Revenir en haut Aller en bas



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 :: La zone des vermines :: Chuo Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
[Chuo] Fashion Monster ft. Mochizuki Mirai
Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar

Date d'inscription : 02/08/2018

Messages : 55

Avatar : Kyary Pamyu Pamyu
Activité RP : 1

Multi : Oguri Satoshi
03.08.18 17:56
Voir le profil de l'utilisateur


FASHION MONSTER

Haruna fouillait dans son sac-à-dos, celui qu'elle traînait partout avec elle, sans exception aucune. Il s'agissait d'un sac de taille moyenne de couleur rose avec des ailes qu'elle avait déniché dans le quartier Harajuku. Ses cheveux étaient coiffés comme une gamine, et elle portait une petite robe jaune décorée d'une boucle au niveau du buste. Ses souliers faisaient bien 5 centimètres de hauteur, la faisant paraître bien plus grande qu'elle ne l'était en réalité. Enfin, elle dénicha ce qu'elle cherchait dans son sac, un scalpel semblable à ceux utilisés par les chirurgiens.

Tout avait commencé alors qu'elle se baladait, comme à son habitude, dans les rues les plus malfamées de Tokyo. Impossible pour elle de passer inaperçue dans ce contexte et, pour ceux ignorant la réputation de la jeune fille, il s'agissait d'un spectacle hors du commun. Haruna se retourna brusquement, ayant entendu un homme d'une trentaine d'années l'interpeller de façon très peu flatteuse. Rapidement, elle souleva la batte de baseball qu'elle trimbalait avec elle lorsque le soleil était couché, l’affaissant brusquement derrière les genoux de l'homme qui n'avait décidément rien venu venir. Cédant sous l'impact du coup, l'homme s'était retrouvé sur le sol, gémissant de douleur. Haruna était toujours bien équipée. Elle déroula la corde violette qu'elle utilisait comme bijou autour de son poignet droit et l'utilisa pour attacher les mains de l'homme, trop occupé à gémir de douleur pour se défendre.

Maintenant armée de son scalpel en main, Haruna s'installa sur la poitrine de l'homme, une jambe reposant de chaque côté du corps de ce dernier. Elle fit glisser sa lame sur la poitrine de sa nouvelle victime, créant une plaie superficielle. La vue du sang excita la jeune fille qui éclata d'un rire enfantin en sautillant sur le corps de l'homme. Ce dernier échappa un cri de douleur tel que la jeune fille lui enfoncer une vieille canette de bière dans la bouche pour éviter qu'il n'attire l'attention.

  
BY MITZI


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Mochizuki Mirai
Shatei ✘ Matsumoto
Date d'inscription : 27/06/2018

Messages : 86

Avatar : Maria - GARNiDELiA
Activité RP : 3

06.08.18 22:31
Voir le profil de l'utilisateur

Tajima Haruna ft Mochizuki Mirai.

Fashion monster






TENUE
Nerveusement, mes doigts déverrouillent machinalement l'écran de mon téléphone portable dernier cri alors que je suis perdue en plein Tokyo, sans mon garde du corps. Machinalement car au vu de la luminosité quasiment inexistante, je dois être en situation critique au niveau de ma batterie qui semble être déjà à…plat. J'écarquille les yeux alors que plus rien déjà ne s'affiche. Je fronce les sourcils et mon index vient appuyer continuellement contre le petit bouton, mais il faut me rendre à l'évidence. Je suis perdue ET sans moyen de contacter mon père. Alors que l'on venait de terminer les négociations pour un contrat, j'ai naïvement cru que je pouvais filer un moment pour partir à la découverte des rues de Chuo, échappant ainsi à l'attention de tous. C'était sans compter sur le fait que maintenant, j'avais l'air bien intelligente, ainsi à déambuler dans un quartier dont je ne connais que l'intérieur de certains restaurants ou bars. Et je ne parlerai même pas de mon sabre que j'ai laissé à la voiture.

Et bien, quitte à vivre une aventure, autant la vivre à fond! Grande optimiste, je sautille en passant à côté de diverses maisons closes. Je sais ce qu'ils y font, et je sais aussi que ma naissance et mes parents m'ont apporté assez de chance pour que je n'ai jamais à finir là dedans. Je suis triste en pensant à toutes ses prostitué(e )s qui n'ont que leur corps et leur visage pour subvenir à leur besoin. Il serait hypocrite de ma part de dire vouloir les sauver. Je ne le peux. Non. Tout ce que je peux faire, c'est les apaiser et leur donner un moment de tendresse grâce à ma voix. Mes chansons, c'est ma manière à moi de crier "courage" à Tokyo. "Courage" à tous ces gens qui vivent le regard triste.

