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[Kita] Alice in Wonder Underground - Kei feat Su
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Kurosaki Kei

Date d'inscription : 05/04/2018Messages : 90Avatar : Mally - exist traceActivité RP : 4 FémininEmploi : Femme d'affaire - chef des RapacesMulti : Hisakawa Kohaku - Yagami Akira - Tokugawa Ryosuke
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Kyodai ✘ Muranaka
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12.08.18 3:02
Putain ! Parfois je me dis que mes hommes de mains sont des vrais bébés qui me prennent pour leur maman. J’en ai ma claque de les materner. Comme s’ils ne pouvaient pas aller tous seuls à l’hôpital. Non faut que je les accompagne pour remplir les formulaires d’admission parce qu’ils sont trop cons pour le faire comme des grands garçons ! Enfin, comme ils ont bien bossé et qu’ils se sont blessés dans le cadre de leur fonction, j’ai bien voulu les tenir par la main. Mais ils sont prévenus, c’était soit l’hôpital soit le bordel. Bibi ne paie pas les deux. De toute façon ceux-là sont trop mal en point pour baiser.

Je grommelle encore quelques mots tout en regardant l’heure sur mon téléphone portable. Les autres doivent déjà être en train de fêter notre victoire sur ce petit gang de merde qui nous a pourris la vie ces dernières semaines. Moi ? Je me tâte. Je ne sais pas si je les rejoins ou si je rentre direct. J’suis quand même à Kita et j’n’ai pas très envie de me taper toute la route jusqu’à Chuo juste pour lever des bières et peloter des filles. Bon, j’ai plus qu’à rentrer.

Je marche le long du trottoir, tout en me perdant dans mes pensées, consultant de temps en temps mon agenda sur mon téléphone portable pour voir comment va se dérouler ma semaine. On dirait que j’aurais pas mal de temps. Je vais pouvoir glandouiller… J’arque un sourcil tout en relevant les yeux de mon téléphone. Ce que les mecs peuvent être bruyants quand même. C’est entre autre pour ça que je préfère les trav ou les petits efféminés, leur compagnie est quand même nettement plus sympa que celle des mâles en ruts. D’ailleurs je me demande si leur rire gras n’est pas le pire chez eux… a moins que ça ne soit leur odeur corporel ?

Au début je ne leur prête pas vraiment attention. Ils sont un petit groupe rassemblé autour d’un truc et puis en me rapprochant je me rends compte qu’ils ont pris une fille à parti. La première chose que je remarque, ce sont ses cheveux roux qui éveillent chez moi de vieux souvenirs…

Je m’arrête et écoute un instant leur conversation histoire d’être certain qu’il s’agit bien d’une jeune fille en détresse. Après tout on ne sait jamais et avant de taper dans le tas, je ne voudrais pas me planter.

Il ne me faut que quelques secondes pour en avoir confirmation. Ces connards sont en train de la faire chier. Parfait. J’attrape le poignet du gars le plus proche et le tire en arrière. Pris par surprise, il recule de plusieurs pas avant de finir sa course cul au sol. Les autres se retourne vers moi et comme je ne suis pas d’humeur à me bastonner pendant des heures, je sors mon arme et tire dans le genou du gars le plus proche, faisant ainsi signe aux autres de déguerpir avec leur pote avant de se prendre une balle en pleine tête. En réalité, ça a été une dure journée pour moi. On s’est entretué avec un autre gang, j’ai des bleus partout et sans doute une côte fêlée alors j’n’avais pas trop envie d’aggraver mon état et en même temps je ne pouvais pas juste passer mon chemin.

Une fois les types partis, je range mon arme et me tourne vers la demoiselle encore sous le choc :
« Ils ne vous ont pas trop molesté j’espère. Tout va bien ? »

Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Messages : 43Avatar : Sara Bueno - ObliviatenActivité RP : 0 FémininEmploi : Sans Emploi
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Muko ✘ Dreamers
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12.08.18 11:04
Une dizaine de minutes. Elle n'avait pas voulu sortir plus. Juste faire un tour des rues embrassant de près ou d'un peu plus loin son nouveau domicile pour prendre ses marques. En théorie, rien ne pouvait se passer. Elle était à une distance raisonnable de la maison alors elle ne risquait pas de se perdre d'autant plus que certains endroits lui étaient déjà communs. Elle ne flânait pas, toute sa concentration était mobilisée pour trouver des points de repère et lieux intéressants. Même si Yuji lui avait fait un plan et qu'il lui avait bien expliqué, il était préférable de voir par soi-même pour mieux retenir et ne pas se perdre bêtement.

