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Dis-moi juste que je ne suis plus seul [ft Fujiwara Daisuke]
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Ookami Ryu

Date d'inscription : 02/08/2018Messages : 18Avatar : MerochinActivité RP : 0¥ : 46,000
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07.08.18 0:00
Dis-moi juste que je ne suis plus seul
TENUEAujourd'hui, Ryu allait pouvoir souffler un peu. Après la filature d'hier soir qui s'était soldée avec brio par la mort d'un yakuza à la con, il ne se voyait pas assurer un service tel que celui de ce midi seul. Un ancien camarade de classe au lycée, qui était bien sûr sous son pouvoir à cette époque là, était venu en quête d'un nouveau boulot, et puisqu'il avait déjà de l'expérience en terme de restauration, il l'avait formé les jours précédents et ce midi, il allait pouvoir l'évaluer, tant sur la qualité et la rapidité de ses services, que sur le stress qu'il allait devoir gérer devant tant d'affluence. Enfin, il n'était pas non plus sans cœur. S'il le voyait galérer, il irait lui apporter son aide sans pour autant lui mâcher le travail. Il fallait qu'il trouve ses marques. Puisque Ryu avait baigné dans cette atmosphère dès son enfance, il avait très souvent aidé sa mère à la cuisine et pouvait sans mal gérer les commandes. Sourire fidélisant en prime.

- Lâche moi les basket tu veux? J'me nourrie comme il faut.


Enfin, sauf pour certains clients qui avaient le blase d'habitué bien avant qu'il ne se fasse recueillir par sa pseudo famille d'adoption. Ceux-là, il les appréciait mais à petite dose, puisqu'en général ils ne faisaient que lui poser toujours cette même question "est-ce que tu manges bien?". C'était pas une malnutrition qui lui donnait autant ce visage cerné, mais plutôt les heures qu'il passait dehors à tracer ses cibles pour ensuite mettre au point un plan infaillible qui ne le mettrait en danger. Autant sa vie que son identité. Bon, peut-être que la dose de coke qu'il s'était enfilée ces derniers temps depuis que son fournisseur lui avait vendu une petite mine y était aussi pour beaucoup.

Son regard se posa sur sa petite fierté, le restaurant de ses défunts parents qu'il avait réussi à remodeler comme à l'identique lorsqu'il y avait mis les pieds pour la première fois. L'établissement ne respirait non seulement les nouilles et les diverses sauces les accompagnant, il y avait aussi cette agréable odeur de tradition qui parsemait les murs et les diverses meubles qui le composaient. La porte s'ouvrit et l'accueil se fit, comme à son habitude, ponctué d'un chaleureux mais indémodable :

- Irasshaimase!

Cependant, les yeux du jeune gérant s'écarquillèrent alors qu'il reconnaissait l'homme qui venait de passer sa porte. Il avait été une partie de son passé. Mais pas un passé qu'il souhaitait oublier. Daisuke avait été là pour lui, et jamais il ne saurait le remercier assez pour tout ce qu'il avait fait, bien qu'il ne le savait pas étant enfant. Ni une ni deux, il se leva d'un bond pour venir le saluer.

- Hey! Daisuke! Tu me reconnais? C'est moi! Ryu! Tu sais le gosse qui lâchait jamais sa peluche étant môme!
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Fujiwara Daisuke

Date d'inscription : 18/03/2018Messages : 278Avatar : Die - DIR EN GREYActivité RP : 1Emploi : Youtubeur beauté et homme au foyer¥ : 546,000Multi : @"Moriyama Akane" @"Matsuda Kai" @"Amakusa Nagato" @"Sato Tetsuya"
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Mikata ✘ Matsumoto
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09.08.18 19:07


Dis-moi juste que je ne suis plus seul


La vie de famille? Ce n'est pas toujours tout rose. Du moins lorsqu'on doit s'occuper d'un bébé h24, et d'un deuxième enfant censé avoir presque dix ans de plus que soi. Finalement, je me demande souvent si Nagato n'est pas plus mature que son Nii-san...il sait faire son propre bentô, lance parfois des machines et range sa chambre de lui-même. Il peut très bien s'occuper tout seul sans demander trop d'attention, là où Yoshimaru me tape une crise chaque fois que je ne lui donne pas assez d'amour. C'est dingue quand même! J'ai besoin de repos...un peu de vacances, histoire de dormir un peu et de pouvoir m'occuper de moi. J'ai perdu du poids malheureusement, la faute aux pilules...mais c'est pas si grave, je reste toujours plus gros que lorsque je vivais à Shinjuku. En même temps, c'est difficile de redescendre aussi bas! Je n'avais que la peau sur les os là-bas.