Alors que je prends plaisir à me perdre un peu plus dans ces nouvelles rues que je découvre de manière insouciante, une petite silhouette surplombant quelqu'un au détour d'une ruelle m'interpelle, et légèrement curieuse, je m'approche des deux corps. Très vite, mon cœur s'emballe et je me jette sur la jeune fille pour essayer de lui prendre le scalpel qu'elle tient entre ses doigts.

- Arrêtez-ça! Vous allez lui faire mal! Et peut-être même vous blesser!

Je sais qu'il y a des moments où la violence sanguinaire est la meilleur arme d'une bonne vengeance, et pour cause, des Hommes, bons nombres ont péri sous ma lame. Cependant, je pense que l'individu a compris la leçon, vu le regard de terreur et d'appel à l'aide qu'il nous lance à tour de rôle.

Cette jeune femme aux allures d'ange a beau me paraître légèrement plus vieille que moi, elle me surclasse totalement au niveau de la force et je peine à retirer ne serait-ce qu'un doigt de son arme. Mon père m'a déjà parlé d'elle une fois, avec sa batte rose et son teint de porcelaine, m'interdisant vivement de ne jamais m'approcher d'elle, mais je pense qu'il est trop tard, et bien que je sois mal placée pour en juger, je refuse de laisser cet homme mourir comme ça. Tokyo revête bien trop de souffrance pour que le sang le maquille plus qu'il ne le fait déjà.

- S'il vous plait!




MY SONGS ARE MY WEAPONS
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Date d'inscription : 02/08/2018

Messages : 55

Avatar : Kyary Pamyu Pamyu
Activité RP : 1

Multi : Oguri Satoshi
07.08.18 21:39
Voir le profil de l'utilisateur


FASHION MONSTER

Haruna se délectait de la vue du sang s'échappant de la plaie, toujours superficielle, du pauvre homme sur le sol. Comme il était impossible maintenant pour ce dernier d'échapper le moindre son, la jeune fille n'avait pas à préoccuper des quelques passants qui osaient s'aventurer dans la ruelle. D'ailleurs, la majorité d'entre eux faisaient rapidement demi tour pour éviter de croiser le regard de la demoiselle. C'est donc avec surprise qu'elle remarqua la main posée sur la sienne. Elle sentait une légère pression de celle-ci qui tentait de lui retirer son petit instrument des mains. Haruna pencha légèrement la tête vers le droite, intriguée par cette interruption peu commune. Avant que sa réputation n'atteigne les quatre coins de Tokyo, certains avaient tentés de défendre ses victimes, mais à présent, plus personne n'osait interférer.

Haruna posa son regard aux longs cils sur la silhouette féminine d'où une voix, étonnamment agréable malgré ses cris, la suppliait d'arrêter. Plus curieuse que furieuse, la jeune fille lâcha le scalpel subitement, appuyant sa main sur le torse de l'homme d'où s'échappait deux coulisses de sang causées par la pression pour se retourner et faire face à cette nouvelle interlocutrice. Quelle était jolie ! Elle ressemblait aux jeunes filles qu'elle croisait à Harajuku mais avec une élégance différente et percutante. Oubliant complètement l'homme sur lequel elle était maintenant assise, son sourire toujours présent s’agrandit davantage.

« Me blesser? »

Elle éclata d'un nouveau rire enfantin puis s'Empara du scalpel pour le tendre à l'autre jeune fille.

« Vous voulez m'aidez? »


Sans attendre que cette dernière ne prenne l'instrument, Haruna glissa le scalpel dans la main de la jeune fille et referma ses doigts sur celui-ci. Elle reprit son sac sur ses genoux et fouilla brièvement à l'intérieur. Son contenu balançait entre un coffre à outils et une trousse de chirurgien. Elle en ressortit finalement une petite scie à main ressemblant à un jouet. La lame étincelante dénonçait la vrai nature de l'objet avec lequel la jeune fille s'apprêtait à découper un des doigts de l'homme.

  
BY MITZI


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Mochizuki Mirai
Shatei ✘ Matsumoto
Date d'inscription : 27/06/2018

Messages : 86

Avatar : Maria - GARNiDELiA
Activité RP : 3

08.08.18 0:04
Voir le profil de l'utilisateur

Tajima Haruna ft Mochizuki Mirai.