Elle n'avait pas remarqué au départ les hommes qui s'approchaient alors qu'elle avait ralenti le pas devant une façade qui lui plaisait bien. Elle n'était pas incroyable ni magistrale mais il y avait quelques plantes aux fenêtres dont les couleurs étaient accentuées par celle des murs extérieurs, neutre, voire fade. L'ensemble était donc charmant et modeste, mais c'était ça qui lui plaisait : minimaliste et élégant, comme si tout était choisi et disposé avec soin et méticulosité.

Son examen attentif de l'extérieur de la demeure s'arrêta brutalement lorsqu'elle sentit une nouvelle odeur. Elle n'y prêta pas trop attention, cherchant juste si une fenêtre était désormais ouverte tout en continuant d'avancer à son rythme, se focalisant sur des détails faciles à retenir. Des doigts autour de son poignet la stoppèrent net et son cœur rata un battement.

La jeune fille se retourna alors rapidement et tenta de récupérer son bras en un mouvement sec vers l'arrière, sans succès. Son regard se posa alors sur la main qui la tenait puis glissa le long du bras de l'inconnu avant de se poser sur lui et sur ses deux acolytes. Ils lui parlaient mais elle ne comprenait rien du tout, malgré tout, la façon dont il la tenait et leur attitude traduisaient leurs mauvaises intentions. Elle recula alors comme elle le put pour mettre de la distance avec eux malgré son poignet toujours en leur possession.

Su ne savait pas si elle respirait encore, elle ne bougeait plus, complètement tétanisée et plus ils se rapprochaient plus son cœur s'emballait. Ses yeux évitaient de se poser sur leurs visages, comme si elle essayait de nier ce qui était en train de se passer, comme si tout allait disparaître si elle s'en convainquait assez fort. Mais leur odeur se faisait de plus en plus forte et la jeune fille n'avait qu'une envie, que le sol ou le mur derrière elle l'engloutisse instantanément.

La rouquine ne réalisa pas tout de suite lorsque l'un d'eux disparut de son champ de vision après être tombé à la renverse. Une détonation puissante retentit et la fit autant sursauter qu'hurler. Un des hommes hurla et très vite, ils s'évaporèrent.

Su était totalement tétanisée, elle n'arrivait presque pas à détailler le visage de la femme qui s'approcha alors d'elle. Instinctivement, elle voulu reculer mais elle ne le pouvait pas plus, ses yeux se posèrent timidement sur l'arme qu'elle était en train de ranger avant de se reporter à nouveau sur sa sauveuse. "Bien ?" C'est à peu près tout ce qu'elle comprit, son cerveau tenta de reconstruire la phrase qu'elle venait d'entendre et en déduisit qu'elle lui demandait si tout allait bien.

La jeune femme acquiesça discrètement. Elle sentait son corps tout entier trembler sous le choc qu'elle venait de vivre et bredouilla un "merci" dans un japonais approximatif. Elle aurait voulu lui dire plus ou la remercier autrement mais en ce moment même, son cerveau était passé en mode survie si bien que, même en anglais, elle n'aurait rien pu dire de plus.

Petit à petit son esprit se réveilla et activa de nombreuses émotions. Elle réalisa alors pleinement ce qu'il s'était passé, assistant mentalement une deuxième fois à ce qu'elle venait de vivre. Elle se mit alors à pleurer, sentant la pression redescendre d'un seul coup et, sans réfléchir, elle se précipita dans les bras de la femme qui lui faisait face. Ce n'était peut-être pas la meilleure chose à faire, et il lui semblait même que ce n'était pas la chose à faire tout simplement. Cela pourrait paraître irrespectueux et elle ne savait pas qui elle était. Mais son corps n'obéissait plus à sa réflexion mais simplement à ce qu'elle ressentait.