J'ai décidé de sortir un peu aujourd'hui, seul pour une fois. Yoshimaru reste avec Tomoe, Nagato est à l'école et je dois de toute manière faire les courses. Je voulais passer voir Kazuki, malheureusement il dort encore à cette heure-ci...la nuit dernière a été longue, je suppose que lui aussi a besoin d'un peu de calme; même si son mec n'est pas un gamin, au moins! Quoique, pour l'avoir eu en pension pendant quelques jours à la maison, je crois comprendre qu'il est aussi immature que Yoshimaru. Est-ce le propre des proxénètes de Chuo? C'est une réflexion qui me fait rire doucement. Les hommes sont tous des bébés.

Je me retrouve donc à Ginza, à faire les boutiques en attendant une heure décente pour rendre visite à mon ami de toujours. Je n'achète rien cependant; je n'aime pas tellement dépenser mon argent en vêtements, j'ai toujours fait avec les moyens du bord et me contente d'améliorer ceux que je possède déjà. Mon côté de l'armoire est presque vide comparé à celui de Yoshimaru plein à craquer, au point même de déborder sur le mien. Je me contente de peu, c'est l'avantage d'avoir vécu toute sa vie dans la misère...mais par contre, je gâte beaucoup Tomoe. Si elle vit dans une famille de riches, il faut qu'elle possède tout ce qu'il est possible de posséder, non? Mon enfant ne pourra jamais comprendre la vie des autres dans les bas quartiers, je pense qu'elle serait malheureuse. Yoshimaru essaye de me faire arrêter les dépenses sous prétexte qu'elle est encore trop petite, mais lui aussi n'a pas eu une enfance toute rose. Nous ne sommes pas qualifiés pour être pères...et pourtant, nous avons un bébé à nous occuper.

Je finis par dépenser quelques yens dans une boutique de peluches, semblable à celle que j'ai visité il y a déjà un an pour récupérer un Po-kun de substitution. Po-kun qui ne me quitte pas dans la maison, mais qui attire bien trop l'intérêt de Tomoe. Je refuse toujours de le lui donner; j'ai peur qu'elle l'abîme...c'est mon meilleur ami, le double parfait de celui qui m'a tenu compagnie durant mon enfance. Alors je lui ai acheté un double de mon double, en version plus petite. Yoshimaru ne dira pas que j'ai dépensé des thunes pour rien, au moins! Elle en avait besoin, de cette peluche. C'est donc en portant un nounours jaune dans mon sac à main que je descends un peu plus la rue, profitant pour une fois du temps clément sans penser au regard des autres. Je commence à travailler dessus, avec les responsabilités que me donne Yoshimaru. Et je me sens étrangement mieux...

Comme la faim commence à me tirailler, ce qui est assez rare pour être noté, je m'engoufre dans un restaurant de ramens à l'odeur alléchante. Je ne connais pas cet endroit, mais...je sais que les ramens et moi, il s'agit d'une grande histoire d'amour. Moins que les takoyakis, mais quand même! Je m'assois au comptoir, face à la petite cuisine intégrée au restaurant. J'ai toujours trouvé ça amusant, cette organisation dans certains restaurant. C'est plus chaleureux, je trouve...et c'est amusant de regarder les cuisiniers faire! D'ailleurs, en parlant de cuisiniers...

"Eh?"

Ce type aux cheveux courts semble me connaître. Mais pas dans le genre récent...il m'a sûrement rencontré dans les bas quartiers, à une époque où je sauvais encore les gamins. Malheureusement pour lui, il n'était pas seul...et avec ma mémoire de merde, je n'arrive pas à mettre le doigt sur son nom. Ryu, hein? Ryu...un gamin de Shinjuku, qui se baladait avec une peluche...non, désolé petit, mais je ne vois pas du tout. Pourtant, j'affiche un large sourire pour le rassurer.