Fashion monster





TENUE
Cette jeune femme ne semble pas comprendre mon inquiétude, et malgré mon regard implorant, elle n'a de cesse de faire mal à cet homme sans même qu'elle ne s'en aperçoive.

- Non merci, je...

Je n'ai pas le temps de répondre que déjà elle semble se faire une joie d'avoir trouvé une partenaire dans ses méfaits et mes yeux emplis d'incompréhension fixent le scalpel qu'elle me force à tenir entre mes doigts. Pourquoi vouloir autant faire le mal? Pensait-elle à toutes ces familles dont elle avait privé d'un père, d'une mère ou bien même d'un frère? Je n'ai jamais compris toutes ces personnes qui tuaient pour le plaisir seul et je ne peux m'empêcher de sentir une pointe de tristesse me serrer le cœur alors que j'imagine déjà tout ce que cette jeune femme aurait pu vivre par le passé pour en arriver là.

Alors que je me reprends lorsque je la vois approcher une petite scie des doigts de l'homme, je me jette sur sa main pour essayer de l'arrêter une nouvelle fois.

- S'il te plait arrête toi. Il souffre déjà et je crois que si tu voulais lui faire payer quelque chose il a très bien compris la leçon.

Sous la panique, mes bonnes manières se sont envolées pour laisser place à un tutoiement déplacé. Je m'excuserai plus tard de ma maladresse mais pour le moment, j'espère juste qu'elle cesse son geste. Faire du mal aux autres m'attriste profondément et c'est pourquoi j'ai appris à ôter la vie d'une personne d'un unique tranchant de ma lame. Mais ce qu'elle fait, elle, c'est bien plus dans l'envie de faire souffrir.

Doucement, je lui souris et vient poser ma seconde main contre sa joue que je caresse délicatement. Je ne veux pas l'effrayer alors que je lui apparais clairement comme un obstacle.

- Imagine sa famille. Imagine la tienne aussi si un jour il t'arrivait la même chose. Ou bien à tes parents. Tu ne serais pas triste?

N'ayant jamais fait affaire avec une personne comme elle, je ne sais pas trop comment m'y prendre et je suis sûre d'être aussi douée qu'un balais par temps de vent, mais il faut que j'attire son attention pour qu'elle souhaite délaisser ce pauvre homme qui ne peut même pas hurler sa terreur.

Le scalpel toujours en main, je viens me tailler la paume de ma main. Ce n'est pas une plaie très profonde, mais elle l'est assez pour que le sang s'écoule le long de mon poignet pour venir découvrir mon bras. Sous la douleur, je ne peux m'empêcher de grimacer. Je n'ai jamais aimé avoir mal, et c'est peut-être pour cela que je n'ai jamais eu d'attirance pour les arts martiaux auxquels mon père aurait souhaité que je participe.

Le plus courageusement possible, je lui tends ma main partiellement recouverte de mon sang.

- Je ne sais pas si ça te suffira, mais s'il te plait, laisse le tranquille.




MY SONGS ARE MY WEAPONS
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Date d'inscription : 02/08/2018

Messages : 55

Avatar : Kyary Pamyu Pamyu
Activité RP : 1

Multi : Oguri Satoshi
08.08.18 3:00
Voir le profil de l'utilisateur


FASHION MONSTER

Haruna fut interceptée une nouvelle fois en pleine action. Si au départ elle ressentait une certaine curiosité face à ce geste, elle se sentait maintenant agacée et pleine d'incompréhension. Depuis quand on l'empêchait de s'amuser? Elle n'était plus en institution, elle pouvait faire ce qu'elle voulait à présent. Aucune autorité ne pouvait intervenir. Et puis, elle comprenait mal la jeune fille qui s'adressait à elle. Son intention n'était pas de faire payer qui que ce soit. Pour Haruna, l'homme tremblant qui se trouvait sur elle n'était autre qu'une victime de la sélection naturelle vouée à lui servir de divertissement. Elle allait d'ailleurs expliquer ce point de vue à l'autre jeune fille lorsqu'elle sentit le contact de la main fraîche de cette dernière sur sa joue. Haruna sursauta brusquement, faisant gémir l'homme sous elle par la même occasion. Sa réaction rappelait celle d'un petit animaux sauvages qu'on tentait d'approcher trop rapidement, même emplie de bonnes intentions.