Kurosaki Kei

Date d'inscription : 05/04/2018Messages : 90Avatar : Mally - exist traceActivité RP : 4 FémininEmploi : Femme d'affaire - chef des RapacesMulti : Hisakawa Kohaku - Yagami Akira - Tokugawa Ryosuke
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Kyodai ✘ Muranaka
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13.08.18 23:10
Elle tarde à me répondre. Le choc y est pour beaucoup mais quand elle me remercie, je réalise qu’elle n’est peut-être pas à l’aise avec le japonais. C’est vrai que j’aurais dû y penser. Elle n’est ni japonaise, ni asiatique. C’est une étrangère comme on n’en croise pas souvent. Tu m’étonnes qu’elle ait attisé la convoitise de ces gros porcs. Elle devrait faire attention en sortant. On est à Kita, en zone neutre mais on ne sait jamais. Il ne faudrait pas qu’elle se fasse enrôler de force dans une maison close. J’imagine qu’à Chuo elle ferait fureur. Les étrangères ne font pas légion, surtout les européennes. Je me demande bien ce qu’elle fiche ici. Je l’aurais croisé dans les bas-quartiers, j’aurais pensé à une victime de la traite des blanches mais ici… c’est sans doute la nana d’un gros richard qui s’est payé le luxe de se marier à une jolie rouquine. En tout cas elle a eu de la chance de tomber sur moi.

Alors que je m’apprête à la questionner, voilà qu’elle se met à pleurer. C’est le contrecoup. J’imagine qu’elle ne réalise que maintenant ce qui vient de se passer. Hé oui ! Tokyo est une ville dangereuse surtout pour les jolies jeunes filles sans défense. À peine ai-je le temps de penser ça, qu’elle se jette dans mes bras. Ok… je sais que je les fais toutes tomber comme des mouches mais là… Passé la surprise, je referme mes bras sur son corps secoué de sanglot tout en murmurant des mots qui se veulent rassurant. J’ignore si elle me comprend mais à mon intonation, elle peut facilement deviner que j’essaie de la calmer. Je ne sais pas trop de quelle origine elle est. Russe ? Française ? Dans tout les cas les langues étrangères n’ont jamais été mon fort. Les circonstances ont fait que je parle un peu cantonais et coréen mais le reste… Ah ! Si ! Je parle un peu anglais, enfin parler est bien grand mot ! Faute de pratique mon niveau est très scolaire mais bon, ça devrait être suffisant pour me faire comprendre. Après tout c’est sensé être la langue touristique la plus pratique et parlée.

Je lui frotte doucement le dos et les cheveux, attendant qu’elle se calme un peu avant de la détacher de moi. Ses yeux sont encore plein de larme alors je lui tends un mouchoir en papier tout en lui indiquant un café de l’autre côté de la rue.
« Je t’en paie un. Ça te fera du bien. »

Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Messages : 43Avatar : Sara Bueno - ObliviatenActivité RP : 0 FémininEmploi : Sans Emploi
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Muko ✘ Dreamers
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16.08.18 23:20
La voix de l’inconnue l’apaisa. Même si elle ne comprenait pas ce qu’elle disait, son ton et ses attentions traduisaient pour elle. Sa crise de larmes se calma et ce fut beaucoup moins tremblante qu’elle accepta le mouchoir qu’on lui tendit. La rouquine essuya alors ses joues, retirant ainsi les traînées noires de mascara laissées par ses pleurs, et tapota le bord de ses yeux avant de se moucher aussi discrètement que possible. De ses doigts fins, elle écarta les cheveux qui lui collaient au visage et au cou avant de regarder là où elle avait enfoui son visage, honteuse. Elle espérait juste ne pas l’avoir trop mouillée ni lui avoir salit ses vêtements et encore moins l’avoir déstabilisée et mise mal à l’aise.

Sa sauveuse prit de nouveau la parole, ce qui fit instinctivement lever le visage de la jeune femme vers son visage, sans qu’elle ne puisse la regarder dans les yeux. Elle rougissait à vue d’œil, gênée de ce qu’elle avait fait.

- Non… C’est à moi de vous payer quelque chose, je vous dois bien ça…

Sa voix avait été presque inaudible, beaucoup trop timide pour oser parler normalement, mais cela n’empêchait pas qu’elle comptait vraiment lui payer au minimum un café ou quoi que ce soit. Une boisson n’était pas suffisante pour ce qu’elle avait fait pour elle et Su comptait bien la remercier comme il se le devait.