"Ah, oui! Ryu! Ca fait si longtemps...comment vas-tu? C'est à toi ce resto, maintenant?"

Je hais mon cerveau pourri. J'aimerais me souvenir de lui...ça me fait mal, mais en même temps c'était il y a si longtemps s'il était un simple gamin! La dernière fois que j'ai rencontré un type du genre, c'était Mi-chan et...c'est un putain de miracle que j'aie pu le reconnaître au final. Avec beaucoup d'aide, cependant.

"Tu n'aurais pas un plat sans viande par hasard? Hmm...je peux manger du poisson ou des oeufs, mais pas de viande. Oui, je sais, c'est chiant, on me le dit souvent!"

Je laisse échapper un petit rire gêné. Cette situation est un peu étrange, non?

EXORDIUM.




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Ookami Ryu

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Mushi ✘ Rejects
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11.08.18 17:49
Dis-moi juste que je ne suis plus seul
TENUE
Ryu sourit devant la réaction en décalée de Daisuke. Il ne pouvait pas lui en vouloir, d'avoir eu du mal à se rappeler du gosse qu'il avait été. Après tout, quelle importance avait-il eu? Même si son sauveur en avait eu une grande, lui n'avait su que se cramponner à la dernière source de chaleur qui pouvait réconforter son cœur d'enfant à l'époque. Il s'était débattu dans ce milieu qui ne lui inspirait que le dégoût, et pourtant, les clients de Terada étaient toujours arrivés à leur fin. Baiser un gosse était un avantage sur ce point : même s'il vous repoussait ou vous frappait, il était aisé de le maîtriser. Il ne lui en aurait pas voulu s'il l'avait oublié, vu le point d'inutilité qu'il avait pu être dans sa vie, mais fut surpris du soulagement qu'il éprouva lorsque Daisuke lui sourit, le rassurant sur ce fait. Bien qu'il ne lui avait rien apporté, il se rappelait toujours de lui.

- Ouais. Ca fait deux ans maintenant. C'est mon bébé, lui répondit-il, fier.

Le jeune homme vint s'asseoir à côté de lu après lui avoir servi un verre d'eau frais.

- Bien sûr bien sûr! Mon pti nouveau va se faire le plaisir d'accepter ta commande, n'est ce pas Ayumu? T'as tout entendu? Mets lui du poisson et des œufs, hésite pas à avoir la main lourde.

Il y aurait des écarts à compter à la fin du mois, c'était sûr, entre lui et les repas qu'il se servait pour lui-même mais le dj n'en faisait même plus cas. Une semaine de service lui suffisait pour payer eau et électricité. La deuxième était généralement réservée pour investir dans le restaurant et la troisième était utilisée pour payer les salariés. N'étant que deux désormais à travailler ici, autant dire que le quota était très vite rempli. Quant au reste, il mettait dans les fonds pour son projet de libération de Tokyo, en attendant de se trouver de nouveaux investisseurs.

- Sauce miso ou sauce soja d'ailleurs Daisuke? Fais toi plaisir! Tu peux même le tuer à la tâche si tu veux, il est là pour ça, ça l'endurcira!


Les clients les plus chiants et méticuleux étaient décidément ceux qui l'avaient fait évoluer plus vite qu'à la normal. On apprenait à avoir un rythme soutenu tout en prenant en compte les désirs des clients, s'adaptant au moindre cas particulier.

Daisuke avait le droit à tout, y compris les meilleurs nouilles que servait son restaurant. Et encore, même là, il se rendait compte qu'il pourrait très bien prendre cela pour une offense. Jamais il ne pourrait assez le remercier. Jamais il ne pourrait lui rendre la chandelle.

Une drôle de sensation le traversait de tout son être. Lui qui regardait tous les yakuza de haut, le voilà qu'il se sentait tout petit en sa présence. Une lumière qui avait bien voulu s'occuper d'une petite tâche. Ryu sourit. Enfin. "Tache". Cela faisait bien longtemps qu'il avait repris du poils de la bête et s'estimait à sa juste valeur. Son père et sa mère d'adoption avaient définitivement su combler le vide dans son cœur. Et de petit garçon prostitué orphelin, il était passé à homme de pouvoir orgueilleux.

- Tu sais... J'ai jamais pu le faire avant ça. Peut-etre parce que j'avais peur que tu m'en veuilles d'avoir profité de l'occasion pour m'enfuir et trouver un nouveau foyer. Et quand j'ai su la vérité, bien des années s'étaient écoulées depuis, et là je me suis mis à avoir honte de n'être pas venu le faire avant. Tu t'imagines? Un gamin que t'as sauvé venir te remercier après t'avoir oublié pendant des années ? Enfin, c'est peut être ce que tu te serais dit, je ne sais pas. Jsais pas non plus si tu vas accepter mais... Je voulais vraiment te remercier de m'avoir sorti de là bas.


Nerveusement,  le jeune homme glissa son doigt le long du contour de son verre. Les mots qu'il avait si souvent formulés devant son miroir dans une phrase digne du plus grand des poèmes s'étaient fait la malle pour laisser place à un chiffon froissé.

- Je me dis que je serais peut être mort, à force de mordre et de frapper les clients qui voulaient de moi.


Ryu but une gorgée d'eau avant de le regarder, heureux.

- Grâce à toi je suis arrivé ici, et maintenant j'en suis le gérant. J'ai pu aller à l'école aussi, j'en ai fait voire de toutes les couleurs à mes professeurs et camarades! J'ai eu la joie de connaître la chaleur d'un foyer qui n'était ni riche ni pauvre, mais qui était aimant et avec lequel j'ai pu avoir le droit de goûter à une vie normale.

Sa gorge le serra alors qu'une boule s'y formait douloureusement, les yeux brillants.

- Vraiment. Merci.

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Fujiwara Daisuke

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Mikata ✘ Matsumoto
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22.08.18 11:32


Dis-moi juste que je ne suis plus seul


Le type en question est beaucoup trop enthousiaste à l'idée de me revoir, et ça ne fait qu'accentuer ma gêne. J'ai beau me creuser les méninges, je n'arrive toujours pas à mettre le doigt sur son nom, son image ou même une simple intonation de voix; c'est ainsi que je reconnais les gens le plus facilement, même si ce n'est pas toujours le cas à cause des changements dus à la puberté. Si je l'ai connu lorsqu'il était vraiment jeune, il est peu probable que je le capte de nouveau étant adulte. Et au final...ça donne ce genre de situation irréaliste.

"Euh...miso, mais ne charge pas trop non plus, hein? J'ai un appétit d'oiseau et je m'en voudrais de gâcher vos produits!"

J'ai beau être perdu dans mes pensées, je remarque bien l'admiration et la reconnaissance dans les yeux de cet inconnu. Je suis presque sûr que d'une manière ou d'une autre, je l'ai sorti d'une situation horrible. C'est possible qu'il s'agisse d'un gosse de la rue à qui j'ai donné le courage de tenter ailleurs, ou peut-être un de mes petits collègues de chez le taré qui a pu s'enfuir grâce à moi. Il y en a eu tellement, et beaucoup ont été raflés de nouveau, ou tués pour avoir osé chercher à s'enfuir. J'ai toujours cru que mes efforts étaient vains, mais...rien que ce type, ayant visiblement réussi à avoir une vie correcte, est une preuve que parfois, ce que je faisais était utile. J'esquisse un sourire doux à son égard. Même si je ne me souviens de rien, sa rencontre m'embaume le coeur.

"Tu as eu peur de me retrouver?"

C'est stupide...j'aurais certainement été ravi de le voir, ça m'aurait donné une raison de continuer à faire sortir des gamins sans avoir l'impression de les envoyer à l'abattoir. J'ai arrêté de vouloir les faire sortir au bout d'un moment, je les aidais de l'intérieur en espérant qu'ils survivent suffisamment pour s'en sortir d'eux-mêmes...mais au final, je ne sais même pas si ça a payé. En fait, je suis triste que Ryu ne soit pas venu. Au moins, j'aurais su que parmi tous ceux que j'ai sorti de là, il y avait un survivant...

Plus son histoire avance, et plus je me souviens de choses. Il n'y a pas eu beaucoup de rebelles chez Terada, principalement parce que les enfants craignaient le boss de l'endroit et que je tâchais de les calmer pour qu'ils ne se fassent pas buter. Combien ai-je vu de cadavres de gamins brisés par les clients, simplement parce qu'ils se débattaient un peu trop? Des petits corps nus, le plus souvent plein de sang et de foutre, qu'il m'arrivait de porter à l'extérieur pour que les nettoyeurs les retrouvent facilement. Parmi ceux qui ont survécu sans changer d'attitude, il y a Kazuki...et un autre gamin, que j'ai aidé à s'échapper, en collaborant sans vraiment avoir d'assurance avec une personne extérieure. Serait-ce possible que ce gosse ait survécu, et se tienne juste devant moi? Je le fixe du regard en cherchant un indice, n'importe quoi qui pourrait me confirmer cette hypothèse. Je n'en trouve pas, évidemment. Mais je suis presque sûr que j'ai posé le doigt dessus.

"Tu sais...tu aurais quand même pu venir me voir. Je ne te le reproche pas, hein! Mais...j'ai toujours cru que les gamins que j'aidais à sortir se faisaient rafler ailleurs, ou terminaient morts dans la rue parce qu'ils étaient livrés à eux-mêmes. J'ai cessé de les libérer en voyant que je les envoyais à l'abattoir...si j'avais su qu'un seul avait pu survivre, j'aurais tenté de les sauver tous, en trouvant une autre méthode sûre. J'en serais sûrement mort au bout d'un moment, Terada me surveillait de près...mais au moins ils auraient survécu avec une partie de leur innocence."

Je n'aurais jamais pu sortir de là, j'aurais sûrement terminé prisonnier de la chambre du taré jusqu'à la mort, à me faire torturer et violer comme durant mon enfance. Mais ce n'est pas arrivé...et je ne sais pas si j'en suis malheureux ou soulagé.

"Je suis heureux...qu'au moins toi, tu aies pu avoir une vie normale après ça. Si tu faisais partie des rebelles, si tu étais resté, tu en serais probablement mort. J'en ai vu des dizaines comme ça...j'en ai transporté des dizaines hors de la maison close. Mais c'est du passé tout ça. Terada est mort, je m'en suis débarrassé l'an dernier. J'ai finalement réussi à les libérer tous, mais je ne suis pas assuré qu'ils aient pu trouver une voie meilleure. Les vices qu'on a tous subis là-bas restent gravé profondément...la plupart sont allés en orphelinat dans la zone neutre, mais qui sait s'ils ne deviendront pas des vermines? Ils peuvent mal tourner...toi, ça n'a pas été le cas...tu peux pas savoir à quel point je suis soulagé."

EXORDIUM.




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Ookami Ryu

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27.08.18 15:13
Dis-moi juste que je ne suis plus seul
TENUE

Ryu l'écouta parler sans l'interrompre, ses doigts se crispant autour de son verre lorsqu'il émit un semblant de reproche sans vraiment le faire. Son cœur se serra et il s'en voulut encore plus qu'à l'accoutumé, maintenant qu'il avait la vraie personne devant lui. Il regrettait, d'avoir passé toutes ces soirées à se perdre dans ces réflexions pour savoir s'il devait ou non aller le voir. Daisuke avait beaucoup souffert chez Terada et lui, il n'avait rien fait pour soulager la peine qui le traversait. Il n'avait pensé qu'à lui, à la honte et à la peur de se faire rejeter par celui qui l'avait sauvé. Ses moments de perdition au travers des questions tumultuant son esprit faisaient bien pâle figure face à tout ce que ce jeune homme avait traversé. Il se sentait bien pitoyable à ce moment, d'avoir autant douté et d'avoir fait de soi une priorité.

Il voulut s'excuser, mais aucun mot ne pourrait pardonner ce qu'il avait fait. Il lui avait arraché un bonheur qu'il ne pourrait jamais remplacé. Un soupir de bien-être parmi tous ces gémissements de douleur. Il détourna le regard pour le reporter sur son nouvel employé s'afférer du mieux qu'il pouvait à sa tache.  
Ses lèvres s'étirèrent cependant dans un fin sourire lorsqu'il l'entendit parler de la mort de Terada. Ça, ça avait été une très bonne nouvelle.

- J'ai appris sa mort y'a quelques années, mais je savais pas que c'était toi qui t'en étais chargé... J'aurais aimé le tuer moi-même et venir te libérer, t'éviter cette douleur supplémentaire et te rendre la pareille, mais... j'étais trop occupé à profiter de ma nouvelle vie je crois, désolé.

Sa nouvelle vie et l'amusement qui s'était dégagé du lycée et avec ses potes. Chaque jour était parsemé d'effusion de coups, de bleus et parfois de sang, mais aussi de rires et de moments qu'il ne remplacerait pour rien au monde. Jamais il n'avait eu l'occasion de s'ennuyer, et dominer tout ce beau petit monde avait été une occupation fort agréable. Adolescent, il avait été ce qu'on appelait communément un voyou, préférant parler avec ses poings plutôt qu'avec des mots, ce qui était toujours le cas d'ailleurs. Mais il n'était plus au lycée. Ce quotidien appartenait désormais au passé. Il y avait eu Code ensuite, mais une peur sourde lui avait alors broyé l'estomac. Ce qui ne fit que s'ajouter à la honte qui le prenait pour cible.

- Ça va peut-être te sembler égoïste dis comme ça, mais moi, je suis heureux, de voir que toi, tu t'en es sorti, et que tu es toujours vivant malgré toutes les épreuves que tu as dû subir. Et je suis aussi content, que tu n'aies pas continué à essayer de tous nous faire sortir. Parce que si tu l'avais fait, tu ne serais peut-être pas là actuellement. Je suis vraiment, vraiment désolé de sonner si égoïste mais... à mes yeux, ta vie a beaucoup plus d'importance que celles des autres enfants qui peuplaient le bordel de Terada.

Sans avoir le contrôle sur son propre corps, ses mains vinrent agripper les siennes, les tenant fermement entre elles.

- T'es gentil Daisuke. Peut-être même trop mais au diable les convenances. Tu es génial tel que tu es. T'es un peu comme un ange qui prend sur lui toute la misère du monde en essayant de le sauver.

Percutant ce qu'il venait juste de dire, Ryu se mit à rougir et ses paroles firent un joli fuck à l'assurance qui l'avait parcouru précédemment.

- Enfin, quand je dis ange, c'est, tu, enfin, tu me comprends non? Mais parfois un ange a besoin de ranger son halo au placard et de penser un peu à soi, hein?


Gentiment, il lui sourit, ne faisant même pas attention au plat que Ayumu venait de déposer devant Daisuke.

- Toi aussi tu peux être égoïste et penser à ton bonheur! Je suis heureux que tu existes, et maintenant, c'est aussi à ton tour d'être heureux d'exister! Tu nous as tous aidé, certains plus que d'autres, mais tu peux être sûr de ça.
- Bah alors? Depuis quand notre petit Ryu fait-il dans le sentimentalisme?

Ookami reporta son attention sur le vieux qui était assis juste à côté de lui et ses joues s'empourprèrent de plus belle alors qu'il l'envoyait chier pour masquer sa gêne. Il soupira et se rassit convenablement, lui laissant le loisir de récupérer ses mains pour manger.

- Après... qu'est-ce que tu entends par le mot "vermine"? Ça dépend ce que tu entends par là, mais ce n'est pas forcément une mauvaise chose.
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Fujiwara Daisuke

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Mikata ✘ Matsumoto
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14.09.18 15:18


Dis-moi juste que je ne suis plus seul


J'ai l'impression que le gamin se blâme de choses qu'il n'aurait pu faire, ou prévoir. Là pour le coup, c'est moi qui m'en veux beaucoup. Je sonnais trop dur, j'aurais dû prévoir...mais c'est trop tard, c'est fait. Je me contente de sourire en acquiesçant lentement, sans répondre. Ce qu'il me dit me touche énormément, mais...je ne suis pas certain de le mériter.

"T'es gentil, mais...elle n'a aucune valeur."

A côté de celles d'innocents qui se sont fait simplement embarqués par des rafles, de ceux qui n'auraient jamais dû croiser la route des hommes de Terada, ma vie ne vaut rien. J'ai intégré cette notion depuis un moment avec le rabâchage de cette ordure, et même si j'ai une vie paisible et un mari aimant, je reste persuadé que je ne mérite pas tout ça et que je vole simplement la place d'un autre. Yoshimaru me dit que c'est un symptôme de ma "dépression", cette maladie qui me ronge depuis beaucoup plus longtemps que je veux bien l'admettre. C'est parce que je ne vaux rien que parfois, je me sens coupable de vivre.

"Tu es...adorable."

Un ange, moi? Je me sens d'autant plus coupable que j'ai l'impression d'être un imposteur. Ce n'est pas être un ange que d'aider son prochain, d'être ciblé par un pédophile notoire et de prendre la place de tous ces autres gamins qu'il voulait baiser. Si j'étais réellement un ange, j'aurais pu tous les faire sortir. Je les aurais accompagnés, les aurais sauvés depuis un moment. A la place, la seule chose qui sortait bel et bien de la maison close étaient les cadavres des malheureux qui ont succombé aux violences, aux maladies qui traînaient parfois dans les dortoirs. Tu parles d'un ange.

"J'en ai laissé mourir tellement que je pense pas pouvoir être qualifié d'ange, vraiment. Mais...ça me touche..."

Et je sais que je ne dois pas chialer, mais honnêtement, c'est pas l'envie qui manque! J'ai une boule dans la gorge, si bien que je ne suis pas sûr de pouvoir manger grand-chose finalement. C'est un comble de venir dans un restaurant sans rien avaler! Je prends mes baguettes et avale tout de même une mini portion de pâtes brûlantes, mais néanmoins très bonnes. Je pense les laisser refroidir un peu même si j'ai appris récemment que c'était pas très poli envers le cuisinier...enfin je crois? Il y a des tas de conventions que j'ignore encore sur la politesse! En un sens, heureusement que les parents de Yoshimaru ne m'ont pas accepté...j'aurais été obligé de me taper un repas familial par an, à galérer à être poli avec ces vieux riches.

"Vermines? Je parle des prostituées, des junkies ou dealers qui pullulent dans les bas quartiers...des hommes de mains de vils yakuzas également. Je n'espère ce genre de vie pour personne, moi qui suis passé par là. J'ai détruit ma santé à faire tout ça, et...je sais que c'est mauvais. Je passe les voir de temps en temps pour leur parler, apparemment ils restent encore ensemble sans oser se mélanger aux autres gamins parce qu'ils ont tous vécu le même genre de traumatisme...alors je les aide à s'intégrer. Certains ont choisi de continuer la prostitution, mais...ils travaillent à Chuo, ou sont encore en formation là-bas. C'est un de mes amis qui s'occupe de les accueillir pour ne pas les laisser à la merci des pires proxénètes qui soient...Hisakawa Kazuki, tu en as peut-être entendu parler? C'était aussi un gamin de là-bas, il a réussi à s'en sortir par lui-même et maintenant il tient une maison close. C'est moi qui l'ai accompagné pendant son long séjour chez Terada, alors...on est resté en contact depuis."

Le monde de la prostitution est quelque chose de particulièrement complexe quand on est pas initié. Lui qui l'a quitté si tôt ne peut pas comprendre qu'on puisse se réjouir de monter les échelons de la sorte, au point de devenir soi-même un exploitant de chair humaine...même moi qui suis du milieu j'ai eu du mal à l'accepter. Mais Kazuki est heureux ainsi, il ne se prostitue plus et fait seulement quelques films de temps en temps pour garder la main. Des films avec son mec parfois d'ailleurs, même si...ok, ça pour le coup, je trouve ça très malsain. Je grimace en détournant le regard.

"Bon, par contre, j'ai un peu échoué avec lui...j'avoue que j'approuve pas du tout son choix de partenaire, mais j'ai rien à dire. Tant qu'il est heureux et qu'il n'est plus forcé à faire quoi que ce soit...tant qu'il ne touche pas à la drogue aussi, même s'il a lui aussi eu ses périodes...tout va bien."

EXORDIUM.




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