Haruna secoua vivement la tête pour rompre le contact. Après tout, peu de gens la touchait de cette façon. C'était plutôt elle qui initiait les contacts et ils s'avéraient généralement de nature violente. En institut, on la touchait fréquemment pour la maîtriser, l'obliger à manger leur nourriture infecte, lui donner ses médicaments... Ce n'était jamais par affection. Que cet homme, ou même ses victimes passées, puisse avoir une famille ne lui avait jamais effleuré l'esprit. Après tout, elle en avait une famille elle aussi. Quelle important occupait-elle? Aucune. Cet argument n'était donc aucunement valide aux yeux de la jeune troublée.

Puis, toujours à sa grande surprise, l'autre jeune fille utilisa le scalpel contre sa propre peau, s'infligeant une plaie superficielle, mais assez profonde pour qu'une quantité de sang non négligeable s'y échappe. Haruna éclata de rire, un rire sincère, observant la plaie, puis le visage de la jeune fille qui, clairement, souffrait de son propre geste.

« Vous êtes si drôle ! »

Haruna tourna la tête vers l'homme, s'attendant peut-être à ce que ce dernier trouve la situation tout aussi hilarante qu'elle. Ce n'était malheureusement pas le cas. Elle reprit le scalpel des mains de la jeune fille et glissa la lame sur la plaie nouvellement créée par cette dernière, tout en tenant le poignet de la jeune fille. Son intention n'était que de la rendre un peu plus profonde. Son rire se calma enfin un peu, mais son sourire, lui, ne disparaissait pas. Elle était assidue à sa tâche, glissant lentement la lame sur l'ouverture existante.

« C'est tricher de le faire soi-même. Je m'en occupe. »


  
BY MITZI


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Mochizuki Mirai
Shatei ✘ Matsumoto
Date d'inscription : 27/06/2018

Messages : 86

Avatar : Maria - GARNiDELiA
Activité RP : 3

09.08.18 1:20
Voir le profil de l'utilisateur

Tajima Haruna ft Mochizuki Mirai.

Fashion monster





TENUE
Moi, drôle? Je ne comprends pas en quoi mais j'essaye. Et si j'y arrive, peut-être que je l'aiderais à aller mieux. Peut-être que toutes ses pulsions sont liées à un besoin d'extérioriser son mal-être, ou du moins je l'espère. Parce que si elle continue ses agissements, j'ai peur qu'un jour elle tombe sur plus fort qu'elle et finisse morte sans que personne ne s'en soucie. Je ne la connais pas, mais je ne peux m'empêcher d'éprouver une certaine affection envers cette jeune femme solitaire. Si mon père m'a dit de ne jamais m'approcher d'elle, alors ça doit être également le cas de beaucoup de monde. Je me demande si elle a déjà eu des amies, à qui parler, à qui se confier, ou juste avec qui s'amuser comme de véritables gamines insouciantes. Pour ma part, je suis naïve et je le sais, c'est pourquoi les gens ont souvent profité de moi. Il n'y a que récemment que je me suis faite une amie qui n'est avec moi que pour la personne que je suis, et non pas pour ma famille, mes richesses ou ma popularité, alors je connais la solitude. Enfin, j'ai toujours eu Ryu, mon garde du corps, auprès de moi. Mais c'est un garçon. Il y a des choses dont je ne peux parler avec lui.

Mon regard se pose sur elle alors qu'elle commence à approfondir la plaie de ma main et mes dents pincent ma lèvre sous la douleur. Je ne saurais dire si la solitude l'a un jour frappée de sa tristesse. Cette jeune femme m'a l'air d'être très insouciante et de voir toutes les violences dont elle peut être capable comme un jeu. Et mon sang, à travers son regard, a l'air d'être devenu la plus belle chose ayant existé sur terre.

Je vois du coin de l’œil l'homme secouer vivement sa tête de panique et je me reprends, posant ma deuxième main sur la sienne pour essayer d'attirer son attention. Gentiment, je lui souris.

- Je m'appelle Mirai. Et toi?

Ma main ne reste pas très longtemps posée sur la sienne puisque j'ai remarqué qu'elle n'était pas très habituée aux contacts physiques. C'est bizarre, mais alors qu'elle fait plus vieille que moi, j'ai l'impression d'être plus âgée qu'elle. Peut-être est-ce dû à la vie à laquelle j'ai été habituée, qui m'a forcée, dès mes quatorze ans, à me comporter comme une adulte. Enfin, je dis ça mais je reste encore une gamine au fond de moi. Je n'ai que dix-neuf ans et je n'ai encore jamais connu l'amour.

