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La Roux-te du Retour [ft. Fujiwara Yoshimaru]
 :: La zone neutre :: Chiyoda

Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Activité RP : 9Messages : 23Avatar : Sara Bueno - Obliviaten Féminin¥ : 102,000
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Muko ✘ Dreamers
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11.08.18 15:06
Depuis qu’ils étaient arrivés, Su n’était que très rarement sortie. Les seules fois étaient pour accompagner Yuji et pour repérer le quartier. Aujourd’hui, c’était une grande première. Elle allait aller, seule, faire des courses. C’était avec un peu d’appréhension qu’elle sortit de la maison, un plan dessiné par son protecteur dans son sac. Le magasin n’était pas bien loin, aussi en un peu moins de vingt minutes, elle y était et achetait déjà les quelques produits qui lui étaient nécessaires pour l’entretien de leur maison et pour la cuisine. Il n’y avait pas grand-chose à acheter mais cela remplit assez rapidement son sac de course qui ne manqua pas de la faire marcher légèrement penchée lorsqu’elle sortit.

La jeune fille marchait d’un pas un peu lent, ralentie par le poids de ses courses mais aussi par son regard qui se posait un peu partout pour se repérer. Elle aimait aussi noter les différences de toutes sortes entre sa ville natale et Tokyo, il y en avait tellement qu’elle ne pouvait plus les compter depuis longtemps. Elle ne savait pas si un jour, elle allait se faire à ce dépaysement total. Su se disait qu’une fois la barrière de la langue franchie, cela irait mieux mais, déjà qu’elle ne savait ni vraiment lire ni écrire dans sa langue maternelle, elle se demandait si elle allait y arriver.

Elle s’arrêta devant un immense massif de fleurs et le contempla avec attention pendant une ou deux minutes. Elle se rappela alors le jardin immense qu’elle avait eu chez elle. Enfin, chez son mari. Sa demeure était immense et son terrain tout autant, tout était entretenu au millimètre près, tout était beau. Elle aimait passer du temps dans l’espace vert, lorsqu’elle avait du temps. Les odeurs des fleurs, le chant du vent entre les feuilles et celui des oiseaux apaisaient son esprit et faisaient tout taire en elle.

Su inspira un grand coup et ce fut à ce moment précis qu’elle se rendit compte qu’elle avait avancé sans faire attention au chemin qu’elle avait emprunté. Elle n’avait aucune idée d’où elle pouvait être et elle commença à paniquer. Elle sortit le plan de son sac après avoir posé celui de ses courses qui tomba, déséquilibré. Elle retint un grognement de justesse et s’empressa de tout ramasser. C’était sans compter le fait qu’en remettant tout dans le sac, elle y avait également mis le plan. Elle dû alors fouiller à nouveau.

Plus le temps passait plus elle se sentait inconfortable. Elle avait l’impression que tout le monde la regardait et jugeait son attitude. Elle récupéra le plan alors comme elle le put et avança de nouveau sans prendre le temps de le lire afin d’éviter de rester trop longtemps là où la honte l’avait engloutie. Elle se perdit encore plus, mais son cerveau ne répondait plus. La seule chose qu’elle pouvait faire c’était avancer et essayer de semer la gêne qui s’accrochait à elle comme un chewing-gum à une chaussure. Elle avait juste l’impression d’être un oiseau pris dans une marée noire, complètement enduit de pétrole.

Son rythme de marche avait accéléré à l’instar de son rythme cardiaque sous l’effet de l’accélération, de la panique et de la honte. Marcher plus vite avec les courses la faisait pencher davantage et lui demandait alors plus d’effort pour rester droite au maximum. Complètement essoufflée, elle finit par s’arrêter et se força à reprendre ses esprits. Elle posa alors avec attention son sac de courses afin d’éviter une autre humiliation et étudia le plan plus en détail. Déjà qu’elle ne savait pas où elle était, retrouver sa maison allait relever du miracle. À aucun moment elle allait pouvoir se situer sur la carte, elle ne reconnaissait rien du tout. Elle était complètement perdue.

La rouquine récupéra son sac et décida de chercher une place où s’asseoir afin de se reposer et d’essayer de sa calmer pour trouver une solution. Ses yeux commencèrent alors à briller sous l’effet des quelques larmes qui commençaient à perler en leurs coins, mais elle refusa de complètement craquer et se mit en marche de nouveau.

Fujiwara Yoshimaru

Date d'inscription : 16/03/2018Activité RP : 10Messages : 264Multi : Kazuki - Asami - Kagami - TsunadeAvatar : Hara Toshimasa MasculinEmploi : Wakagashira du clan Matsumoto, Proxénète et patron du Bird cage¥ : 453,000Crédits : VTP // Tumblr
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Wakagashira ✘ Matsumoto
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12.08.18 18:36

La roux-te du retour

Il fait beau aujourd'hui. Je suis relativement de bonne humeur aussi. J'ai décidé de sortir faire un petit tour, après mon rendez-vous à la banque. Il y a un petit parc pas trop loin de l'établissement, où j'ai pris l'habitude d'aller fumer une cigarette après mes rendez-vous. J'ai de la chance de bien m'entendre avec mon banquier. Il n'a jamais à se plaindre d'un compte à découvert, ou autre soucis. Je devais juste le voir, comme une fois tous les trimestres pour faire un petit bilan financier.

