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Dis-moi juste que je ne suis plus seul [ft Fujiwara Daisuke]
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Ookami Ryu

Date d'inscription : 02/08/2018Activité RP : 7Messages : 15Avatar : Merochin¥ : 50,000
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Mushi ✘ Rejects
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07.08.18 0:00
Dis-moi juste que je ne suis plus seul
TENUEAujourd'hui, Ryu allait pouvoir souffler un peu. Après la filature d'hier soir qui s'était soldée avec brio par la mort d'un yakuza à la con, il ne se voyait pas assurer un service tel que celui de ce midi seul. Un ancien camarade de classe au lycée, qui était bien sûr sous son pouvoir à cette époque là, était venu en quête d'un nouveau boulot, et puisqu'il avait déjà de l'expérience en terme de restauration, il l'avait formé les jours précédents et ce midi, il allait pouvoir l'évaluer, tant sur la qualité et la rapidité de ses services, que sur le stress qu'il allait devoir gérer devant tant d'affluence. Enfin, il n'était pas non plus sans cœur. S'il le voyait galérer, il irait lui apporter son aide sans pour autant lui mâcher le travail. Il fallait qu'il trouve ses marques. Puisque Ryu avait baigné dans cette atmosphère dès son enfance, il avait très souvent aidé sa mère à la cuisine et pouvait sans mal gérer les commandes. Sourire fidélisant en prime.

- Lâche moi les basket tu veux? J'me nourrie comme il faut.


Enfin, sauf pour certains clients qui avaient le blase d'habitué bien avant qu'il ne se fasse recueillir par sa pseudo famille d'adoption. Ceux-là, il les appréciait mais à petite dose, puisqu'en général ils ne faisaient que lui poser toujours cette même question "est-ce que tu manges bien?". C'était pas une malnutrition qui lui donnait autant ce visage cerné, mais plutôt les heures qu'il passait dehors à tracer ses cibles pour ensuite mettre au point un plan infaillible qui ne le mettrait en danger. Autant sa vie que son identité. Bon, peut-être que la dose de coke qu'il s'était enfilée ces derniers temps depuis que son fournisseur lui avait vendu une petite mine y était aussi pour beaucoup.

Son regard se posa sur sa petite fierté, le restaurant de ses défunts parents qu'il avait réussi à remodeler comme à l'identique lorsqu'il y avait mis les pieds pour la première fois. L'établissement ne respirait non seulement les nouilles et les diverses sauces les accompagnant, il y avait aussi cette agréable odeur de tradition qui parsemait les murs et les diverses meubles qui le composaient. La porte s'ouvrit et l'accueil se fit, comme à son habitude, ponctué d'un chaleureux mais indémodable :

- Irasshaimase!

Cependant, les yeux du jeune gérant s'écarquillèrent alors qu'il reconnaissait l'homme qui venait de passer sa porte. Il avait été une partie de son passé. Mais pas un passé qu'il souhaitait oublier. Daisuke avait été là pour lui, et jamais il ne saurait le remercier assez pour tout ce qu'il avait fait, bien qu'il ne le savait pas étant enfant. Ni une ni deux, il se leva d'un bond pour venir le saluer.

- Hey! Daisuke! Tu me reconnais? C'est moi! Ryu! Tu sais le gosse qui lâchait jamais sa peluche étant môme!
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Fujiwara Daisuke

Date d'inscription : 18/03/2018Activité RP : 10Messages : 194Multi : @"Moriyama Akane" @"Matsuda Kai" @"Amakusa Nagato" @"Sato Tetsuya"Avatar : Die - DIR EN GREYEmploi : Youtubeur beauté et homme au foyer¥ : 544,000
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Mikata ✘ Matsumoto
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09.08.18 19:07


Dis-moi juste que je ne suis plus seul


La vie de famille? Ce n'est pas toujours tout rose. Du moins lorsqu'on doit s'occuper d'un bébé h24, et d'un deuxième enfant censé avoir presque dix ans de plus que soi. Finalement, je me demande souvent si Nagato n'est pas plus mature que son Nii-san...il sait faire son propre bentô, lance parfois des machines et range sa chambre de lui-même. Il peut très bien s'occuper tout seul sans demander trop d'attention, là où Yoshimaru me tape une crise chaque fois que je ne lui donne pas assez d'amour. C'est dingue quand même! J'ai besoin de repos...un peu de vacances, histoire de dormir un peu et de pouvoir m'occuper de moi. J'ai perdu du poids malheureusement, la faute aux pilules...mais c'est pas si grave, je reste toujours plus gros que lorsque je vivais à Shinjuku. En même temps, c'est difficile de redescendre aussi bas! Je n'avais que la peau sur les os là-bas.