- Dis, si je te laisse continuer sur moi, tu veux bien me promettre d'aller autre part qu'ici et de laisser ce pauvre homme tranquille?

Cela fait déjà un moment que j'ai disparu du champ de vision de mon père et de Ryu, alors je ne serai pas surprise de les voir débarquer ici d'un moment à l'autre et s'ils me voyaient dans cet état, je ne donnerais alors pas cher de la peau de cette jeune fille. Il ne suffisait que d'un regard lubrique dans ma direction pour que mon père face exécuter l'homme sur le champ, alors s'il voyait une personne faire du mal à sa fille... Il fallait vite que je la cache.





MY SONGS ARE MY WEAPONS
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Date d'inscription : 02/08/2018

Messages : 55

Avatar : Kyary Pamyu Pamyu
Activité RP : 1

Multi : Oguri Satoshi
09.08.18 20:07
Voir le profil de l'utilisateur


FASHION MONSTER

Haruna pencha à nouveau légèrement la tête, comme lorsqu'elle avait l'habitude de le faire lorsqu'elle trouvait une situation anormale. La jeune fille n'émit pratiquement aucun alors qu'elle appuyait sa lame sur sa plaie déjà ouverte, se contentant d'une simple grimace de douleur. C'était un peu embêtant, mais surtout ennuyant. Elle cessa son mouvement pour reposer son regard sur celui de la jolie demoiselle dont elle connaissait maintenant le prénom. Elle restait cependant sur ses garde, n'étant pas habituée à une telle conversation dans un moment réservé aux souffrances.

« Haruna. »

Le contact de sa vie la surpris autant que la première fois, la faisant appuyé légèrement plus fort la lame qu'elle retira pourtant tout aussi rapidement. Normalement, elle n'aurait pas hésité à repousser la jeune fille de toutes ses forces, mais quelque chose de trop délicat émanait d'elle. D'ailleurs, Haruna avait cette sorte de double standard, particulièrement avec les femmes. Jouer avec leurs corps pour avoir la satisfaction d'observer le sang s'écouler de ses veines, c'était définitivement son truc. Mais se montrer violente et agressive, elles ne le méritaient pas, elles étaient des êtes délicats qui ne devaient pas être souillés gratuitement.

​Haruna posa son doigt sur sa lèvre inférieure alors qu'elle réfléchissait à la proposition de Mirai. C'était une idée plutôt alléchante, bien qu'en général, elle préférait s'en aux gens qui se débattaient un peu plus et dont on pouvait lire la terreur sur leur visage. Cependant, comme l'autre jeune fille semblait impatiente? Inquiète? Haruna cessa sa réflexion et acquiesça lentement.

« On peut aller ailleurs, oui, mais ce n'est pas un pauvre homme. »

Elle voulait que ce fait soit bien clair pour la jeune fille. Personne ne méritait la pitié, il devait même se compter chanceux qu'elle veuille bien s'occuper de lui.

« Et où devrait-on aller ? »​

  
BY MITZI


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Mochizuki Mirai
Shatei ✘ Matsumoto
Date d'inscription : 27/06/2018

Messages : 86

Avatar : Maria - GARNiDELiA
Activité RP : 3

10.08.18 0:38
Voir le profil de l'utilisateur

Tajima Haruna ft Mochizuki Mirai.

Fashion monster





TENUE
Si ce n'était pas un pauvre homme? Je lui souris tristement. Bien sûre que si. Tout ceux qui habitaient Tokyo étaient à plaindre. Tout ceux qui n'avaient pas la chance d'être né une cuillère en or dans la bouche et aimé comme je l'avais été et le suis toujours. Et ce même malgré la mort de ma mère il y a plusieurs années déjà.

Mon regard quitte son visage pour faire le tour de ce qui nous est proche. Il n'y a pas grand chose mais au bout de la rue que j'aperçois bondée, peut-être y aura-t-il des magasins ou restaurants où nous pourrions nous trouver un endroit plus intime pour que nous soyons seules et cachées à la vue de tous? En tout cas, tout sera mieux qu'ici. Même si les passants ne s'y aventurent à cause des méfaits de Haruna, je doute de notre invisibilité.

