Revenir en haut Aller en bas



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Une étrangère en dé-roux-te [ft. Kizuki Aina]
 :: La zone neutre :: Kita

Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Messages : 37Avatar : Sara Bueno - ObliviatenActivité RP : 0 Féminin¥ : 102,000
avatar
Muko ✘ Dreamers
Voir le profil de l'utilisateur
12.08.18 11:02
Des fleurs. Cela égayait tout de suite un intérieur et puis, qu'est ce que cela sentait bon. Ce fut donc en quête de fleurs que notre rouquine était sortie en fin d'après-midi dans le quartier. Elle avait repéré un fleuriste non loin de chez eux et elle y avait vu de nombreuses jolies compositions. Yuji n'était pas encore parti au travail mais elle savait que si elle perdait trop de temps, elle allait rentrer après son départ. C'était sans compter sur son sens de l'orientation hors pair qui l'emmena certes chez un fleuriste, mais pas le bon du tout. Elle trouva porte close, il ne lui restait plus qu'à se concentrer sur son chemin pour retrouver la bonne boutique.

Curieusement, lorsqu'elle focalisait toute son attention sur son parcours pédestre et son environnement, elle ne se perdait pas. Elle arriva donc à bon port, de justesse car le gérant s'apprêtait à fermer. Malgré la barrière de la langue, ils surent se faire comprendre à force de gestes et bredouillements. La jeune fille le remercia alors en japonais, c'était à peu près un des seuls mots qu'elle connaissait et qu'elle prononçait à peu près bien, son accent anglais restant cependant très présent.

Le soleil déclinait et Su se fit une idée de l'heure qu'il était. Yuji devait déjà être parti au travail. Elle espérait juste qu'il ne s'inquiétait pas trop mais elle savait qu'une fois à la maison, elle allait pouvoir le contacter pour le prévenir qu'elle était bien rentrée. La jeune fille songea à ce qu'elle allait faire de sa soirée. Le ménage avait déjà été fait et il n'y avait aucune lessive à faire. Elle aurait bien aimé avancer sur son Japonais mais seule, elle n'allait pas y arriver. Elle allait donc se reposer et éventuellement se poser devant une émission pour enfant, histoire de saisir quelques petites choses.

Elle avait aussi hâte de rentrer car, même si Yuji souhaitait la sevrer entièrement, il le faisait en douceur et il lui autorisait chaque jour une dose raisonnable qu'il laissait à disposition. Le reste, elle ne savait pas où il le mettait.

La jeune femme arriva devant sa porte et chercha dans son sac ses clefs. Elle ne les trouvait pas. Elle s'agenouilla alors, le bouquet soigneusement posé contre le mur et commença sa fouille intensive. Rien. Elles n'étaient pas là. Elle avait dû les oublier en partant. Yuji ne risquait pas de rentrer avant un long moment et elle, qu'allait-elle faire ? Elle ne savait même pas où il travaillait. Son cœur s'emballa alors qu'elle se redressait, ramassant son sac et son bouquet. Elle fixa sa porte, immobile. Elle n'allait tout de même pas rester ainsi toute la soirée jusqu'à son retour ?

Son cerveau cherchait désespérément une solution alors qu'elle semblait prendre racine sur le pas de sa porte. Il n'y avait rien ni personne qui pouvait l'accueillir et la garder en sécurité avant qu'il rentre. Elle ne connaissait personne et elle était toute seule. Si seulement elle n'avait pas été aussi tête-en-l'air ! Elle avait été tellement pressée d'aller chercher ces fleurs.

De l'extérieur, on aurait pu la prendre pour une statue et son visage ne traduisait aucune émotion. Cependant, à l'intérieur, plus rien n'était cohérent. Un véritable cataclysme, le chaos. Les idées s'enchaînaient les unes après les autres, dès qu'il y en avait une nouvelle, elle était instantanément rejetée. Elle ne pouvait pas aller voir ses voisins, elle ne les connaissait pas et impossible d'expliquer quoi que ce soit avec son japonais plus qu'élémentaire. En attendant, rester là n'était pas forcément une meilleure idée mais c'était la seule de retenue pour l'instant...