J'ai décidé de sortir un peu aujourd'hui, seul pour une fois. Yoshimaru reste avec Tomoe, Nagato est à l'école et je dois de toute manière faire les courses. Je voulais passer voir Kazuki, malheureusement il dort encore à cette heure-ci...la nuit dernière a été longue, je suppose que lui aussi a besoin d'un peu de calme; même si son mec n'est pas un gamin, au moins! Quoique, pour l'avoir eu en pension pendant quelques jours à la maison, je crois comprendre qu'il est aussi immature que Yoshimaru. Est-ce le propre des proxénètes de Chuo? C'est une réflexion qui me fait rire doucement. Les hommes sont tous des bébés.

Je me retrouve donc à Ginza, à faire les boutiques en attendant une heure décente pour rendre visite à mon ami de toujours. Je n'achète rien cependant; je n'aime pas tellement dépenser mon argent en vêtements, j'ai toujours fait avec les moyens du bord et me contente d'améliorer ceux que je possède déjà. Mon côté de l'armoire est presque vide comparé à celui de Yoshimaru plein à craquer, au point même de déborder sur le mien. Je me contente de peu, c'est l'avantage d'avoir vécu toute sa vie dans la misère...mais par contre, je gâte beaucoup Tomoe. Si elle vit dans une famille de riches, il faut qu'elle possède tout ce qu'il est possible de posséder, non? Mon enfant ne pourra jamais comprendre la vie des autres dans les bas quartiers, je pense qu'elle serait malheureuse. Yoshimaru essaye de me faire arrêter les dépenses sous prétexte qu'elle est encore trop petite, mais lui aussi n'a pas eu une enfance toute rose. Nous ne sommes pas qualifiés pour être pères...et pourtant, nous avons un bébé à nous occuper.

Je finis par dépenser quelques yens dans une boutique de peluches, semblable à celle que j'ai visité il y a déjà un an pour récupérer un Po-kun de substitution. Po-kun qui ne me quitte pas dans la maison, mais qui attire bien trop l'intérêt de Tomoe. Je refuse toujours de le lui donner; j'ai peur qu'elle l'abîme...c'est mon meilleur ami, le double parfait de celui qui m'a tenu compagnie durant mon enfance. Alors je lui ai acheté un double de mon double, en version plus petite. Yoshimaru ne dira pas que j'ai dépensé des thunes pour rien, au moins! Elle en avait besoin, de cette peluche. C'est donc en portant un nounours jaune dans mon sac à main que je descends un peu plus la rue, profitant pour une fois du temps clément sans penser au regard des autres. Je commence à travailler dessus, avec les responsabilités que me donne Yoshimaru. Et je me sens étrangement mieux...

Comme la faim commence à me tirailler, ce qui est assez rare pour être noté, je m'engoufre dans un restaurant de ramens à l'odeur alléchante. Je ne connais pas cet endroit, mais...je sais que les ramens et moi, il s'agit d'une grande histoire d'amour. Moins que les takoyakis, mais quand même! Je m'assois au comptoir, face à la petite cuisine intégrée au restaurant. J'ai toujours trouvé ça amusant, cette organisation dans certains restaurant. C'est plus chaleureux, je trouve...et c'est amusant de regarder les cuisiniers faire! D'ailleurs, en parlant de cuisiniers...

"Eh?"

Ce type aux cheveux courts semble me connaître. Mais pas dans le genre récent...il m'a sûrement rencontré dans les bas quartiers, à une époque où je sauvais encore les gamins. Malheureusement pour lui, il n'était pas seul...et avec ma mémoire de merde, je n'arrive pas à mettre le doigt sur son nom. Ryu, hein? Ryu...un gamin de Shinjuku, qui se baladait avec une peluche...non, désolé petit, mais je ne vois pas du tout. Pourtant, j'affiche un large sourire pour le rassurer.

"Ah, oui! Ryu! Ca fait si longtemps...comment vas-tu? C'est à toi ce resto, maintenant?"

Je hais mon cerveau pourri. J'aimerais me souvenir de lui...ça me fait mal, mais en même temps c'était il y a si longtemps s'il était un simple gamin! La dernière fois que j'ai rencontré un type du genre, c'était Mi-chan et...c'est un putain de miracle que j'aie pu le reconnaître au final. Avec beaucoup d'aide, cependant.

"Tu n'aurais pas un plat sans viande par hasard? Hmm...je peux manger du poisson ou des oeufs, mais pas de viande. Oui, je sais, c'est chiant, on me le dit souvent!"

Je laisse échapper un petit rire gêné. Cette situation est un peu étrange, non?

EXORDIUM.




Hurt me and you'll be fine. Hurt them and make your prayers.

Ookami Ryu

Date d'inscription : 02/08/2018Activité RP : 7Messages : 15Avatar : Merochin¥ : 50,000
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Mushi ✘ Rejects
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11.08.18 17:49
Dis-moi juste que je ne suis plus seul
TENUE
Ryu sourit devant la réaction en décalée de Daisuke. Il ne pouvait pas lui en vouloir, d'avoir eu du mal à se rappeler du gosse qu'il avait été. Après tout, quelle importance avait-il eu? Même si son sauveur en avait eu une grande, lui n'avait su que se cramponner à la dernière source de chaleur qui pouvait réconforter son cœur d'enfant à l'époque. Il s'était débattu dans ce milieu qui ne lui inspirait que le dégoût, et pourtant, les clients de Terada étaient toujours arrivés à leur fin. Baiser un gosse était un avantage sur ce point : même s'il vous repoussait ou vous frappait, il était aisé de le maîtriser. Il ne lui en aurait pas voulu s'il l'avait oublié, vu le point d'inutilité qu'il avait pu être dans sa vie, mais fut surpris du soulagement qu'il éprouva lorsque Daisuke lui sourit, le rassurant sur ce fait. Bien qu'il ne lui avait rien apporté, il se rappelait toujours de lui.

- Ouais. Ca fait deux ans maintenant. C'est mon bébé, lui répondit-il, fier.

Le jeune homme vint s'asseoir à côté de lu après lui avoir servi un verre d'eau frais.

- Bien sûr bien sûr! Mon pti nouveau va se faire le plaisir d'accepter ta commande, n'est ce pas Ayumu? T'as tout entendu? Mets lui du poisson et des œufs, hésite pas à avoir la main lourde.

Il y aurait des écarts à compter à la fin du mois, c'était sûr, entre lui et les repas qu'il se servait pour lui-même mais le dj n'en faisait même plus cas. Une semaine de service lui suffisait pour payer eau et électricité. La deuxième était généralement réservée pour investir dans le restaurant et la troisième était utilisée pour payer les salariés. N'étant que deux désormais à travailler ici, autant dire que le quota était très vite rempli. Quant au reste, il mettait dans les fonds pour son projet de libération de Tokyo, en attendant de se trouver de nouveaux investisseurs.

- Sauce miso ou sauce soja d'ailleurs Daisuke? Fais toi plaisir! Tu peux même le tuer à la tâche si tu veux, il est là pour ça, ça l'endurcira!


Les clients les plus chiants et méticuleux étaient décidément ceux qui l'avaient fait évoluer plus vite qu'à la normal. On apprenait à avoir un rythme soutenu tout en prenant en compte les désirs des clients, s'adaptant au moindre cas particulier.

Daisuke avait le droit à tout, y compris les meilleurs nouilles que servait son restaurant. Et encore, même là, il se rendait compte qu'il pourrait très bien prendre cela pour une offense. Jamais il ne pourrait assez le remercier. Jamais il ne pourrait lui rendre la chandelle.

Une drôle de sensation le traversait de tout son être. Lui qui regardait tous les yakuza de haut, le voilà qu'il se sentait tout petit en sa présence. Une lumière qui avait bien voulu s'occuper d'une petite tâche. Ryu sourit. Enfin. "Tache". Cela faisait bien longtemps qu'il avait repris du poils de la bête et s'estimait à sa juste valeur. Son père et sa mère d'adoption avaient définitivement su combler le vide dans son cœur. Et de petit garçon prostitué orphelin, il était passé à homme de pouvoir orgueilleux.

- Tu sais... J'ai jamais pu le faire avant ça. Peut-etre parce que j'avais peur que tu m'en veuilles d'avoir profité de l'occasion pour m'enfuir et trouver un nouveau foyer. Et quand j'ai su la vérité, bien des années s'étaient écoulées depuis, et là je me suis mis à avoir honte de n'être pas venu le faire avant. Tu t'imagines? Un gamin que t'as sauvé venir te remercier après t'avoir oublié pendant des années ? Enfin, c'est peut être ce que tu te serais dit, je ne sais pas. Jsais pas non plus si tu vas accepter mais... Je voulais vraiment te remercier de m'avoir sorti de là bas.


Nerveusement,  le jeune homme glissa son doigt le long du contour de son verre. Les mots qu'il avait si souvent formulés devant son miroir dans une phrase digne du plus grand des poèmes s'étaient fait la malle pour laisser place à un chiffon froissé.

- Je me dis que je serais peut être mort, à force de mordre et de frapper les clients qui voulaient de moi.


Ryu but une gorgée d'eau avant de le regarder, heureux.

- Grâce à toi je suis arrivé ici, et maintenant j'en suis le gérant. J'ai pu aller à l'école aussi, j'en ai fait voire de toutes les couleurs à mes professeurs et camarades! J'ai eu la joie de connaître la chaleur d'un foyer qui n'était ni riche ni pauvre, mais qui était aimant et avec lequel j'ai pu avoir le droit de goûter à une vie normale.

Sa gorge le serra alors qu'une boule s'y formait douloureusement, les yeux brillants.

- Vraiment. Merci.

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