Il s'occupe de blanchir l'argent généré par la maison close que je tiens, afin qu'à l'extérieur tout paraisse venir d'un établissement légal. Officiellement, il n'y a que le club de striptease qui existe ici. Seul le filth est déclaré, le birdcage n'apparaît nulle part. Même si le club me rapporte de l'argent, c'est avant tout une société écran servant à couvrir les revenus du birdcage. Ryosuke s'occupe donc de tout ça, pour me décharger d'une charge de travail supplémentaire.

Assis dans le parc, j'enfile mes lunettes de soleil pour profiter, et allume une cigarette pour me détendre. C'est toujours fatiguant, de parler de chiffres. Surtout quand ça se compte en millions de yens par mois. Moi qui m'étais fixé pour objectif de devenir milliardaire avant trente cinq ans, je semble être sur la bonne voie. Je regarde la rolex à mon poignet : il est 16h, il est encore tôt. Tomoe doit encore faire sa sieste, Nagato est à l'école et Daisuke doit regarder sa série télé de l'après midi. Tout va donc bien à la maison, je suppose.

Je devrais peut-être rentrer pourtant. Pour proposer à Daisuke d'aller sortir au parc avec lui et le bébé. Juste tous les trois, comme une famille ordinaire. Nous sommes deux hommes, mariés, avec un enfant. C'est probablement atypique, mais je tiens à ce que nous soyons comme tout le monde. Et ce malgré mon métier de Yakuza.

Alors que je pense à ma famille et particulièrement à mon mari, je fronce les sourcils en voyant une tignasse rousse au loin. Je les reconnaît très bien, ces cheveux. Et pour cause : je les vois tous les jours. Les cheveux longs et roux qui ont l'air d'être doux, une carrure frêle qui a l'air de pouvoir se briser à la moindre bourrasque de vent trop violente...

« FUJIWARA DAISUKE !!! »

Qu'est-ce qu'il branles ici ?! Sans Tomoe en plus ! Et avec un sac de courses ! Pourquoi il aurait laissé notre petite fille seule, et serait en plus venu à Chiyoda ? Il a un amant ?... Il ne me répond d'ailleurs pas. Il fait sans doute semblant de ne pas m'avoir entendu, puis qu'il accélère le pas.

En pleire fureur, je me relève pour marcher à mon tour vers lui.

« ARRÊTES TOI TOUT DE SUITE PUTAIN !!! T'AS INTÉRÊT A M'EXPLIQUER CE QUE TU BRANLES ICI ET POURQUOI T'AS LAISSÉ NOTRE BÉBÉ D'UN AN SEULE A LA MAISON ! »

 

EXORDIUM.


I'll shoot you down, don't mess with me

Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Activité RP : 9Messages : 23Avatar : Sara Bueno - Obliviaten Féminin¥ : 102,000
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Muko ✘ Dreamers
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15.08.18 14:41
Plus elle avançait plus une partie d’elle s’emplissait d’espoir et plus l’autre s’enfonçait dans la panique complète. La rouquine ne savait plus trop comment réagir subissant l’effet de ces sentiments complètement contradictoires et aussi fort l’un que l’autre. Leur lutte en elle était incessante et l’empêchaient de réfléchir à une solution rationnelle et à se focaliser sur son chemin.

Su avançait sans trop savoir où elle allait. Cela lui était souvent arrivé à Heaven, au début, après s’être enfuie. Elle n’était jamais sortie avant la mort de son père. Une fois qu’elle avait intégré le clan, chaque fois qu’elle se perdait, il y avait quelqu’un qu’elle connaissait qui l’aidait à retrouver son chemin. Mais ici, elle n’avait personne et elle ne pouvait plus compter là-dessus.

Elle se dit alors qu’il ne valait peut-être mieux qu’elle ne sorte plus ? Ou du moins, plus toute seule ? Après son mariage, la jeune femme était de moins en moins de sortie, elle n’allait même plus dans l’immense jardin de la demeure de son mari, elle ne faisait plus rien d’autre que dormir la journée et travailler le soir. De temps à autres, il lui arrivait de travailler le jour, ce qui diminuait considérablement son temps de sommeil.

Elle avait perdu l’habitude de marcher longtemps. Ses jambes fatiguaient mais elle n’avait pas le choix, elle allait forcément tomber sur quoi que ce soit qui puisse la ramener ou la guider chez elle. Alors qu’elle allait s’accorder une petite pause bien méritée, elle entendit quelqu’un hurler dans la rue. Elle n’y prêta tout d’abord pas attention mais il lui semblait que les cris semblaient se rapprocher d’elle. Su jeta un coup d’œil furtif par-dessus son épaule et vit un homme à l’air furieux, voire menaçant, arrivant à toute vitesse dans sa direction en hurlant des choses qu’elle ne comprenait pas.

Son sang ne fit qu’un tour et son corps agit de lui-même. Elle attrapa son sac de courses entre ses bras et se mit à courir comme elle le put. Déjà qu’elle n’avait jamais couru très vite, entre la fatigue et le poids de ses courses, elle risquait de se faire attraper. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle sentait que c’était après elle qu’il en avait et elle commençait à avoir vraiment très peur de lui. Finalement, la guerre entre les deux parties d’elle-même se termina par une victoire écrasante de la panique.

Il fallait qu’elle lâche ses courses, mais si elle le faisait, elle n’allait plus jamais les retrouver et ce serait perdre de l’argent mais sa survie était sans doute en jeu. Elle le jeta alors et tenta d’accélérer sa course comme elle le put, maintenant plus légère. Elle tourna au hasard dans une rue étroite et pas trop fréquentée en regardant rapidement derrière elle.

Elle ne le vit pas. Ce papier humide par terre sur lequel elle glissa sans ménagement. Elle tomba alors en arrière et manqua d’heurter son crâne contre le sol si elle ne s’était pas recroquevillée à cause du choc de son coccyx. Il l’avait sans doute rattrapée, il était trop tard pour elle pour se relever et s’enfuir à nouveau.

Elle se mit alors à quatre pattes pour essayer de se redresser mais elle avait encore trop mal. Elle commença alors à supplier l’homme, n’osant même pas lever le regard vers son visage, alternant des « s’il vous plait » maladroits en japonais avec des phrases complètement décousues en anglais.

- Je vous en supplie… Je n’ai rien fait… S’il vous plait…

Son corps tout entier se mit à trembler, contrecoup de la chute et de la peur. Elle bascula alors vers l’arrière, finissant assise par terre, les jambes pliées et les mains contre le sol pour se soutenir comme elle le pouvait.

Fujiwara Yoshimaru

Date d'inscription : 16/03/2018Activité RP : 10Messages : 264Multi : Kazuki - Asami - Kagami - TsunadeAvatar : Hara Toshimasa MasculinEmploi : Wakagashira du clan Matsumoto, Proxénète et patron du Bird cage¥ : 453,000Crédits : VTP // Tumblr
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Wakagashira ✘ Matsumoto
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Hier à 16:34

La roux-te du retour

Daisuke s'enfuit en courant. Merde, quel con putain ! Il sait pourtant que je vais le rattraper et que ça ne sert à rien de courir. Il me facilite même la tâche en tombant comme un idiot dans une ruelle quelques mètres plus loin. Alors que je m'approche en trottinant, je suis pris d'un horrible sentiment. Mon visage se décompose. On me parle... En anglais, avec un pauvre mot de Japonais. C'est aussi une petite voix fluette et féminine. Merde... Je... Mais quel con putain !

Gêné d'avoir confondu Daisuke avec une illustre inconnue qui ne semble même pas vraiment parler notre langue, je m'accroupis et l'aide à se relever. Elle est aussi maigre que lui, et de dos... Wow. C'est vraiment pas de chance pour elle.

« Excusez-moi, je vous ai confondu avec quelqu'un d'autre... Vous ne vous êtes pas fait mal ? »

Heureusement, j'ai eu la chance d'aller à l'école, j'ai grandi à l'extérieur de Tokyo. Je suis même allé dans le meilleur lycée privé de tout le pays et j'ai pu y apprendre l'anglais. Je suis aussi sorti avec pas mal de femmes étrangères alors... J'ai pu pratiquer. Si bien que mon anglais est impeccable, et mon accent l'est presque tout autant.

« Venez je... Je vais vous aider à récupérer votre sac. Excusez-moi, vraiment... De dos je vous ai confondu avec mon mari. »

Bon c'est un peu étrange dit comme ça, puisque c'est sans le moindre doute une femme que j'ai en face de moi. Je connais pas mal de garçons assez androgynes qu'on appellerai bien volontiers Mademoiselle, mais ça, c'est une fille. Sur et certain. A cent pour cent. J'aide donc cette jeune femme étrangère à marcher jusqu'au parc que nous avons quitté, et je ramasse moi-même les courses que je lui ai fait lâcher pour qu'elle puisse me fuir si vite.

C'est rare, de voir des occidentaux à Tokyo. Comment est-ce qu'elle est arrivée ici ? J'ai entendu dire qu'un bordel où il n'y a que des blanches à ouvert du côté de Shinjuku. Est-ce qu'elle travaille là-bas ?

« Vous lui ressemblez, de dos. Il a des longs cheveux roux comme les votre, et il est très mince lui aussi. »

Pour ne pas dire maigre à faire peur. Autant rester poli, surtout que je viens de traumatiser cette pauvre fille qui tremble comme une feuille !
 

EXORDIUM.


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