la vente d’arme alors j’imagine que ses serveurs sont remplis de secrets croustillants qui voudraient une fortune sur le marché noir… Des secrets qui pourraient même déclencher des guerres bien au-delà des frontières nippones.

Un cliquetis retentit. Comme le bruit d’une porte qui se verrouille. Je sens mon estomac se nouer alors que je me rapproche de ce qui semble être l’unique porte d’entrée et de sortie. Elle est verrouillée. C’est presqu’une mauvaise blague et ça n’a surtout aucun sens. Pourquoi nous enfermer ici et pas nous tomber dessus pour nous ramener dans notre cellule ?



Boss Tanaka

Date d'inscription : 12/03/2018Messages : 172Activité RP : 33 MasculinEmploi : Chef de la ville¥ : 100000000000000
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Oyabun ✘ Muranaka
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01.11.18 11:54
Attention, votre sujet a été jugé inactif car sans réponse depuis le 14 Septembre.

Vous avez jusqu'au 14 Décembre 2018 pour vous manifester au près de l'un des deux admins par message privé, afin de remettre votre RP en jeu.

Si rien n'a été fait d'ici le 14 Décembre, votre sujet sera considéré comme abandonné et seul Hisakawa Kohaku bénéficiera des 500 yens par poste en cas de RP abandonné.

Sato Tetsuya

Date d'inscription : 30/06/2018Messages : 40Avatar : MUCC - TatsuroActivité RP : 1 MasculinEmploi : PDG d'entreprise¥ : 116,000Crédits : haniiiiiiMulti : @"Fujiwara Daisuke" - @"Moriyama Akane" - @"Matsuda Kai" - @"Amakusa Nagato"
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Kyodai ✘ Muranaka
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07.11.18 21:32

Escape game


Il tente de s'en sortir en blablatant des idioties, mais je ne suis pas dupe. Je sais bien ce que ce type est capable de faire, s'il est bel et bien ce hackeur renommé. Concrètement, je n'ai aucun intérêt à le tuer maintenant. Si je l'élimine, je me sentirais mieux pendant un court instant...juste le temps que mes geôliers me tombent dessus pour me torturer jusqu'à la mort. Je ne suis pas stupide, je sais bien qu'il est mon seul espoir de survie. Ce n'est pas pour ça que je vais l'épargner une fois dehors, si nous avons survécu à cette fuite. S'il y a une chose que je hais par-dessus tout, c'est bien les traîtres. Un petit vestige familial, il faut croire. Après tout, Takahiro est mort à cause de l'un d'eux. Je suis peut-être une pourriture mafieuse alcoolique, mais j'ai un grand sens de la justice, surtout de celle que je peux faire moi-même. J'affiche un rictus de mépris, mais reste à bonne distance de ce gamin. Si je me rapproche, je vais le buter à mains nues.

« Ouais. Plus d'importance, hein. Après tout, que sont la vie de milliers de gosses comparé à celle de riches mafieux. »

C'est ironique, parce que je fais partie de ces riches mafieux qui vivent grâce à une seule et même entreprise. J'écarte volontairement la vie de mes employés, qui aux yeux de la plupart des gens n'a aucune valeur. Un peu comme toutes les vies du côté ouest de la ville, qui ne servent qu'à tester de nouvelles drogues ou façons de tuer, qu'à se fournir en organes viables ou laisser parler ses pulsions les plus bestiales. Je me demande si ce type vient de là-bas ? Je n'ai pas vraiment d'informations sur lui, mais je dirais que oui. Ou alors, il est au contraire le fils d'un riche yakuza qui se prend pour un dieu. Ce qui expliquerait son comportement...même si je crois déceler une once de détresse dans son regard. Ce type...il n'est pas normal. Mais je n'ai pas le temps de m'attarder sur son cas, nous avons autre chose à foutre que poireauter dans cette pièce sentant le renfermé.

Pile au moment où je me disais cela, la porte se verrouille sur nous. Je me tourne vivement vers elle, et m'apprête à la crocheter avant de me raviser immédiatement. L'homme qui vient de refermer le panneau est sûrement toujours dans le couloir...peut-être attend-t-il que nous sortions, auquel cas il serait très dangereux de le faire dans l'immédiat. Alors que faire ? Il doit bien y avoir une autre issue, ici...je n'y crois pas trop évidemment, mais on peut rêver.

« On va laisser cette porte tranquille pour le moment, j'ai pas confiance en ce qu'il y a de l'autre côté. Il doit y avoir une aération, un conduit, n'importe quoi... »

Je mise tout sur ce fameux conduit, en espérant qu'il soit suffisamment gros pour nous laisser passer. Ni lui ni moi ne faisons deux cents kilos, mais tout frêles que nous sommes, nous avons quand même une taille humaine. Je fouille les murs, m'éloigne un peu plus vers le fond où sont rassemblés des casiers en fer. Les déplacer risque de faire du bruit...mais...autant vérifier quand même.

« Tant qu'on a encore un peu de temps avant que je nous sorte de cette prison, tu veux pas m'expliquer ce qu'il s'est passé ? Que je sache si tu mérites une mort lente ou rapide. »

Je dis ça sur le ton de la plaisanterie, mais au fond, je ne ris pas tellement, et il le sait bien. Comme il sait que si sa réponse ne me satisfait pas, je l'exécuterai une fois sorti de la merde dans laquelle je me suis fourré. En attendant...c'est une parenthèse, ici. Nous devons nous serrer les coudes. Quoique, m'est avis qu'il va tenter de me tendre un piège pour sauver sa peau. Brûler en enfer, comme il le dit si bien, ça ne fonctionne pas tellement par la survie. Alors comment le croire, lorsqu'il affirme que continuer à vivre est pire que le suicide ? Au moins, son honneur aurait été restauré, non ? Là, ce n'est qu'un traître sans plus aucun honneur.

N'ayant pas trouvé de sortie de secours et entendant plusieurs voix s'approcher de la porte, je choisis de laisser tomber mes recherches pour me préparer au combat. S'ils entrent avec leurs armes...l'effet de surprise nous sera favorable. Malheureusement, il est possible que ce mouvement nous soit fatal. Je lui fais un petit signe pour l'inciter à se placer de l'autre côté de la porte, tandis que je me prépare à attaquer. Elle s'ouvre vers l'intérieur, de son côté, ce qui signifie que s'ils me découvrent...ils croiront sûrement que je suis seul, et ne chercheront peut-être pas plus loin. Je ne fais pas ça pour lui, mais parce que j'ai besoin de cet endroit précis pour les attaquer avant d'être pris au dépourvu. La clé tourne dans la serrure. La poignée s'actionne...

Tout se passe très vite. Je n'ai même pas eu le temps d'évaluer le nombre d'adversaires, si bien que je suis surpris d'en voir trois entrer en même temps. Je frappe le premier au visage, le désorientant suffisamment pour lui arracher son arme automatique des mains et tirer sans trop viser en direction du deuxième. Le troisième tente de riposter, mais il est trop lent ; son cadavre vient tacher le couloir qui ne tardera pas à se remplir si on reste là.

« Prends le flingue de ce type, on se casse ! »

Mais j'ai mal évalué mon coup. Le premier mec à peine assommé dégaine un glock, le pointe vers moi...et malgré ma réaction rapide, le coup part en même temps que celui qui lui transperce le crâne. Je sens une douleur intense au niveau de la cuisse, une douleur qui me fait m'effondrer à terre en gémissant malgré moi. Bordel, j'avais oublié à quel point les balles faisaient mal ! Celle-la est restée fichée dedans, elle risque de compliquer les choses...mais en attendant, je crois qu'elle empêche le sans de trop couler. Je me relève avec difficulté, rajuste mon arme dans mes bras et fais signe au traître de passer devant.

« Magne-toi, j'crois pas que notre petite bagarre soit passée inaperçue ! »

J'ai du mal à marcher. Poser le pied droit par terre est une torture, pourtant je serre les dents et continue d'avancer. Des gouttes de sueur perlent sur mon front. Si je m'en sors vivant, je pourrai au moins crâner devant le monde entier pour avoir survécu à tout ça!

EXORDIUM.

Hisakawa Kohaku

Date d'inscription : 01/04/2018Messages : 124Avatar : HakueiActivité RP : 4 MasculinEmploi : Faussaire¥ : 119,600Multi : Tokugawa Ryosuke - Kurosaki Kei - Yagami Akira
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Mushi ✘ Rejects
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09.11.18 9:35
Nous devons sortir d’ici mais nous ne le ferons pas par la porte. Il doit forcément y avoir une autre issu et c’est elle que nous cherchons. Nous n’avons pas beaucoup de temps. Si la porte s’est verrouillée, c’est qu’ils savent que nous sommes ici et pourtant en dépit de notre situation, mon compagnon d’infortune trouve le moyen de m’interroger sur mon passé. D’ailleurs ses paroles me font sourire car…
« La mort est un châtiment trop doux pour le crime que j’ai commis. Quant à ce qui s’est passé, ça n’a plus vraiment d’importance. Peu importe qui a activé le virus. J’en étais le concepteur alors il est normal que j’en porte toute la responsabilité. »
Je ne m’attends pas à ce qu’il me comprenne. Personne ne peut comprendre ce qui s’est passé cette nuit-là et peu importe ce qu’ils m’ont fait pour obtenir ce qu’ils voulaient. Seul le résultat compte… Et pour ça je mérite de partager le même enfer que tous ces enfants que j’ai voulu sauver…  
 
Des voix attirent notre attention, signe qu’il est trop tard pour trouver une autre issu. La suite ? Tout va si vite et malgré ses instructions je me révèle être d’une complète inutilité. Alors j’imagine que c’est aussi de ma faute s’il se prend une balle dans la cuisse avant de pouvoir abattre le dernier homme. En dépit de sa blessure, il semble tenir le choc et me fait signe de passer devant. Après tout je suis sensé connaitre les lieux. Du coin de l’œil je vois bien qu’il a malgré tout du mal à marcher, alors quand il s’agit de monter les escaliers c’est encore pire. Il perd du sang et s’il n’est pas très vite soigné, ça pourrait s’aggraver. D’ailleurs avec le bruit qu’on a fait, ils ne vont pas tarder à nous tomber dessus si on ne se dépêche pas. J’imagine que le mieux que nous ayons à faire, c’est de partir sans attendre.

Nous faisons à peu près la même taille et même si je suis une putain, je ne suis pas un frêle garçon. J’ai suffisamment de force pour le soutenir qu’il le veuille ou non. Après tout, nous sommes dans le même bateau et c’est ensemble qu’on s’en sortira.  
« Ne râlez pas et laissez-moi vous aider. Sinon vous n’y arriverez jamais. »
La sortie n’est pas très loin. Il en existe en réalité plusieurs mais la porte d’entrée est à exclure. Bizarrement, il n’y a personne au rez-de-chaussée mais j’entends des pas à l’étage, alors il faut nous dépêcher.
« Je connais ce genre de bâtiment et si je ne me trompe pas il doit y avoir une porte qui donne sur une petite ruelle. Si on y arrive sans encombre, on pourra souffler une fois à l’air libre et je vous emmènerais dans un endroit où vous pourrez vous faire soigner. »
Il est exclu qu’il retourne immédiatement chez lui ou au siège de son entreprise. Je ne peux pas non plus le ramener chez Mizukawa. En plus il est gravement blessé et il faut à tout prix qu’il se fasse soigner mais pas dans un hôpital ni chez un médecin du coin parce qu’ils pourraient nous retrouver trop facilement. Au final, je ne vois qu’un seul endroit où je pourrais l’emmener mais avant ça, nous devons sortir du bâtiment et espérer que la porte à laquelle je songe ne soit pas verrouillée.  

Je ne sais pas par quel miracle nous arrivons jusqu’à la dites porte sans nous faire prendre. D’ailleurs elle est verrouillée de l’intérieur ce qui est une vraie chance ! C’est même presque trop facile mais ce n’est pas le moment de faire la fine bouche car j’entends déjà des pas plus loin dans les escaliers. Sans jeter un coup d’œil par-dessus mon épaule, je l’entraine dans la ruelle sombre et encombrée de déchets. S’il ne meurt pas vidé de son sang, il aura de la chance de ne pas succomber à une infection. Enfin j’imagine qu’il en faut plus pour le tuer.
« Courage, si nous arrivons dans la grande artère, nous serons sauvés... »
Ou pas...

Nous n’avons qu’une dizaine de mètre à faire. Presqu’une éternité si on tient compte de son état et pourtant en yakuza qui se respecte, il semble tenir le coup. Peut-être que s’il avait été à notre place à l’époque, il aura agi différemment… cependant je chasse très vite cette question qui n’a pas de sens ni d’intérêt. D’ailleurs je suis tellement perdu dans mes réflexions que je manque de nous faire renverser en tentant de traverser. Une berline noire pile de justesse et par réflexe je pose une main sur le capot de la voiture qui s’est arrêtée à quelques millimètres de moi… de nous… Je jette un coup d’œil par-dessus mon épaule et vois nos poursuivants sortir du bâtiment. J’adresse alors un regard désespéré au conducteur que je reconnais comme l’un de mes clients. Ce dernier sort précipitamment de sa voiture pour voir si tout va bien et semble un peu paniqué :
« Haku ? Je suis navré je ne t’avais pas vu. J’étais distrait et... Mais vous êtes blessé ! Il faut vous emmener immédiatement à l’hôpital ! »
Sa voiture ne nous a pas touchés mais il est difficile de passer à côté de la blessure de Sato. Dans tous les cas, on peut dire que ce client tombe plutôt bien et que je ne passerais certainement pas à côté de l’occasion de nous enfuir loin d’ici.
« Pas à l’hôpital mais je veux bien que vous nous déposiez quelques parts à Chiyoda. »
Il n’y a qu’un seul endroit dans cette ville où nous pourrons faire soigner Sato tout en étant en sécurité et c’est chez grand-père.

Alors que nous montons à l’arrière de la voiture, je jette un dernier regard vers la ruelle sans parvenir à voir nos ravisseurs.
« Au fait, je ne me suis pas présenté, je m’appelle Sakamoto Atsuhiro . Je suis... un ami d'Haku. »
Je détache alors lentement les yeux de la ruelle pour les poser sur le conducteur. Ce n’est pas sous ce nom que je le connais. Mon regard croise le sien dans le rétroviseur et il m’adresse alors un sourire avant d’ajouter :
« Je suis le PDG d’Hana importation et distribution. »
Je comprends alors que comme beaucoup d’hommes riches et puissants il utilise un pseudonyme lorsqu’il vient se divertir à Chuo. Décidément toutes cette histoire commence à me rendre parano. J’espère que chez grand-père je trouverais une ou deux bouteilles dans le fond d’un de ses placards car je crois que j’en ai bien besoin.




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