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Monster wearing human skin - ft Matsuda Kai
 :: La zone des vermines :: Shinjuku

Nishimura Kyôka

Date d'inscription : 01/04/2018Activité RP : 3Messages : 79Avatar : Fan BingBing FémininEmploi : Danseuse au Purple Dream¥ : 44,200Crédits : Avatar : LaMarquise / Signa : Soulmates
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Mushi ✘ Rejects
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08.07.18 22:54

Monster wearing human skin
Matsuda Kai &
Nishimura Kyôka

the GazettE ♫ Falling


Mai 2060 - 5h18

Les cris retentissaient en un écho sinistre, frappant avec violence les murs en bétons, résonnant contre les caisses de métal, faisant vibrer les flaques au sol. Mais qu'importe l'intensité de ces cris, il n'y aurait personne pour les entendre dans ce vieil entrepôt perdu dans Shinjuku. Le visiteur impromptu le plus probable ne pouvait être qu'un mendiant ou un junkie ; personne qui ne se soucierait de son sort, personne qui ne lui viendrait en aide. Alors les cris pouvaient résonner ; douce mélodie aux oreilles de son bourreau, chant mortuaire venu tout droit des enfers pour satisfaire des pulsions sordides.


Elle l'avait traqué un peu plus tôt dans la nuit, lorsque sa proie avait quitté le Purple Dream. Un habitué qui venait plus fréquemment au fil du temps, se payant la plupart du temps des shows privés de la danseuse vedette et finissant sa soirée à décharger sa frustration auprès des hôtesses. Cela aurait pu continuer ainsi, si seulement il n'avait pas entreprit de se montrer particulièrement violent avec les prostituées. Ses pratiques sexuelles douteuses leur laissait des séquelles, sans doute tout autant physiques que psychologiques. En temps normal, le directeur ne laissait pas tellement passer ce genre de choses ; le Purple n'était pas une de ces maisons close de bas étage où l'on peut traiter la marchandise n'importe comment ; les filles du Purple n'étaient pas comme ces putains de Shinjuku, elles avaient des manières, une éducation et surtout une valeur, du moins marchande. Pourtant, Raito laissait faire, sacrifiant ainsi volontairement certaine de ses jolies poupées : l'homme en question était un Muranaka, visiblement suffisamment important pour que son patron passe l'éponge. Si Raito était clément, Kyôka ne l'était en rien. L'on ne s'en prenait pas à « ses filles » impunément. D'autant plus qu'elle savait pertinemment que cette violence, ces humiliations étaient amplifiées par la frustration de ne pouvoir la toucher elle, l'inaccessible danseuse qui ne s'offrait pas aux clients. Ce joyau que même Raito n'oserait jeter en pâture à ses meilleurs collaborateurs ; il savait qu'il y perdrait tout. Mais la jeune femme voyait bien grandir l'obsession du yakuza jour après jour. Et elle n'allait certainement pas attendre qu'il commette l'irréparable. Ce personnage obscène se croyait tout permis au Purple ? Il était plus que temps de lui faire comprendre qu'il s'agissait là de son domaine, son petit monde, son royaume. Et en ces lieux, personne n'avait le droit de dicter sa loi. S'il se croyait protégé par son statut ; il ne l'était en rien face à une jeune femme telle que Kyôka.

Ainsi, elle même avait quitté le cabaret un peu plus tôt pour suivre cet homme. Il venait toujours sans escorte ; sans doute songeait t-il que Chuo était un quartier sûr. La suite avait été si facile ; dès l'instant où il avait vu la jeune femme savourant sa cigarette au coin de cette ruelle, toute méfiance s'était définitivement envolée. Pas une seconde il ne s'était demandé ce qu'elle pouvait faire là alors que sa nuit au cabaret ne devait en théorie pas être terminée. Quelques sourires, des paroles avenantes et charmeuses, quelques pas en arrière et alors que l'immonde se penche au dessus d'elle .. d'un coup sec et précis la fleur vénéneuse l’assomme avec la crosse de son révolver. Garée au fond de la ruelle, elle l'avait alors -difficilement certes- jeté dans le coffre, après avoir pris soin de solidement nouer ses mains et ses pieds.

A présent qu'elle avait cette pourriture entre les mains, la nymphe pouvait laisser libre court à son courroux, aussi sordide, aussi perfide soit-il. Personne n'était au dessus de sa loi, de son pouvoir, de son influence aussi secrète soit-elle. Il n'était qu'un homme parmi d'autres ; et tous les hommes meurent, un jour ou l'autre. Quel que soit leur statut. Il n'était qu'un amas de chair, de sang, de nerfs .. Rien qui ne puisse être brisé, rien qui ne puisse être détruit, rien qui ne puisse l'emmener dans les abysses de la souffrance la plus pure. Il se croyait intouchable ; elle comptait bien le ramener à sa triste et pathétique condition de vulgaire déchet organique.