- Hum...Viens, on va trouver un endroit mais il faut qu'on parte d'ici.

Je sers les doigts contre ma paume blessée pour essayer de faire pression et ainsi réduire le sang qui s'en écoule et mord ma lèvre sous la douleur. Je n'ai pas le temps de penser à moi et mon bien-être, j'ai bien trop peur que cette nouvelle rencontre ne signe ses derniers souffles. Sans réfléchir, j'attrape sa main avec la mienne, valide, pour l'emmener plus loin, là où les citoyens font vivre le pavé des rues Tokyoïte. Il y a beaucoup de monde et je trésaille un instant devant cette foule qui me parait presque nouvelle à mes yeux. Je ne sors jamais seule en temps normal. Il y a bien eu cette fois où Tsunade m'avait emmenée en concert mais elle savait où aller et je pouvais alors la laisser me guider les yeux fermer. Mais ici, là maintenant, c'est à moi de mener j'ai l'impression alors que je suis complètement perdue.Quelques regards se retournent vers nous et je ne saurais dire si ma popularité, mon sang ou Haruna en est la cause. Nous attirons beaucoup trop l'attention et mon cœur s'emballe. J'aimerais éviter qu'une troupe de personne s'agglutinent vers nous.

Je ne tiens plus et entre dans le premier restaurant qui nous tombe sous la main. Il est chic et rien que l'entrée émane un certain statue de richesse. Mes souvenirs se dessinent devant mes yeux et je pousse un discret soupire de soulagement. Je me souviens d'ici, je suis déjà venue il n'y a pas très longtemps pour signer un contrat avec mon père pour notre clan. Je me souviens même de ce décor et de cette disposition des tables! Rassurée, j'entre donc un peu plus profondément et lâche la main de Haruna pour leur montrer ma carte d'identité.

- Je souhaiterai avoir la salle en haut si vous le permettez. J'ai une affaire à régler. Dans le plus grand secret bien sûr.

Ma famille étant apparemment une habituée, la salle nous est directement attribuée sans plus de questions. Je monte donc les escaliers, suivie de la jeune femme et lui fait signe qu'elle peut s'asseoir sur l'un des canapés dont la valeur n'est en rien comparable avec ce qu'un petit citoyen lambda gagne dans sa vie. Je pense que nous sommes arrivées à Ginza. Je ne sais pas trop. Je ne suis jamais venue à pied jusqu'ici.

- Dis moi, Haruna, tu as quel âge, si je peux me permettre?

Doucement, je lui souris, et reviens lui tendre ma main où le sang a déjà commencé à sécher. Si possible, je préférerais ne plus avoir à souffrir, mais si attirer ses pulsions vers moi me permet de sauver des vies, je le ferai alors sans aucun regret.



MY SONGS ARE MY WEAPONS
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Date d'inscription : 02/08/2018

Messages : 55

Avatar : Kyary Pamyu Pamyu
Activité RP : 1

Multi : Oguri Satoshi
13.08.18 16:18
Voir le profil de l'utilisateur


FASHION MONSTER

Haruna fixa sa main, dont le contact prolongé avec celle de Mirai, la mettait mal à l'aise. Normalement, elle aurait eu un réflexe violent, aurait repoussé l'autre jeune fille pour se libérer mais cette fois, elle resta complètement immobile. Peut-être était-ce le contact anormalement doux qui l'empêchait de faire tout brusquement brusque. Les mains des docteurs et des infirmières n'avaient rien de cette douceur. Elles étaient généralement abruptes, dépourvu de bienveillance. Haruna suivit donc la jeune fille, perdu dans ces différentes pensées à propos de du contraste entre ce contact présent et ceux qu'elle a connu par le passé.

Avoir les regards posés sur elle était un détail qui n'affectait plus Haruna, que ce soit pour sa réputation ou son physique hors du commun. De plus, elle ignorait la popularité de Mirai. Elle avait été déconnecté pendant si longtemps que les artistes populaires lui étaient complètement inconnu. Évidemment, récemment, elle avait eu la chance d'entendre différents artistes qu'elle appréciait, mais elle craignait que, l'envie de faire du mal à leurs cordes vocales ne prennent le dessus et alors, elle n'aurait plus la chance d'écouter leur musique. Elle préférait donc rester complètement ignorante sur le sujet.