Kizuki Aina

Date d'inscription : 05/06/2018Messages : 229Avatar : Shiba Ken - AnatashiaActivité RP : 0 MasculinEmploi : Barman / Etudiant¥ : 340,500
avatar
Muko ✘ Dreamers
Voir le profil de l'utilisateur
19.08.18 21:29
Combien de temps cela faisait-il à présent? Qu'il l'observait, elle, cette femme dont la chevelure flamboyante avait fauché la curiosité débordante qui l'animait, au point qu'il en oublia cours et boulot? D'accord, ne faisons pas la mauvaise langue. Aina n'avait jamais eu l'intention d'aller à l'université aujourd'hui, mais rares étaient les fois où il répondait absent à son poste au bar, le soir. En retard, oui, mais pas absent. Il avait décidé de la suivre, de loin, un petit moment, puis s'était pris d'amusement à observer ce visage impassible qui ne laissait transparaître le raz de marée que la jeune femme se prenait intérieurement. A la voir ainsi, à attendre qu'une solution lui tombe du ciel, il ne put s'empêcher de trouver cette étrangère curieusement passive. Tokyo ne vivait pas en elle. L’intérêt d'observer son évolution dans cette ville ne fit qu'augmenter à mesure que le sablier s'écoulait de ses minutes. Minutes qui se transformèrent en heures.

Le chirurgien en devenir baillait à s'en décrocher la mâchoire alors qu'il sentit une première goutte d'eau s'infiltrer dans le col de son t-shirt, au niveau de sa nuque.

- Gya!


C'est que ça pouvait surprendre ces saletés!

Toujours assis sur son toit -il devait être chimpanzé dans son ancienne vie-, Aina ne quitta son attention de la rouquine qui ne tarda pas à se rendre compte de la pluie diluvienne qui s'annonçait. En la voyant sursauter, il sourit, découvrant qu'elle était quand même capable de réactions humaines. Ses fringues, comme ses cheveux, finirent très bientôt dégoulinants d'eau et il avisa la tenue pas très chaude de la jeune femme.

Kizuki quitta son perchoir et s'appropria l'un des parapluies qui traînait sur un appui fenêtre, l'ouvrit et s'approcha de l'étrangère qu'il protégea grâce à ce dernier, un sourire se voulant rassurant aux lèvres.

- Tu vas attraper froid.

La demoiselle ne sembla comprendre un traître mot de ses paroles et la situation l'amusa d'autant plus. Il n'allait pas parler en anglais. Très bon dans les études couplé à une très bonne sociabilité, il pouvait dire sans se vanter être à l'aise dans cette langue, mais il n'allait pas l'utiliser. Non. Il allait forcer avec le japonais. Associant ses gestes à ses paroles tout de même. Elle n'était pas d'ici, et ne se sentait peut-être pas à sa place.

- Tiens, tu peux le prendre il est pour toi, cria-t-il par dessus la pluie alors qu'il lui tendait l'objet.



Don't quit. You're already in pain. You're already hurt. Get a reward from it.

Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Messages : 37Avatar : Sara Bueno - ObliviatenActivité RP : 0 Féminin¥ : 102,000
avatar
Muko ✘ Dreamers
Voir le profil de l'utilisateur
26.08.18 15:17
Si seulement elle n’avait pas été aussi stupide. Si seulement elle avait pu réfléchir deux secondes et vérifier avant de partir. Quelque chose en elle bouillonnait alors qu’elle ne restait que passive, retenant comme elle le pouvait tout ce qui luttait pour sortir et s’échapper. Afin de ne pas laisser son esprit entre leurs griffes, la jeune fille croisa ses bras et planta ses ongles dans sa peau afin de se concentrer sur quelque chose et de ne pas partir en roue libre.

À cet instant précis, elle avait envie de disparaître, elle se maudissait. Elle vint à penser qu’elle était mieux à Heaven et qu’elle voulait y retourner, qu’elle voulait retrouver son époux. Finalement, la priver de son libre arbitre n’était pas une si mauvaise chose, décider pour elle et lui ordonner des choses lui empêchaient ce genre de situation. Ce n’était pas si mal d’obéir à quelqu’un, c’était surtout beaucoup plus simple.

Son regard s’assombrit alors qu’il glissait le long de son entrée. La pluie se fit remarquer par de toutes petites gouttes de temps à autres, assez dispersées. Su n’y prêta pas attention, ne ressentant pas le froid de l’eau qui lui tombait dessus tant la pluie était fine. Mais très vite la légère averse se transforma en une trombe d’eau qui la fit sursauter. Il ne manquait plus que ça. Le vacarme de la pluie diluvienne couvrit très vite les bruits de la ville, cela en devenait presque assourdissant.

Ses vêtements prirent rapidement l’eau et collèrent à sa peau. Son léger haut blanc devint transparent tandis que ses cheveux épousèrent à la perfection la forme de son crâne, de son cou et de son dos. Son léger maquillage ne tarda pas à couler également, elle était misérable.