[…]

Cela faisait longtemps, trop longtemps que la jeune femme s'acharnait sur sa proie. Elle n'avait plus la moindre notion du temps ; mais l'obscurité était encore dense alors ce ne devait pas faire plus de deux heures qu'elle était là à laisser libre court à ses pulsions les plus violentes, les plus cruelles. Son visage de poupée de porcelaine était éclaboussé d'hémoglobine, le rouge contrastant fortement avec la pâleur de son teint. Quelques mèches de cheveux s'étaient libérés de son chignon, encadrant d'un air négligé ses traits. La belle avait sombré, bien loin dans les profondeurs du sadisme. Pourtant si calme et méticuleuse, l'adrénaline qui palpitait dans ses veines témoignait bien de son excitation, tout autant que son regard électrisé par la vue du sang, tout autant que son ouïe charmée par le chant terrible de la souffrance et du désespoir. Sans doute, une part de folie se délectait de son âme. Et elle savait la rassasier sous couverts des missions que pouvait lui confier son cousin ou bien de ses affaires personnelles comme c'était le cas cette fois-ci. Un besoin de marquer son emprise sur autrui de la manière la plus brutale qui soit, un besoin de laisser les pulsions les plus animales s'exprimer. Oh, cela pouvait s'extérioriser de bien d'autres manières encore. Mais qu'il s'agisse de sexe ou de sang, cela revenait au même ; s'abandonner aux instincts les plus primaires. Ou bien encore ; ce n'était pas tout à fait exact. Même le félin qui joue avec sa proie avant de la dévorer ne témoigne pas d'autant de cruauté ni d’ingéniosité. La torture demeurait un vice des plus humain ; ainsi les véritables monstres étaient Hommes avant d'être Bêtes.

La peau du mafieux était largement mutilée, épluchée tel un simple légume, que ce soit sur ses bras ou son torse ; les couches supérieures de l'épiderme avaient été retirées. Par endroit, l'on pouvait voir les muscles à présent des plus saillants, gonflés, palpitant sous l'adrénaline que la sylphide avait du lui injecter pour le maintenir conscient. Mais cela faisait déjà plus d'une heure qu'elle malmenait ce corps et l'homme faiblissait malgré la substance injectée, ayant perdu bien trop de sang. Son regard devenait vitreux, sa gorge sèche n'arrivait plus à exprimer le moindre soin. La jeune femme semble aussi fatiguée, son excitation retombant peu à peu, sans doute le monstre en elle était repu, lui permettant de retrouver doucement ses esprits. Elle se recule alors de sa victime, le regardant avec un désintérêt flagrant, son regard ayant perdu toute vivacité. Alors brusquement, elle sort son révolver et l'achève d'une balle dans la tête sans plus de cérémonie. Inutile de faire durer l’exécution ; elle avait eu ce qu'elle voulait, à présent elle voulait juste terminer rapidement.

Un ultime bruit, puis le silence, lourd et omniprésent. Mais un son attire alors soudain son attention.  La belle garde son arme en joue, se tournant alors en direction de ce bruit qui réveille immédiatement toute sa vigilance. Il ne pourrait très bien s'agir que d'un rat, mais elle ne peut prendre aucun risque. Bien qu'à Tokyo même les crimes les plus sordides demeurent impunis, cela est un peu moins vrai lorsqu'il s'agit d'un membre du clan dominant la ville. Alors s'il existe le moindre témoin, le plus sûr reste de l'abattre. L'espace n'est  que faiblement éclairé par un néon vétuste et clignotant au dessus d'elle. Ainsi, tout ce qui se trouve à plus de quelques mètres demeure invisible. N'importe quoi, n'importe qui pourrait surgir à tout instant. Mais la jeune femme ne saurait se laisser surprendre; tenant fermement son arme, elle scrute ainsi les ténèbres qui l'entourent, tous ses sens en alerte.  
Made by Neon Demon



               
These violent delights have violent ends
The power to cause pain is the only power that matters, the power to kill and destroy, because if you can't kill then you are always subject to those who can, and nothing and one will ever save you.

             

Matsuda Kai

Date d'inscription : 18/03/2018Activité RP : 5Messages : 40Multi : @"Fujiwara Daisuke" @"Moriyama Akane" @"Amakusa Nagato" @"Sato Tetsuya"Avatar : Kyo - DIR EN GREYEmploi : Producteur de films X, Artiste¥ : 100,600
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Kyodai ✘ Muranaka
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13.07.18 12:36

Monster
wearing
human skin


L'obscurité est un manteau agréable à porter. Caché sous ma capuche, je déambule dans les ruelles glauques de Shinjuku, m'imprégnant petit à petit de l'ambiance des lieux. C'est ainsi que j'ai pu rester vivant. Rester lucide, ne pas me laisser embarquer par les autres et surtout ne pas me faire bouffer par le monstre qui a apparemment encore une dent contre moi. Est-ce ma faute s'il a d'un coup changé d'allégeance? J'aurais cru pouvoir le contrôler encore longtemps, malheureusement ce n'est qu'un animal dont la loyauté est relative. Je ne lui donnais pas assez pour qu'il reste sous mes ordres, et maintenant il est trop tard pour le récupérer. Qu'importe! J'étais seul avant, je m'en sortais bien même si ma force laisse à désirer sans lui. Je peux laisser libre cours à mes pulsions sans risquer de perdre le contrôle sur quelque chose d'aussi imprévisible. Non, décidément, c'est plutôt une bonne nouvelle que d'avoir été séparé du monstre. Je suis moi-même assez monstrueux seul.

Shinjuku. Mon ancien terrain de jeux, avant que je ne découvre pire à Meguro. Je suis nostalgique en marchant dans ces rues jonchées de détritus, sentant la mort et la pisse, à croiser des putes faisant le trottoir sans surveillance d'un mac. Je me souviens de mes belles sculptures, celles qui ornaient certains coins de rue. Ces gens qui pensaient être plus forts moi mais dont les sens restaient engourdis par la drogue, ces imbéciles qui ne comprenaient pas que nous fassions partie d'un monde différent eux et moi. Ca me manque...mais je ne peux plus le faire. J'ai risqué ce corps de trop nombreuses fois, je ne veux pas réveiller le monstre pour ne pas me faire dévorer. Il serait capable de prévenir Kai, qui à son tour demanderait à l'autre pute qui lui sert de mec de l'enfermer pour limiter mes mouvements. J'ai merdé il y a un an, et aujourd'hui encore j'en paye le prix. Ca me fait chier.

C'est pourtant l'odeur du sang qui m'attire, au milieu de toute cette puanteur caractéristique des bas quartiers. Du sang qui vient tout juste de s'écouler il semblerait. La capuche rabattue sur la tête, les mains dans les poches, je me laisse guider par cet instinct de tueur. Est-ce un accident? Un meurtre? Peut-être trouverai-je là-bas quelque chose d'intéressant...l'odeur se fait plus présente, j'entends des gémissements à cet instant. Quelqu'un souffre, et ça m'excite. Les lampadaires ne fonctionnent plus depuis longtemps dans cette partie du quartier, comme les néons des enseignes abandonnées depuis des années. Mais mes yeux sont habitués à l'obscurité; le spectacle qui m'attend en est d'autant plus intéressant que personne d'autre ne peut en être témoin.

C'est une vengeance, à l'évidence. Ou peut-être l'émergence d'un nouveau monstre. Une femme élégante tachée du sang de sa victime, qui elle se trouve dans un état pitoyable. Mon coeur bat à tout rompre, je serais presque en train de bander tant cette vue m'excite. Ah...c'est dangereux de se laisser aller ici. Je me contente de regarder de loin, les bras croisés désormais, appuyé nonchalamment contre le mur. Je ne sais pas encore à quel point elle peut être dangereuse, voire même imprévisible. Mais je ne peux détacher les yeux du spectacle.

Jusqu'au coup de feu final. Là, par contre, j'avoue que je suis très déçu. Je fais même la moue en boudant à moitié. Elle a gâché le final! Pourquoi l'achever comme ça? Ce type n'aurait pas pu survivre de toute façon, autant le démembrer petit à petit, non? Retirer sa peau en entier, garder son visage en tant que masque...je ne sais pas, moi! Il faut être imaginatif! Je soupire longuement de frustration, et m'approche finalement de la scène. Je crois qu'elle a capté ma présence, maintenant que son jouet n'est plus aussi amusant.

"C'est dommage, ce que tu as fait. Il y avait tellement d'autres moyens de le tuer."

Je m'approche à la lumière, histoire de lui dévoiler un minimum de ma silhouette, et retire ma capuche pour lui laisser voir mon visage. Le sien est taché de sang...mais j'ai l'impression de la connaître. Pourquoi? Est-ce moi ou l'autre? Cette sensation est assez désagréable. Je ne peux avoir un accès illimité aux souvenirs de Kai, et ça m'énerve dans ce genre de situation. Je penche la tête sur le côté, la fixant intensément des yeux.

"Nous nous connaissons?"

EXORDIUM.
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