Elles entrèrent alors dans le café. Cela faisait longtemps qu’elle n’était pas allée dans un endroit de ce genre, la dernière fois avait été à sa reprise de « carrière » pour racoler des clients. Elles s’installèrent à une table tranquillement. Malgré le calme et le peu de clientèle à cette heure-ci, Su n’était pas à l’aise. Une fois assise, elle ne bougea pas d’un cil, les yeux rivés sur le bois de la table. Maintenant que le choc était à peu près passé, elle se devait de la remercier convenablement, du moins verbalement. Elle tenta tout d’abord de parler japonais mais abandonna très vite pour le reste de sa phrase.

- Merci… Je voudrais vraiment vous remercier de m’avoir sauvée… Je ne sais pas ce qu’il se serait passé si vous n’aviez pas été là… Je vous dois beaucoup… J’aimerais vraiment vous remercier comme il se doit…

Su voulait vraiment faire des efforts au niveau de la langue mais elle devait bien se rendre compte que ça risquait d’être mission impossible pour elle, ou alors, que ça lui prendrait des années et des années. Elle souffla alors pour essayer de calmer son flot de parole et recommença à triturer son alliance pour s’apaiser.

- Demandez-moi ce que vous voulez et vous l’aurez… N’importe quoi… Je vous dois bien ça… Je ne sais pas faire grand-chose et je ne suis pas d’ici, mais si je peux faire ou vous donner quoi que ce soit…

Elle avait l’impression de parler beaucoup trop, alors elle stoppa net sa phrase et se mura dans son silence en attendant une quelconque réponse, histoire de ne pas paraître trop brutale ou bavarde. Leur commande arriva et la jeune femme s’empressa d’attraper sa tasse pour frotter son doigt contre l’objet de manière régulière. Un bruit quasiment imperceptible s’échappait à chaque frottement et sa régularité avait tendance à l’apaiser.

Kurosaki Kei

Date d'inscription : 05/04/2018Messages : 90Avatar : Mally - exist traceActivité RP : 4 FémininEmploi : Femme d'affaire - chef des RapacesMulti : Hisakawa Kohaku - Yagami Akira - Tokugawa Ryosuke
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Kyodai ✘ Muranaka
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17.08.18 8:05
Elle rougit. C’est mignon mais si elle continue, elle va être de la même couleur que ses cheveux. J’esquisse un sourire et nous allons vers ce café que je lui ais indiqué plus tot. Ça lui fera du bien de se poser un peu avant de rentrer chez elle, histoire qu’elle se remette un peu de ses émotions.

Une fois à destination, nous nous asseyons un peu à l’écart des quelques clients présents, afin qu’elle ne soit pas embarrassée si jamais elle avait encore des sursauts d’émotion. Il y a parfois des larmes qui tardent à venir et d’autres qui reviennent après coup.

Je souris lorsqu’elle me remercie à nouveau en japonais mais très vite elle continue en anglais et là j’avoue que j’ai du mal à tout suivre. Mon anglais étant très scolaire je ne comprends pas tout mais suffisamment pour comprendre globalement ce qu’elle me dit. En clair, elle me dit merci en y mettant beaucoup de forme mais elle ne devrait pas s’en faire. C’était normal et naturel. J’ai beau être un chef de gang, un yakuza mais surtout un mercenaire, je n’en ai pas moins un code d’honneur. Protéger une jeune femme en détresse en fait parti.

Je baisse les yeux sur son alliance avec laquelle elle joue et comprends qu’elle est mariée. Ça répond à pas mal de question. Pas de traite de blanche, pas de prostitution, pas d’histoire particulièrement sordide en vue. C’est la femme d’un type suffisamment riche pou se payer le luxe de ramener une étrangère à Tokyo. Son mari est sans doute yakuza, à moins que ça ne soit un étranger de passage ? Ce n’est pas improbable. Après tout on est à Tokyo, une ville où tout peut arriver.

Elle a l’air d’insister dans les remerciements et va même jusqu’à me dire que je peux lui demander n’importe quoi et qu’elle fera ce que je voudrais. Pour le reste… j’n’ai pas compris mais au moins j’ai saisi le plus gros et surtout le plus important. Le reste ce n’est que du détail. Pas contre elle a de la chance d’être tombé sur moi, un autre en aurait profité. Moi je me contenterais de son nom et de la raccompagner chez elle pour être sûre qu’il ne lui arrive plus rien en chemin

Je lui demande donc son nom. Ça c’est la base en anglais. C’est assez facile comme question même si je pense que mon accent est exécrable surtout quand je lui dis que je m’appelle Kei. Apparemment de son côté elle se prénomme Su. C’est bizarre comme prénom et je me demande si j’ai bien compris. Enfin, les noms étrangers… je ne suis pas une spécialiste de la question.