Soudain, le bruit changea autour d’elle et elle ne ressentit plus une seule goutte de pluie. Elle leva les yeux sur une toile de parapluie et se retourna avant de sursauter une nouvelle fois, faisant face à un homme qui lui était totalement inconnu. Il lui parla en japonais et elle ne manqua pas de ne rien comprendre.

- Pardon… Je ne parle pas japonais…

Elle ne savait pas si elle s’était fait comprendre. Il lui tendait le parapluie, son geste traduisirent alors immédiatement ses mots. Cependant, elle ne pouvait pas accepter l’objet, il risquait lui aussi d’être tout aussi trempé et de tomber malade. Alors elle attrapa le manche et s’approcha de l’homme pour l’y abriter également. Elle chuchota alors un «Merci » dans la langue locale.

Mais cela n’avançait à rien. Elle n’avait toujours pas de solution pour elle et, garder l’inconnu avec elle n’avait aucun sens, lorsqu’il partira, elle allait lui rendre. En aucun cas elle n’avait le droit de le garder et de laisser quelqu’un tomber malade à sa place.

Kizuki Aina

Date d'inscription : 05/06/2018Messages : 229Avatar : Shiba Ken - AnatashiaActivité RP : 0 MasculinEmploi : Barman / Etudiant¥ : 340,500
avatar
Muko ✘ Dreamers
Voir le profil de l'utilisateur
27.08.18 17:54
Non surpris de la voir ainsi s'approcher de lui en pressant le manche dans sa direction, sans doute sous une forme de gentillesse, Aina soupira avant de retirer sa veste. Elle était, elle aussi, autant trempée que le reste mais elle ferait sans doute l'affaire, vu la différence de taille qui le séparait de la jeune femme. Le vêtement recouvrit bientôt ses épaules frêles et doucement, ses doigts vinrent se poser délicatement sur ceux, glacés, de sa vis-à-vis, lui intimant qu'elle pouvait lui rendre le parapluie. Devant l'air interrogateur qu'elle lui lança, il lui montra du doigt, sans gêne, les couleurs et formes de son joli soutif qui transparaissaient à travers son haut. Il sourit devant sa réaction et l'observa cacher sa poitrine du mieux qu'elle le pouvait.

Malgré la pluie et la baisse soudaine de température, il pouvait sentir une douce chaleur émaner de son corps frôlant parfois le sien et une agréable odeur se dégager de ses cheveux roux. Une tentation exquise et si une telle proximité pouvait encore faire rougir les plus innocents japonais, lui ne s'en formalisa pas, profitant au contraire de la présence de cette jeune occidentale.

Prudemment, ses doigts dégagèrent une mèche rebelle de son visage maintenant parsemé de reste de maquillage ici et là, et il lui sourit, un peu amusé de la situation.

- T'as aucun esprit de survie ma parole.

Décidé, Aina lui attrapa sa main libre et l'emmena avec lui, sortant par conséquence de l'abris qu'octroyait le parapluie pour le lui laisser entièrement. L'eau fouettant à nouveau sa peau lui tira plusieurs frissons d'inconforts. Si la jeune femme avait essayé de se défaire de sa poigne, il ne lui avait fallu que peu de forces pour en venir à bout. C'était logique de ne pas vouloir suivre un inconnu. Ou peut-être était-elle inquiète à propos de ses fleurs laissées sur le rebord de sa porte. L'étudiant ne s'en soucia guère. Ce n'était qu'une plante. Plante sans doute déjà morte noyée sous l'afflux constant de pluie.

Très vite ils arrivèrent devant son ancienne école primaire dont la bâtisse à la devanture familière lui rappelait ses premières expériences dans les rues de Tokyo. C'est à six ans, âge où l'école était censée devenir obligatoire, qu'il avait commencé à observer Tokyo et son mal-être, à nourrir cette soif malsaine de voir ses habitants lutter contre la cruauté extérieur, mais aussi celle à l'intérieur de leur propre cœur. Le tableau de la Mort s'était ancré instantanément dans son esprit, tel qu'il en était arrivé à aimer flirter avec elle.

Vu l'heure, les enfants avaient déjà déserté l'établissement et Aina n'eut qu'à donner un coup bien placé dans la grille pour que celle-ci ne cède. Les joies des écoles publiques. Maintenant qu'il y pensait, heureusement qu'ils n'en avaient pas mis une au lycée de Nakano, ils auraient fait faillite tant le lieu était destiné à être un véritable champ de bataille aux têtes brûlées qu'étaient les jeunes adolescents de la ville.

Un sourire se voulant rassurant sur les lèvres, Aina se tourna vers la jeune femme et lui tendit sa main, mimant une sorte de toit au dessus de sa tête avec l'autre.





Don't quit. You're already in pain. You're already hurt. Get a reward from it.

Metsi Su

Date d'inscription : 08/08/2018Messages : 37Avatar : Sara Bueno - ObliviatenActivité RP : 0 Féminin¥ : 102,000
avatar
Muko ✘ Dreamers
Voir le profil de l'utilisateur
23.09.18 21:41
Su s’était perdue dans ses pensées, le regard flottant dans le vide. Absente, ses oreilles ne détaillaient plus le bruit assourdissant de la pluie qui s’abattait sur les toits des bâtiments qui les entouraient. Sa conscience s’était complètement mise en veille, laissant le pilote automatique s’occuper des fonctions vitales, comptant sur lui pour l’alerter si besoin était. Cela ne tarda d’ailleurs pas. Ses épaules sentirent un poids nouveau peser sur elle ce qui ne manqua pas de sonner l’alarme et de la « réveiller ».

La jeune femme cligna plusieurs fois des yeux, émergeant doucement. Il récupéra le parapluie d’une légère pression sur ses doigts gelés tandis qu’elle détaillait le vêtement qui venait de la recouvrir. Elle se retourna vers lui, le regard plein de question, ce à quoi il répondit par un simple geste pointant sa poitrine. La rouquine rougit instantanément devant la transparence de son haut trempé et cacha le détail de son sous-vêtement.

Sous la honte, son cœur battait la chamade, elle ne parvenait pas à s’apaiser. Ses yeux écarquillés s’efforçaient de fixer un point, un repère auquel elle pourrait s’accrocher le temps de faire descendre la température qui lui était montée aux joues.

Ses cheveux collaient à son visage, ce n’était pas particulièrement agréable mais elle n’osait pas bouger, elle espérait qu’en restant immobile, toute la gêne allait disparaître. Quelque chose entra en contact avec son front et en décolla une mèche de sa chevelure maintenant presque brune sous l’effet de la pluie.

Ce nouveau contact de la part de l’homme ne fit que la perturber davantage et cela ne s’arrêta pas là. Elle ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait, ce qu’il faisait, elle était déroutée. Elle avait l’impression que sa tête était brûlante et pourtant, la pluie la glaçait jusqu’au cœur de ses os. Elle n’entendit presque pas ce qu’il lui disait, de toute façon, elle ne comprenait rien.

Il lui attrapa la main et la tira pour l’emmener avec lui. Su commença à paniquer. Elle ne devait pas bouger d’ici, elle ne retrouverait jamais son chemin et puis… Elle ne le connaissait pas, peut-être qu’au fond, il lui voulait du mal ? Elle tenta de rester campée sur ses positions, mais elle était bien trop faible. Le bouquet resta devant l’entrée tandis qu’elle s’en éloignait, contrainte de suivre l’homme comme elle le pouvait.

Ils arrivèrent devant un bâtiment qui lui semblait être une école. Que pouvaient-ils bien faire ici ? Le bruit de la grille qui cédait la fit sursauter. Elle n’osa pas bouger, complètement frigorifiée et terrorisée. Sous la pluie, cet endroit lui paraissait lugubre, il pouvait lui arriver n’importe quoi là-bas, il pouvait lui faire ce qu’il voulait, personne n’en saurait rien.

Malgré tout, son attitude et son sourire lui semblaient bienveillants, si bien que cela apaisa légèrement ses craintes et qu’elle le suivit docilement. Ils arrivèrent à l’abri et la jeune femme tenta de rester tout de même à l’écart de l’inconnu.

Elle se recroquevilla sur elle-même pour conserver sa chaleur comme elle le pouvait mais, comme elle était trempée, elle ne faisait que greloter dans son coin. Du coin de l’œil, elle le regardait et tentait de le détailler en évitant soigneusement de croiser son regard. Il était tout aussi trempé qu’elle, voire même plus étant donné qu’il lui avait donné sa veste et qu’il avait marché en dehors de la protection du parapluie. Il ne semblait pas vouloir lui faire quoi que ce soit et elle voulait croire en ses bonnes intentions mais… Son cache-œil, le faisait ressembler à quelqu’un qu’elle avait croisé plusieurs fois dans sa ville natale et qui lui avait inspiré tellement de peur… Elle n’arrivait pas à dissocier les deux personnes. Cet homme était fou, il avait fait tellement de mal… Elle se souvenait très bien de son regard, de sa voix et des ses mains… Elle frissonna de peur en se rappelant de tout cela et, plus elle le regardait lui, plus elle superposait leurs deux visages, ce qui fit naître en elle une angoisse qui ne tarda pas à la gagner entièrement.

Contenu sponsorisé


Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: