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[Chiyoda] La Roux-te du Retour [ft. Fujiwara Yoshimaru]
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Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Messages : 43Avatar : Sara Bueno - ObliviatenActivité RP : 0 FémininEmploi : Sans Emploi
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Muko ✘ Dreamers
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11.08.18 15:06
Depuis qu’ils étaient arrivés, Su n’était que très rarement sortie. Les seules fois étaient pour accompagner Yuji et pour repérer le quartier. Aujourd’hui, c’était une grande première. Elle allait aller, seule, faire des courses. C’était avec un peu d’appréhension qu’elle sortit de la maison, un plan dessiné par son protecteur dans son sac. Le magasin n’était pas bien loin, aussi en un peu moins de vingt minutes, elle y était et achetait déjà les quelques produits qui lui étaient nécessaires pour l’entretien de leur maison et pour la cuisine. Il n’y avait pas grand-chose à acheter mais cela remplit assez rapidement son sac de course qui ne manqua pas de la faire marcher légèrement penchée lorsqu’elle sortit.

La jeune fille marchait d’un pas un peu lent, ralentie par le poids de ses courses mais aussi par son regard qui se posait un peu partout pour se repérer. Elle aimait aussi noter les différences de toutes sortes entre sa ville natale et Tokyo, il y en avait tellement qu’elle ne pouvait plus les compter depuis longtemps. Elle ne savait pas si un jour, elle allait se faire à ce dépaysement total. Su se disait qu’une fois la barrière de la langue franchie, cela irait mieux mais, déjà qu’elle ne savait ni vraiment lire ni écrire dans sa langue maternelle, elle se demandait si elle allait y arriver.

Elle s’arrêta devant un immense massif de fleurs et le contempla avec attention pendant une ou deux minutes. Elle se rappela alors le jardin immense qu’elle avait eu chez elle. Enfin, chez son mari. Sa demeure était immense et son terrain tout autant, tout était entretenu au millimètre près, tout était beau. Elle aimait passer du temps dans l’espace vert, lorsqu’elle avait du temps. Les odeurs des fleurs, le chant du vent entre les feuilles et celui des oiseaux apaisaient son esprit et faisaient tout taire en elle.

Su inspira un grand coup et ce fut à ce moment précis qu’elle se rendit compte qu’elle avait avancé sans faire attention au chemin qu’elle avait emprunté. Elle n’avait aucune idée d’où elle pouvait être et elle commença à paniquer. Elle sortit le plan de son sac après avoir posé celui de ses courses qui tomba, déséquilibré. Elle retint un grognement de justesse et s’empressa de tout ramasser. C’était sans compter le fait qu’en remettant tout dans le sac, elle y avait également mis le plan. Elle dû alors fouiller à nouveau.

Plus le temps passait plus elle se sentait inconfortable. Elle avait l’impression que tout le monde la regardait et jugeait son attitude. Elle récupéra le plan alors comme elle le put et avança de nouveau sans prendre le temps de le lire afin d’éviter de rester trop longtemps là où la honte l’avait engloutie. Elle se perdit encore plus, mais son cerveau ne répondait plus. La seule chose qu’elle pouvait faire c’était avancer et essayer de semer la gêne qui s’accrochait à elle comme un chewing-gum à une chaussure. Elle avait juste l’impression d’être un oiseau pris dans une marée noire, complètement enduit de pétrole.

Son rythme de marche avait accéléré à l’instar de son rythme cardiaque sous l’effet de l’accélération, de la panique et de la honte. Marcher plus vite avec les courses la faisait pencher davantage et lui demandait alors plus d’effort pour rester droite au maximum. Complètement essoufflée, elle finit par s’arrêter et se força à reprendre ses esprits. Elle posa alors avec attention son sac de courses afin d’éviter une autre humiliation et étudia le plan plus en détail. Déjà qu’elle ne savait pas où elle était, retrouver sa maison allait relever du miracle. À aucun moment elle allait pouvoir se situer sur la carte, elle ne reconnaissait rien du tout. Elle était complètement perdue.

La rouquine récupéra son sac et décida de chercher une place où s’asseoir afin de se reposer et d’essayer de sa calmer pour trouver une solution. Ses yeux commencèrent alors à briller sous l’effet des quelques larmes qui commençaient à perler en leurs coins, mais elle refusa de complètement craquer et se mit en marche de nouveau.

Fujiwara Yoshimaru

Date d'inscription : 16/03/2018Messages : 289Avatar : Hara ToshimasaActivité RP : 2 MasculinEmploi : Wakagashira du clan Matsumoto, Proxénète et patron du Bird cageCrédits : VTP // TumblrMulti : Kazuki - Asami - Kagami - Tsunade
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Wakagashira ✘ Matsumoto
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12.08.18 18:36

La roux-te du retour

Il fait beau aujourd'hui. Je suis relativement de bonne humeur aussi. J'ai décidé de sortir faire un petit tour, après mon rendez-vous à la banque. Il y a un petit parc pas trop loin de l'établissement, où j'ai pris l'habitude d'aller fumer une cigarette après mes rendez-vous. J'ai de la chance de bien m'entendre avec mon banquier. Il n'a jamais à se plaindre d'un compte à découvert, ou autre soucis. Je devais juste le voir, comme une fois tous les trimestres pour faire un petit bilan financier.

Il s'occupe de blanchir l'argent généré par la maison close que je tiens, afin qu'à l'extérieur tout paraisse venir d'un établissement légal. Officiellement, il n'y a que le club de striptease qui existe ici. Seul le filth est déclaré, le birdcage n'apparaît nulle part. Même si le club me rapporte de l'argent, c'est avant tout une société écran servant à couvrir les revenus du birdcage. Ryosuke s'occupe donc de tout ça, pour me décharger d'une charge de travail supplémentaire.

Assis dans le parc, j'enfile mes lunettes de soleil pour profiter, et allume une cigarette pour me détendre. C'est toujours fatiguant, de parler de chiffres. Surtout quand ça se compte en millions de yens par mois. Moi qui m'étais fixé pour objectif de devenir milliardaire avant trente cinq ans, je semble être sur la bonne voie. Je regarde la rolex à mon poignet : il est 16h, il est encore tôt. Tomoe doit encore faire sa sieste, Nagato est à l'école et Daisuke doit regarder sa série télé de l'après midi. Tout va donc bien à la maison, je suppose.

Je devrais peut-être rentrer pourtant. Pour proposer à Daisuke d'aller sortir au parc avec lui et le bébé. Juste tous les trois, comme une famille ordinaire. Nous sommes deux hommes, mariés, avec un enfant. C'est probablement atypique, mais je tiens à ce que nous soyons comme tout le monde. Et ce malgré mon métier de Yakuza.

Alors que je pense à ma famille et particulièrement à mon mari, je fronce les sourcils en voyant une tignasse rousse au loin. Je les reconnaît très bien, ces cheveux. Et pour cause : je les vois tous les jours. Les cheveux longs et roux qui ont l'air d'être doux, une carrure frêle qui a l'air de pouvoir se briser à la moindre bourrasque de vent trop violente...

« FUJIWARA DAISUKE !!! »

Qu'est-ce qu'il branles ici ?! Sans Tomoe en plus ! Et avec un sac de courses ! Pourquoi il aurait laissé notre petite fille seule, et serait en plus venu à Chiyoda ? Il a un amant ?... Il ne me répond d'ailleurs pas. Il fait sans doute semblant de ne pas m'avoir entendu, puis qu'il accélère le pas.

En pleire fureur, je me relève pour marcher à mon tour vers lui.

« ARRÊTES TOI TOUT DE SUITE PUTAIN !!! T'AS INTÉRÊT A M'EXPLIQUER CE QUE TU BRANLES ICI ET POURQUOI T'AS LAISSÉ NOTRE BÉBÉ D'UN AN SEULE A LA MAISON ! »

 

EXORDIUM.


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Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Messages : 43Avatar : Sara Bueno - ObliviatenActivité RP : 0 FémininEmploi : Sans Emploi
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Muko ✘ Dreamers
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15.08.18 14:41
Plus elle avançait plus une partie d’elle s’emplissait d’espoir et plus l’autre s’enfonçait dans la panique complète. La rouquine ne savait plus trop comment réagir subissant l’effet de ces sentiments complètement contradictoires et aussi fort l’un que l’autre. Leur lutte en elle était incessante et l’empêchaient de réfléchir à une solution rationnelle et à se focaliser sur son chemin.

Su avançait sans trop savoir où elle allait. Cela lui était souvent arrivé à Heaven, au début, après s’être enfuie. Elle n’était jamais sortie avant la mort de son père. Une fois qu’elle avait intégré le clan, chaque fois qu’elle se perdait, il y avait quelqu’un qu’elle connaissait qui l’aidait à retrouver son chemin. Mais ici, elle n’avait personne et elle ne pouvait plus compter là-dessus.

Elle se dit alors qu’il ne valait peut-être mieux qu’elle ne sorte plus ? Ou du moins, plus toute seule ? Après son mariage, la jeune femme était de moins en moins de sortie, elle n’allait même plus dans l’immense jardin de la demeure de son mari, elle ne faisait plus rien d’autre que dormir la journée et travailler le soir. De temps à autres, il lui arrivait de travailler le jour, ce qui diminuait considérablement son temps de sommeil.

Elle avait perdu l’habitude de marcher longtemps. Ses jambes fatiguaient mais elle n’avait pas le choix, elle allait forcément tomber sur quoi que ce soit qui puisse la ramener ou la guider chez elle. Alors qu’elle allait s’accorder une petite pause bien méritée, elle entendit quelqu’un hurler dans la rue. Elle n’y prêta tout d’abord pas attention mais il lui semblait que les cris semblaient se rapprocher d’elle. Su jeta un coup d’œil furtif par-dessus son épaule et vit un homme à l’air furieux, voire menaçant, arrivant à toute vitesse dans sa direction en hurlant des choses qu’elle ne comprenait pas.

Son sang ne fit qu’un tour et son corps agit de lui-même. Elle attrapa son sac de courses entre ses bras et se mit à courir comme elle le put. Déjà qu’elle n’avait jamais couru très vite, entre la fatigue et le poids de ses courses, elle risquait de se faire attraper. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle sentait que c’était après elle qu’il en avait et elle commençait à avoir vraiment très peur de lui. Finalement, la guerre entre les deux parties d’elle-même se termina par une victoire écrasante de la panique.

Il fallait qu’elle lâche ses courses, mais si elle le faisait, elle n’allait plus jamais les retrouver et ce serait perdre de l’argent mais sa survie était sans doute en jeu. Elle le jeta alors et tenta d’accélérer sa course comme elle le put, maintenant plus légère. Elle tourna au hasard dans une rue étroite et pas trop fréquentée en regardant rapidement derrière elle.

Elle ne le vit pas. Ce papier humide par terre sur lequel elle glissa sans ménagement. Elle tomba alors en arrière et manqua d’heurter son crâne contre le sol si elle ne s’était pas recroquevillée à cause du choc de son coccyx. Il l’avait sans doute rattrapée, il était trop tard pour elle pour se relever et s’enfuir à nouveau.

Elle se mit alors à quatre pattes pour essayer de se redresser mais elle avait encore trop mal. Elle commença alors à supplier l’homme, n’osant même pas lever le regard vers son visage, alternant des « s’il vous plait » maladroits en japonais avec des phrases complètement décousues en anglais.

- Je vous en supplie… Je n’ai rien fait… S’il vous plait…

Son corps tout entier se mit à trembler, contrecoup de la chute et de la peur. Elle bascula alors vers l’arrière, finissant assise par terre, les jambes pliées et les mains contre le sol pour se soutenir comme elle le pouvait.

Fujiwara Yoshimaru

Date d'inscription : 16/03/2018Messages : 289Avatar : Hara ToshimasaActivité RP : 2 MasculinEmploi : Wakagashira du clan Matsumoto, Proxénète et patron du Bird cageCrédits : VTP // TumblrMulti : Kazuki - Asami - Kagami - Tsunade
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Wakagashira ✘ Matsumoto
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20.08.18 16:34

La roux-te du retour

Daisuke s'enfuit en courant. Merde, quel con putain ! Il sait pourtant que je vais le rattraper et que ça ne sert à rien de courir. Il me facilite même la tâche en tombant comme un idiot dans une ruelle quelques mètres plus loin. Alors que je m'approche en trottinant, je suis pris d'un horrible sentiment. Mon visage se décompose. On me parle... En anglais, avec un pauvre mot de Japonais. C'est aussi une petite voix fluette et féminine. Merde... Je... Mais quel con putain !

Gêné d'avoir confondu Daisuke avec une illustre inconnue qui ne semble même pas vraiment parler notre langue, je m'accroupis et l'aide à se relever. Elle est aussi maigre que lui, et de dos... Wow. C'est vraiment pas de chance pour elle.

« Excusez-moi, je vous ai confondu avec quelqu'un d'autre... Vous ne vous êtes pas fait mal ? »

Heureusement, j'ai eu la chance d'aller à l'école, j'ai grandi à l'extérieur de Tokyo. Je suis même allé dans le meilleur lycée privé de tout le pays et j'ai pu y apprendre l'anglais. Je suis aussi sorti avec pas mal de femmes étrangères alors... J'ai pu pratiquer. Si bien que mon anglais est impeccable, et mon accent l'est presque tout autant.

« Venez je... Je vais vous aider à récupérer votre sac. Excusez-moi, vraiment... De dos je vous ai confondu avec mon mari. »

Bon c'est un peu étrange dit comme ça, puisque c'est sans le moindre doute une femme que j'ai en face de moi. Je connais pas mal de garçons assez androgynes qu'on appellerai bien volontiers Mademoiselle, mais ça, c'est une fille. Sur et certain. A cent pour cent. J'aide donc cette jeune femme étrangère à marcher jusqu'au parc que nous avons quitté, et je ramasse moi-même les courses que je lui ai fait lâcher pour qu'elle puisse me fuir si vite.

C'est rare, de voir des occidentaux à Tokyo. Comment est-ce qu'elle est arrivée ici ? J'ai entendu dire qu'un bordel où il n'y a que des blanches à ouvert du côté de Shinjuku. Est-ce qu'elle travaille là-bas ?

« Vous lui ressemblez, de dos. Il a des longs cheveux roux comme les votre, et il est très mince lui aussi. »

Pour ne pas dire maigre à faire peur. Autant rester poli, surtout que je viens de traumatiser cette pauvre fille qui tremble comme une feuille !
 

EXORDIUM.


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Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Messages : 43Avatar : Sara Bueno - ObliviatenActivité RP : 0 FémininEmploi : Sans Emploi
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Muko ✘ Dreamers
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26.08.18 16:09
Alors qu’elle reculait comme elle le pouvait et s’attendait au pire, l’inconnu s’accroupit devant elle et l’aida à se relever. Tout s’arrêta dans son esprit tant l’incompréhension était totale. Elle se laissa faire et ne bougea pas d’un millimètre. Il se mit alors à lui parler et alors qu’elle pensait qu’elle n’allait encore rien comprendre, elle fut agréablement surprise d’entendre des phrases anglaises avec un accent proche de la perfection. La rouquine n’avait jamais osé espérer trouver quelqu’un aussi aisé dans sa langue maternelle ici. Encore sous l’effet de l’adrénaline causée par la course poursuite et de la surprise, elle ne dit rien, se contentant d’écouter et d’apprécier la sonorité de la langue anglaise sortie de la bouche d’un étranger. Enfin… C’était elle l’étrangère ici, quel paradoxe. Elle le remercia lorsqu’il la remit sur pieds.

« Venez je... Je vais vous aider à récupérer votre sac. Excusez-moi, vraiment... De dos je vous ai confondu avec mon mari. »

Avait-elle une carrure si masculine ? La jeune fille ne se doutait pas qu’ici, beaucoup d’hommes avaient une allure féminine si bien qu’il était compliqué de différencier. Elle essaya de se regarder d’un œil extérieur et sa vision d’elle-même devint complètement erronée.

- Pardon d’avoir eu peur de vous… Je ne sais pas ce qu’il m’a pris… J’ai paniqué, je suis désolée…

Il l’aida à marcher et, sur le chemin jusqu’à ses courses étalées sur le sol, Su resta muette, repensant au fait qu’elle ressemblait sans doute à un homme. Elle n’eut pas le temps de se pencher pour ramasser quoi que ce soit, sa hanche endolorie, qu’il l’avait déjà fait. De ses mains encore tremblantes, elle ramassa ses sacs et le remercia de nouveau.

« Vous lui ressemblez, de dos. Il a des longs cheveux roux comme les votre, et il est très mince lui aussi. »

Cela ne fit qu’enfoncer le clou. Cela pouvait expliquer pourquoi Yuji ne s’était pas intéressé à elle finalement. Il aimait les femmes plus féminines, avec des formes plus développées… Elle n’était rien de toute cela. Mais pourquoi tous ces hommes avaient-ils payé aussi cher pour elle ? Son esprit se brouilla de questions. Peut-être que dans certaines tenues, ses traits et son allure masculine étaient atténués et que c’était pour elle dans ses tenues et pour tout ce qu’elle faisait qu’ils payaient…

Elle resserra ses doigts autour des poignées de ses sacs si bien que ses ongles rentrèrent dans sa peau, ce qui la ramena à la réalité.

- Je suis désolée que vous m’ayez confondue… Je ne sais pas vraiment parler japonais, je ne m’attendais pas à trouver quelqu’un ici qui maîtrise autant l’anglais… Votre parlé est impeccable…

Elle ne savait pas trop quoi dire d’autre, la situation était particulière...  Que devait-on dire ou faire lorsqu’on était confronté à ce genre de circonstances ?

Fujiwara Yoshimaru

Date d'inscription : 16/03/2018Messages : 289Avatar : Hara ToshimasaActivité RP : 2 MasculinEmploi : Wakagashira du clan Matsumoto, Proxénète et patron du Bird cageCrédits : VTP // TumblrMulti : Kazuki - Asami - Kagami - Tsunade
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Wakagashira ✘ Matsumoto
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07.09.18 13:58

La roux-te du retour

Mademoiselle la rouquine est un peu gênée. Ah, je comprend. J’acquiesce quand elle me dit qu'elle ne parle pas très bien Japonais. ça veut donc dire qu'elle viens d'arriver... En général, les jolies filles blanches ici sont putes. Ramenées de force par la mafia pour bosser dans des maisons closes un peu glauques. Ou ce sont des touristes... Mais elle n'a pas l'air d'être une touriste, ni une fille contrainte de se prostituer. Si c'était le cas, l'ordure lui servant de mac ne la laisserai pas se ballader... C'est comme laisser traîner son porte feuille bien en évidence avec des yens qui dépassent !

« J'ai commencer à apprendre l'anglais très jeune. Je viens d'une bonne famille, mes parents avaient engagé une jeune fille au pair qui était Australienne et qui me parlais en Anglais. »

C'est probablement ça qui a aidé. ça, et mon goût pour les femmes occidentales. J'ai eu beaucoup de petites copines blanches, plus que des Japonaises. C'est juste une question de goût... Il y a des jolies filles chez nous aussi, mais ce n'est pas tout à fait pareil.

J'allume une cigarette et porte donc moi-même le sac de la jolie rousse. Ah, je devrais quand même me présenter, non ?

« Fujiwara Yoshimaru. Mais vous pouvez m’appeler Fuji-san, tout le monde m'appelle comme ça à Tokyo. »

Par habitude Nippone, je m'incline poliment vers elle en me présentant. Les bonnes manières ont la vie dure. Chassez le naturel, il reviens au galop. Puisqu'elle est étrangère, je doute qu'elle soit suffisamment calée en histoire Nippone pour savoir qui sont les Fujiwara. Vieille famille aristocratique, vieille de plusieurs siècles. Mais ça n'a pas spécialement d'importance. Surtout pas ici à Tokyo. Surtout pas pour moi qui ai choisi de devenir Yakuza et de m'éloigner d'une vie de civile.
 

EXORDIUM.


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Boss Tanaka

Date d'inscription : 12/03/2018Messages : 175Activité RP : 0 MasculinEmploi : Chef de la ville
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Oyabun ✘ Muranaka
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01.11.18 13:04
Attention, votre sujet a été jugé inactif car sans réponse depuis le 7 Septembre.

Vous avez jusqu'au 7 Décembre 2018 pour vous manifester au près de l'un des deux admins par message privé, afin de remettre votre RP en jeu.

Si rien n'a été fait d'ici le 7 Décembre, votre sujet sera considéré comme abandonné et seul Fujiwara Yoshimaru bénéficiera des 500 yens par poste en cas de RP abandonné.

Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Messages : 43Avatar : Sara Bueno - ObliviatenActivité RP : 0 FémininEmploi : Sans Emploi
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Muko ✘ Dreamers
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04.11.18 23:57
Su l’écouta parler silencieusement, même ses pas ne faisaient aucun bruit, évitant soigneusement de croiser son regard. Ses doigts se relâchèrent lorsqu’il prit son sac, à l’inverse de son corps qui se raidit complètement à cet instant. La jeune femme n’était pas à l’aise, elle voulait être engloutie par le sol et disparaître de cet endroit et de sa vue.

« Fuji-san, tout le monde m’appelle comme ça à Tokyo. »


- Vous devez être quelqu'un d'important…

L’homme devait être connu si « tout le monde » l’appelait par le même surnom, d’autant plus s’il venait d’une bonne famille. Le malaise s’intensifia alors en elle, elle n’avait rien à faire ici, à marcher à ses côtés. Ses épaules remontèrent à hauteur de sa mâchoire qu’elle serra inconsciemment. L’odeur de la cigarette lui parvint et le parfum du tabac ne ressemblait à aucun de ceux qu’elle avait connus. Ni son mari, ni ses clients, ni Yuji n’avaient fumé de ce tabac, c’était la première fois qu’elle le sentait.

Su avait toujours été très sensible aux odeurs, elle pouvait reconnaître une personne rien qu’à son parfum, certaines la rassuraient, d’autres l’angoissaient, tout dépendait du souvenir auquel elles étaient associées. Son rapport à son sens olfactif pouvait parfois lui jouer des tours car, souvent, elle était surprise à respirer l’odeur de t-shirts ou des vêtements des personnes qu’elle appréciait, juste pour se sentir bien et en sécurité, pour s’apaiser.

La jeune femme s’inclina comme il l’avait fait pour se présenter, par mimétisme. Elle avait appris ici, qu’au japon, on présentait d’abord son nom de famille, puis son prénom. Mais elle n’avait pas de quoi se venter de son nom de famille, il ne représentait rien, elle avait toujours détesté le prononcer. Et celui de son mari, « Alexander », elle se devait de l’effacer ici.

- Su, je suis arrivée ici il y a quelques jours.


Sa présentation était ridicule, il n’y avait rien à ajouter, elle était Su, rien de plus, rien du tout. Que pouvait-elle dire de plus ?

Elle tendit les mains vers son sac, beaucoup trop gênée de laisser quelqu’un de sa stature porter ses courses et rester à ses côtés, quelle image devait-elle donner ?

- Je ne vais pas vous importuner davantage… Je vous prie une nouvelle fois de m’excuser pour tout ça…

La rouquine ne voulait qu’une chose : disparaître et aller s’enfermer pour oublier toute cette gêne.

Fujiwara Yoshimaru

Date d'inscription : 16/03/2018Messages : 289Avatar : Hara ToshimasaActivité RP : 2 MasculinEmploi : Wakagashira du clan Matsumoto, Proxénète et patron du Bird cageCrédits : VTP // TumblrMulti : Kazuki - Asami - Kagami - Tsunade
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Wakagashira ✘ Matsumoto
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14.11.18 20:27

La roux-te du retour

Su. Je trouve ça étrangement et anormalement court, comme prénom. Mais pourquoi pas. Je ne suis pas expert en patronymes étrangers, alors... Ce n'est peut-être pas si inhabituel. Elle viens en tout cas d'arriver à Tokyo. Et... Elle va sans doute avoir du mal à se faire à cette ville. Je suis Japonais, un Yakuza, mais tout de même un étranger au sein de l'ancienne capitale. Et pour cause : je ne suis pas natif de cet enfer.

« Je suis un étranger moi aussi. J'ai beau être Japonais, comme je ne suis pas né à Tokyo, c'est tout comme pour les gens d'ici. »

C'est relativement rare de tomber sur des occidentaux ici. Surtout des occidentales d'ailleurs. En la regardant, le proxénète et l'homme d'affaire en moi resurgit : si elle bossait chez moi, je pourrais me faire un sacré paquet de thunes. Soucieux de ne pas rater une bonne affaire, je fouille dans mes poches et lui tend ma carte de visite un peu maladroitement.

« Si vous cherchez du travail... N'hésitez pas à m’appeler. On a toujours besoin de danseuses ou... de filles pour réconforter les hommes, vous voyez ce que je veux dire ? »

Autant ne pas dire clairement le mot prostituées. C'est quelque chose qui fâche j'ai l'impression. Pourtant, je n'ai jamais trouvé ça honteux comme métier. Si j'avais eu un destin différent, j'aurais même probablement fait un très bon gigolo !

« Je ne force pas les filles, si jamais ça vous inquiète. Vous n'être obligée à rien, pas même à me rappeler si vous ne le souhaitez pas, Su. »

Le seul désavantage que je vois chez elle, c'est qu'elle ne parle pas spécialement le Japonais. Mais elle apprendras. De toute manière, ce n'est pas comme si elle avait le choix ici... Les gens capables de parler anglais correctement sont une denrée rare.
 

EXORDIUM.


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Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Messages : 43Avatar : Sara Bueno - ObliviatenActivité RP : 0 FémininEmploi : Sans Emploi
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Muko ✘ Dreamers
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18.11.18 19:54
Plus le malaise s’installait, plus le manque se faisait sentir. Son corps savait ce qui l’empêchait d’angoisser et ce qui la mettait à l’aise, le demandant avec de plus en plus d’insistance. Su sentait son esprit flotter et ses jambes devenir fébriles.

La jeune femme saisit d’une main tremblante la carte que Fuji-san lui tendait sans comprendre le message dissimulé. "Danseuse", "réconforter". Elle n’avait jamais fait ça avant. Jamais elle n’avait dansé et, pour ce qui était du réconfort, elle ne pensait pas pouvoir jouer le rôle de psychologue pour qui que ce soit.

- Je ne sais pas vraiment danser et puis, je ne pense pas être de bons conseils ou être une bonne oreille. Je ne peux pas vous être utile… Les « emplois » que j’ai eus ne sont pas en adéquation avec ce que vous recherchez…

Femme de ménage et prostituée. Il n’y avait rien qui correspondait et puis, de toute façon, elle n’était pas quelqu’un de stable. L’embaucher reviendrait à se tirer une balle dans le pied. Malgré tout, l’idée de trouver du travail lui trottait dans la tête depuis un moment déjà. Elle voulait aider aux dépenses et puis travailler lui permettrait de mieux s’intégrer, c’était une occasion qui ne se représenterait pas.

- Cela dit… Je peux apprendre ce qu’il y a à apprendre, je sais m’adapter… Travailler me permettrait de participer aux dépenses et de m’intégrer ici. Je ne pense pas pouvoir rentrer chez moi un jour alors autant faciliter ma vie à Tokyo.

Pouvoir ou vouloir ? Elle n’arrivait plus vraiment à savoir. Retourner là-bas signifierait de redevenir ce qu’elle a toujours été, elle avait une chance d’effacer tout ça et de s’offrir une nouvelle vie, mais allait-elle y arriver ? Surtout, était-elle faite pour autre chose ? Et puis, elle ne connaissait rien ici, elle n’avait plus personne. Yuji… Elle avait Yuji mais il travaillait beaucoup trop et même s’ils habitaient sous le même toit, elle ne le voyait que très rarement, ils n’échangeaient plus beaucoup… Elle ne pouvait pas lui en vouloir : il faisait tout ce qu’il pouvait pour qu’ils puissent vivre confortablement ici mais leur communication en pâtissait. Travailler le soulagerait énormément et ils pourraient passer du temps ensemble…

- Mais je peux comprendre que me « former » serait une perte de temps et d’argent. Autant trouver quelqu’un qui l’est déjà.

Malgré tout, même si elle prétendait pouvoir apprendre, elle ne devait pas oublier qu’elle n’était qu’une imbécile, incapable de lire ou d’écrire même dans sa propre langue maternelle. Elle n’était pas très intelligente alors apprendre un métier lui paraissait colossal.

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