Une serveuse nous apporte des cartes. Bien entendu elles sont en japonais sinon ça ne serait pas drôle.
« Je vais prendre un cappuccino. Et toi ? »
Elle a l’air de comprendre ma question. C’est déjà pas mal. Je me racle un peu la gorge, cherchant mes mots en anglais. Finalement les cours à la con du lycée où on apprenait à se présenter me seront peut-être plus utiles que je ne le pensais. En tout cas je suis à peu près capable de lui demander d’où elle vient.

Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Messages : 43Avatar : Sara Bueno - ObliviatenActivité RP : 0 FémininEmploi : Sans Emploi
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Muko ✘ Dreamers
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25.08.18 18:16
Ses yeux cherchaient une chose à laquelle s’accrocher sans paraître impolie. Elle fixa un point derrière son interlocutrice, à droite de sa tête, sans y regarder de plus près, l’illusion était parfaite, on pouvait très clairement penser qu’elle regardait la jeune femme assise en face d’elle. Cette dernière lui demanda d’ailleurs son prénom après lui avoir renseigné le sien. Kei. Elle répondit timidement à sa question puis laissa retomber le silence.

La jeune femme chercha à contrôler sa respiration afin de limiter les mouvements de son thorax beaucoup trop visibles. Elle inspirait de petites quantités d’air, les retenant un maximum de temps avant de les expirer aussi discrètement possible. Cependant, cela lui faisait manquer d’air, elle n’allait pas pouvoir continuer comme ça bien longtemps.

Heureusement pour elle, une serveuse arriva et apporta les cartes. La jeune fille se cacha alors derrière pour reprendre de grosses bouffées d’air et calmer son cœur qui commençait à s’affoler. Tout était en japonais, il n’y avait pas de photo, rien sur quoi elle pouvait s’appuyer pour déterminer ce qu’elle commanderait. Sa sauveuse vint une nouvelle fois à sa rescousse en lui demandant ce qu’elle désirait prendre. C’est alors d’une voix peu assurée qu’elle lui répondit.

- Un chocolat chaud si possible… S’il vous plait.

Une fois la commande passée, elle remercia à nouveau en japonais son interlocutrice. La jeune fille regarda la table en patientant, elle n’osait plus parler, en réalité, elle ne voulait plus être là. Elle ne voulait pas prendre de son temps, d’autant plus qu’elle n’avait rien à lui apporter, rien d’intéressant. La seule chose qui la maintenait ici c’était le fait qu’il lui fallait la remercier pour l’avoir sauvée de ces hommes.

De nouveau, le silence se brisa lorsque Kei lui demanda d’où elle venait, ce qui ne manqua pas de renvoyer l’esprit de la jeune femme à tout ce qu’elle avait laissé. Son cœur s’emballa de nouveau et sa voix trembla légèrement lors de sa réponse.

- Je suis originaire d’Angleterre… Je suis arrivée ici très récemment.

Leur commande arriva et Su remercia la serveuse d’un timide « merci » en un japonais à l’accent très approximatif qui donna à la jeune fille un coup de chaud de honte. La rouquine ne prononça plus un mot, n’osant pas dire quoi que ce soit et ne sachant pas, surtout, de quoi parler.

Kurosaki Kei

Date d'inscription : 05/04/2018Messages : 90Avatar : Mally - exist traceActivité RP : 4 FémininEmploi : Femme d'affaire - chef des RapacesMulti : Hisakawa Kohaku - Yagami Akira - Tokugawa Ryosuke
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Kyodai ✘ Muranaka
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14.09.18 6:35
J'arque un sourcil de surprise à sa réponse. Si j'ai bien compris, elle vient d'Angleterre. Ce n’est pas la porte d'à côté ! Je l'aurais cru russe ou américaine. Allé savoir pourquoi... Mais anglaise ! Ça non, je ne l'aurais pas deviné. Je crois même que c'est la première fois que je rencontre quelqu'un qui vient de là-bas. Généralement les étrangers à qui j'ai à faire viennent des pays asiatiques limitrophes et lorsqu'ils sont blancs, c'est soit des Américains, soit des russes. Voilà peut-être pourquoi je pensais qu'elle venait elle aussi de ces pays voisins.

Nos commandes ne tardent pas à arriver. Je remercie la jeune fille et porte ma boisson chaude à mes lèvres, grimaçant au passage car j'ai oublié de la sucrer. Mais quelle étourdie je fais ! Je repose ma tasse et commence à sucrer la préparation. Un, deux, trois morceaux. J'aime ce qui est sucré. C'est comme ça. Et heureusement que je suis du genre active sinon j'en prendrais des kilos !

Je reporte mon attention sur la jeune fille qui me fait face et remarque qu'elle est un peu embarrassée. Est-ce que c'est moi qui la met mal à l'aise ? En même temps, nous sommes deux parfaites inconnues. Je ne sais pas trop quoi dire pour relancer la conversation. Je suis pourtant du genre bavarde mais j'avoue que la barrière de la langue n'aide pas vraiment. Je réfléchis et fini par sortir une carte de visite de mon portefeuille pour la lui tendre. Le fond est d'un rouge vif qui rappelle celui du sang et l'écriture noire s'y marie à merveille, selon les dire de mon secrétaire. Entre nous, j'en ais rien à cirer. D'ailleurs je n'ai de base même pas demandée à avoir une carte de visite mais toujours d'après mon secrétaire, une femme d'affaire doit en avoir... Bref, je la lui tends en déclarant maladroitement :
« Au cas où. »
Et bien entendu, je ne sais même pas comment on dit ça en anglais. Tant pis, je suis certaine qu'elle aura compris qu'elle peut m'appeler si jamais elle se retrouve dans une situation périlleuse. Pourquoi ? Parce que j'aime sauver les demoiselles en détresses. Ça me permet d'avoir un quota de BA. En plus elle a l'air d'être une brave fille qui ne doit pas chercher les ennuis mais qui en aura sans doute dans cette ville. Après tout elle est jeune, jolie et étrangère. Un cocktail explosif pour attirer tous les pervers et autres types mal attentionnés.

Je lui adresse un sourire et touille mon cappuccino avant de le porter à mes lèvres.

Boss Tanaka

Date d'inscription : 12/03/2018Messages : 175Activité RP : 0 MasculinEmploi : Chef de la ville
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Oyabun ✘ Muranaka
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01.11.18 13:13
Attention, votre sujet a été jugé inactif car sans réponse depuis le 14 Septembre.

Vous avez jusqu'au 14 Décembre 2018 pour vous manifester au près de l'un des deux admins par message privé, afin de remettre votre RP en jeu.

Si rien n'a été fait d'ici le 14 Décembre, votre sujet sera considéré comme abandonné et seule Kurosaki Kei bénéficiera des 500 yens par poste en cas de RP abandonné.

Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Messages : 43Avatar : Sara Bueno - ObliviatenActivité RP : 0 FémininEmploi : Sans Emploi
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Muko ✘ Dreamers
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04.11.18 18:50
Les yeux baissés, la rouquine était repartie dans ses pensées. Elle s’était laissé emporter dans un pays à l’autre bout de la Terre, tout était censé changer, il ne devait plus rien lui arriver, il le lui avait promis. Et pourtant, elle s’était retrouvée entre ces hommes, si Kei n’avait pas été là, le cauchemar aurait recommencé parce qu’après tout, il ne l’aurait jamais retrouvée, elle ne se serait plus jamais retrouvée. Mais peut-être était-ce ce à quoi elle était destinée ? Après tout, à chaque fois, elle y revenait, à chaque fois cette Fin venait la chercher, la tirait par le bras pour l’emmener avec elle. La prochaine fois, elle ne laissera personne s’y opposer, elle se laissera emporter, la vie sera moins longue, mais moins fatigante. Ressentir tout cela, ne pas savoir qui on est, ce qu’on est, ne pas avoir sa place.

Le monde avance et le temps défile, sans elle.

Un papier de la taille d’une carte de visite apparut dans son champ de vision. Elle ne la remarqua pas tout de suite mais seulement quelques secondes passèrent avant qu’elle se mette à caresser du bout des doigts le papier cartonné. Ses yeux clignèrent doucement, fort pour faire disparaître le reflet de ses pensées dans ses yeux, il avait failli luire le long de ses joues. Même si elle s’était résignée à tout cela, y réfléchir lui faisait mal, écorchait son âme à vif.

Eteinte, elle la saisit et l’observa de plus près, tournant la carte dans tous les sens, espérant réfléchir la lumière dans l’encre de l’écriture, sans véritable succès. Les couleurs étaient étranges pour une carte de visite de commercial, elle se demanda ce que sa sauveuse pouvait bien exercer comme activité pour avoir une carte de la sorte. Elle passa son index sur les chiffres qui y étaient inscrits, cela devait donc correspondre à son numéro de téléphone.

Elle ne savait pas comment se faire comprendre si elle demandait la profession de la jeune femme aussi, elle resta immobile pendant quelques secondes. Interagir avec les autres, dans une autre langue était un véritable défi qui ne manqua pas de la faire paniquer. Elle ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois alors qu’elle voulait lui poser la question en anglais.

Les mots étaient restés bloqués dans sa gorge et commençaient à l’étouffer. Ses yeux grands ouverts étaient rivés sur son index, posé sur la carte. Son corps entier se raidit et si elle se laissait emporter par cet état, elle allait faire une crise, c’était sûr et certain.

La jeune fille essaya de se concentrer sur ses battements de cœur et inspira de grosses bouffées d’air pour essayer de se calmer. Elle porta à ses lèvres sa tasse et bu pour essayer de caler sa respiration sur un rythme correct. Son esprit vacillait encore légèrement quand elle arriva à prononcer un mot.

- Travail ?

En anglais, certes, mais, compte tenu de son état, c’était tout ce qu’elle pouvait offrir. Elle finit sa tasse entièrement et laissa la chaleur du breuvage détendre son corps petit à petit.

Kurosaki Kei

Date d'inscription : 05/04/2018Messages : 90Avatar : Mally - exist traceActivité RP : 4 FémininEmploi : Femme d'affaire - chef des RapacesMulti : Hisakawa Kohaku - Yagami Akira - Tokugawa Ryosuke
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Kyodai ✘ Muranaka
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10.11.18 2:37
Elle ressemble à une fleur délicate et fragile. J’ai le sentiment qu’un rien pourrait la blesser ou la briser et je ne peux m’empêcher de me dire que ça ne la rend que plus jolie. Après tout, j’aime les femmes et son charme ne me laisse pas indifférente. Cependant je me suis toujours bien comportée avec les demoiselles en détresse et ce n’est pas aujourd’hui que les choses vont changer. Cela étant dit, rien ne m’empêche de succomber rien qu’un petit peu à son charme. Après tout, ses cheveux roux me rappellent tant de souvenirs…

J’arque un sourcil à sa question sans vraiment la comprendre. Est-ce qu’elle me demande quel genre de travail je fais ou bien pense-t-elle que je lui en propose ? Je pourrais, même si je ne sais pas vraiment ce que je pourrais lui faire faire mais j’imagine qu’on finirait bien par trouver. D’ailleurs sous notre protection, elle serait tranquille. Personne n’oserait toucher à l’une de mes employées… Je vais y réfléchir et puis elle a peut-être déjà un travail sauf si au contraire son mari ne veut pas qu’elle en ait un. Ah ! Pourquoi faut-il que toutes les jolies femmes qui me plaisent soient toutes déjà prises. Le fait qu’elles soient hétéro n’est pas un problème. Beaucoup finissent par apprécier les plaisirs entre femmes mais bon, je m’égare là. Quelle était déjà la question ?

Je réfléchis un instant à la manière dont je pourrais lui décrire mon boulot. C’est déjà compliqué de le faire en japonais alors en anglais ! N’en parlons pas ! Après réflexion, je lui réponds que je suis femme d’affaire. Je pense que ça me définit bien. Après tout je passe plus de temps à négocier des contrats que sur le terrain. L’époque où je me salissais tous les jours les mains est révolu. J’ajoute cependant que je travaille dans la sécurité. En réalité ce n’est pas tout à fait exacte. Généralement on paie des gens pour se protéger de mon gang mais ce n’est qu’un détail, une nuance. Plutôt qu’être dans la défense, on est plutôt dans l’attaque mais ça revient au même. Et puis je ne saurais pas lui expliquer tout ça en anglais. Mais Security, me semble un mot à la fois approprié et facile à dire.

Je bois une nouvelle gorgée de mon cappuccino et me rend compte que je l’ai presque terminé. Je cherche une raison pour prolonger notre rendez-vous sans parvenir à en trouver. J’aimerais pourtant encore passer du temps avec elle mais je crains de devoir bientôt la raccompagner chez elle.

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