Finalement, les deux filles s'arrêtèrent devant un restaurant. Haruna ne pu cacher sa surprise en observant les lieux, n'ayant jamais pénétré dans un endroit semblable auparavant. Seules les gens riches ou célèbres pouvaient se permettre de fréquenter ce genre d'endroit. Cependant, Mirai semblait être familière avec l'établissement, une salle leur étant attribuée alors qu'elle n'avait fait que leur tendre une pièce d'identité. Haruna observa cette dernière, toujours aussi fascinée. Elle détonnait grandement avec le décor avec sa robe de couleur jaune tâché du sang de l'inconnu. Malgré le signe de Mirai, elle hésita à prendre place sur le canapé qui valait bien plus que sa propre vie.

Finalement, Haruna prit place sur le canapé, sa fascination pour le décor des lieux égalant presque celle qu'elle entretenait pour le sang. Elle reposa finalement son attention sur l'autre jeune fille qui lui posa une question à laquelle elle n'était pas habitué à répondre. Il y avait plusieurs années qu'elle ne comptait plus son âge et, même en institut, les anniversaires n'étaient jamais célébrés. Elle réfléchit un moment puis haussa les épaules.

« Entre 15 et 30 ans je crois. »

À son tour, Haruna prit la main de Mirai sur laquelle elle appuya légèrement de façon à recréer le saignement. À sa grande surprise, la vu de ce nouveau sang frais ne suscita que très peu d'émotions en elle. Elle relâcha la main tout aussi rapidement et soupira.

« Ce n'est plus aussi amusant. Nous pourrions faire venir un monsieur... »
  
BY MITZI


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Mochizuki Mirai
Shatei ✘ Matsumoto
Date d'inscription : 27/06/2018

Messages : 86

Avatar : Maria - GARNiDELiA
Activité RP : 3

20.08.18 12:50
Voir le profil de l'utilisateur

Tajima Haruna ft Mochizuki Mirai.

Fashion monster





TENUE
Malgré son comportement pour le moins déstabilisant, à aimer faire souffrir physiquement les autres, je ne peux m’empêcher de sourire, attendrie par cette bouille dont le regard se pose, émerveillé, sur chaque recoin de la pièce qui nous entoure. Alors qu'elle me répond, j'essaie de deviner l'âge exact qu'elle pourrait avoir. J'en ai 19. Et quelque chose me dit qu'elle devrait aussi avoir dans ses eaux là, ou pas loin. Je grimace sous la douleur lancinante qui prend à nouveau ma main. Sois forte Mirai! Tu peux le faire! Ou tout du moins je le pensais. Je ne comprends pas lorsqu'elle arrête tout mouvement pour me rendre ma main, bien brusquement.

- Haruna?

Je me pince la lèvre. Elle souhaite faire souffrir quelqu'un d'autre. Je pensais faire l'affaire, mais c'était bien naïf de ma part. Quelque chose offert perd de suite de sa valeur, m'avait-dit mon père, une fois. Il devait avoir raison. J'affiche une mine désolée alors que je me relève pour aller chercher un morceau de tissu que j'imbibe d'eau à l'aide d'une bouteille rangée au bar privatif.

- Je suis désolée.

Je reviens à nouveau vers le canapé et m'agenouille devant elle. Mes doigts prennent délicatement le tissu jaune de sa robe que je frotte doucement avec mon liteau. Je ne sais pas comment m'y prendre, mais j'essaye de nettoyer les traces de sang de sa robe du mieux que je peux. A la maison, je n'ai jamais eu besoin de m'occuper de la lessive, ni même des tâches ménagères bien que je m'efforce de ranger le bordel vestimentaire que je créé dans ma chambre du mieux que je peux. J'ai une vie facile, de ce point de vue là.

- En fait... ça me rend triste, de voir quelqu'un avoir mal. Et aussi, de savoir qu'il peut t'arriver quelque chose si tu tombes sur quelqu'un de plus fort que toi. Je sais que c'est bizarre d'entendre ça, venant d'une personne que tu viens tout juste de rencontrer et je sais que je suis bien trop sentimentale mais...

Mais quoi? Je ne sais pas. Mes mots meurent entre mes lèvres. Je sais que ma présence n'a fait qu'embêter cette jeune fille qui s'amusait plutôt bien, mais je ne peux pas la laisser continuer. Je n'y arrive pas.

- Elle est jolie, ta robe. Je me demande bien à quoi elle ressemble, sans toute cette couleur rouge.





MY SONGS ARE MY WEAPONS
ANAPHORE
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sauter vers: