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La famille, il n'est pas facile de s'en occuper ft Oguri Satoshi
 :: La zone des vermines :: Shibuya

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14.09.18 10:10

La famille, il n'est pas facile de s'en occuper

Apprendre que sa mère avait des dettes n'était pas la meilleure des annonces qu'elle s'attendait à recevoir encore moins qu'un collecteur était passé lui demander l'argent. Heureusement elle ne payait pas ce détective pour rien et elle fut heureuse de l'entendre lui donner de quoi contacter l'homme. L'histoire aller donc pouvoir être rapidement régler, enfin elle l'espérait. Il n'était jamais bon d'être mêlé de prêt ou de loin à un collecteur. Eimi se demandait encore ce que sa mère avait bien pu faire pour avoir des dettes. De ce qu'elle savait elle ne jouait pas d'argent, ne vivait pas au dessus de ses moyens, à moins que... Une pensée lui traversa l'esprit et si c'était bien cela, il faudrait qu'elle trouve un moyen d'y mettre un terme : sa sœur avait disparu, il était inutile de la cherchait. Si elle avait voulu être retrouvée cela ferait longtemps qu'elle serait à la maison et si elle s'était faites enlevée, mieux valait ne pas s'en mêler. Poussant un long soupire elle raccrocha. Elle n'avait pas le temps d'y penser plus longtemps, le client suivant était arrivé.

Lorsqu'elle rentra chez elle le soleil s'était déjà levée. Si elle mourrait d'envie de dormir, elle devait d'abord régler rapidement cette histoire de dette. Il était hors de question de laisser cela traîner plus longtemps et prendre le risque d'exposer sa mère à des dangers. Installée à la terrasse du Konbini où elle avait ses habitudes, elle se remplissait l'estomac de nouilles instantanées tout en envoyant un mail à intermédiaire qui allait empoisonner la vie de sa mère. Le message était simple, sous son pseudonyme elle se présenta comme étant la fille de l'endettée et elle souhaitait le rencontrer afin de discuter ensemble pour régler les dettes de sa mère. Si cela lui convenait, ce dont elle n'avait aucun doute, elle lui donnait rendez-vous dans l'après-midi au bar en bas de chez elle. Elle lui avait fournis une adresse ainsi qu'une photo prise d'elle sur l'instant en preuve de bonne foi. Bon la photo ne serait pas la plus avantageuse car elle n'était pas à son avantage après une nuit de travail, mais elle ne la lui envoyait pas pour le séduire, mais bien pour parler affaire.

C'est ainsi qu'elle se retrouva à 16 h dans le bar, assise à une table, un diabolo cerise devant elle. Ne tenant pas l'alcool elle n'allait pas commencer à boire avant même que son rendez-vous se soit présenter. Elle le ferait sans doute, après quand elle sera seule ou pourquoi avec un ami, quoi qu'elle n'avait pas envie de les mêlés à cette histoire. Elle s'était un peu apprêté pour cette rencontre, mais n'avait pas fait dans l'extravagance : jean simple, botte à talon et t-shirt blanc au décolleté pas vraiment sage. Son maquillage n'avait rien d'extravagant, mais cela suffisait. Elle voulait être présentable, non pas séduisante. Elle gardait son sac à main fermement sur ses genoux. Elle avait pris toutes les économies qu'elle avait gardé chez elle, espérant ainsi pouvoir payer une partie de la dette en preuve de sa bonne fois et espérant ainsi gagner un délais pour payer le reste. Dans deux semaines elle allait recevoir l'argent pour ses nouvelles peut-être que cela serait suffisant. Quoi qu'elle en doutait fort.

À chaque fois qu'un nouveau client entrait dans le bar, elle ne pouvait s'empêcher de l'inspecter. Eimi n'avait aucune idée de ce à quoi aller ressembler ce monsieur Oguri. Alors quand elle le vit entrer, elle fut étonner de voir une vielle connaissance dont elle n'avait plus de nouvelle et encore plus surprise de le voir s'approcher d'elle comme-ci il s'agissait de son rendez-vous. Elle eu malgré tout la politesse de se lever pour le saluer.

« Monsieur Oguri, merci d'avoir accéder à ma demande. »

Elle avait garder un ton professionnel et distant. Si c'était bien cette connaissance, elle le laisserait faire le premier pas de la familiarité. Non pas qu'elle soit fâchée qu'il réapparaisse après tant de temps sans nouvelle, mais ce qui la désappointé était qu'il réapparaisse en tant que collecteur de dette de sa mère. Il connaissait l'attachement qu'elle avait pour celle-ci et ce qu'elle était prête à faire pour elle, alors pourquoi aller la voir au lieu de venir directement à elle ? De plus s'il avait changer de nom, il avait sans doute changer de vie car elle ne se souvenait pas qu'il exercer un tel métier. C'était donc à lui de juger s'il voulait renouer avec les vielles connaissances.

Oguri Satoshi

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14.09.18 17:04


LA FAMILLE, IL N'EST PAS FACILE DE S'EN OCCUPER


Il esquissa un léger sourire en jetant un coup d'oeil à son portable. Une adresse et une photo, tout simplement. Il avait effectué ses recherches au sujet de la jeune femme et connaissait donc sa profession (ou plutôt, ses professions), ainsi que la majeure partie de ses habitudes quotidiennes. Elle semblait avoir beaucoup de potentielle mais avait plutôt opté pour la prostitution ce qui, pour Satoshi, semblait être une option facile choisi par de nombreuses jeunes femmes ou jeunes hommes qui préférait exploiter leur corps plutôt que leur intelligence. C'était une jolie jeune femme, elle devait être bien en demande et ne devrait donc pas avoir trop de mal à rembourser les dettes de sa mère.

Il était encore très tôt pour donner rendez-vous à qui que ce soit dans un bar, mais Satoshi ne s'en préoccupa pas, préférant largement garder ses soirées libres. C'est donc vers les 16 heures qu'il pénétra le bar sombre, contrastant avec la luminosité extérieure. Ses yeux mirent quelques secondes à s'adapter au contraste. Heureusement, le bar était plutôt tranquille à cette heure et il repéra rapidement la jeune femme, assise seule à une table.

Une fois à sa hauteur, elle se leva pour le saluer formellement. Tiens, il n'était pas habitué à ce genre de rencontre. Habituellement, les gens qu'il recherchait l'évitaient comme la peste, se montraient agressifs ou craignaient pour leur vie. Satoshi esquissa un semblant de sourire.

« C'est la moindre des choses, Uchida San. »


Il prit place sur la chaise face à la jeune femme et appuya ses mains sur la table, la dévisageant quelques secondes. Il aimait bien prendre le temps d'évaluer son interlocuteur, la manipulation faisait partie de son travail quotidien. Il se présentait toujours de façon agréable, lors des premiers échanges, et devenaient plus insistants si un accord n'était pas immédiatement conclus. Cette jeune femme semblait pourtant de bonne foi, l'ayant directement contacté. Sans doute cherchait-elle à protéger sa mère.

« Comme vous le savez, votre mère possède une dette considérable envers l'un de mes clients.  1 300 000 yens, pour être plus exact. J'espère que vous êtes bien consciente de la situation délicate dans laquelle elle... Ou devrais-je dire... Vous êtes. »


 
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14.09.18 18:09

La famille, il n'est pas facile de s'en occuper

Uchida-san, cela la fit légèrement grimacer, n'étant plus habituée à être appelée par son nom de famille. D'ailleurs rare était ceux utilisaient aussi son prénom. Elle vivait sous son pseudonyme sans aucune gêne. Ce n'était pas par besoin de renier sa famille ou de se détacher de celle-ci, mais plutôt une habitude simple et parfois utile : rencontrer un homme, se présenter comme Lotus, lui glisser le nom du Birdcage et le retrouver deux jours plus tard comme client. Le seul embarras qu'elle avait, c'était lorsque des fans faisaient le lien entre Lotus la prostituée et Lotus l'écrivaine. Certes sa célébrité était basse, mais avoir des fans qui viennent vous voir dans l'idée de se faire l'un de vos personnages, c'est parfois dérangeant.

Pendant qu'Oguri l'observait puis parlait, Eimi ne pouvait s'empêcher de l'examiner. Il n'avait pas tant changer que cela durant ces dernières années. Son look était différent, son allure aussi, mais elle supposait qu'il avait adapté tout cela à sa nouvelle vie. Il n'avait pas traîné pour aborder le sujet qui les intéressait, Oguri n'avait même pas prit le temps de commander quelque chose à boire. Alors qu'elle allait se replonger dans d'agréable souvenir elle fut stoppée nette par la somme annoncé. La stupéfaction pouvait se lire sur son visage, elle en avala même lentement sa salive. Comment sa mère avait-elle fait pour devoir autant ? Même si elle ne voulait plus voir sa fille, il allait falloir qu'elle ait une sérieuse discutions avec elle. Si c'était pour retrouver sa sœur cela n'avait aucun sens et il fallait qu'elle mette un terme à cette folie ; si la raison était autre, elle pourrait peut-être l'aider à trouver une solution.

Pour se donner un peu de prestance et de courage Eimi avala d'une traite le reste de son verre avant de s'éclaircir la voix. Il était claire que la situation était bien plus grave que ce qu'elle avait imaginé et elle n'aurait pas la capacité de rembourser aussi rapidement que souhaité. Peut-être pourrait-elle demander une avance au travail ? Après tout en 4 ans de services elle n'avait demandé aucune faveur, elle pourrait même voir pour faire des heures supplémentaires. Chaque problème en son temps. Pour l'instant elle devait se concentrer sur la situation actuelle et gérer l'empressement d'Oguri. Il n'était jamais bon d'avoir affaire à des hommes pressés : il pouvait s'avérer être difficile de négocier avec eux.

« Veuillez excuser ma réaction. Je pensais ma mère plus raisonnable. Comme vous vous en doutez, je ne suis pas en capacité vous rembourser la totalité immédiatement. Si cela vous convient, je propose d'établir un payement mensuel, cela me permettra de rembourser votre client d'une façon convenable pour chacune des parties prenantes de cette affaire. »

Elle détestait quand elle devait parler ainsi. Du langage pompeux, bon à faire mousser les intellectuels. Il n'y avait rien de naturelle là-dedans, mais c'était une situation, si elle voulait la tourner un minimum à son avantage, qui demandait ce genre de vocabulaire. Elle remercia son voisin étudiant en commerce de lui avoir apprit ce genre de chose quand elle avait dû négocier son contrat avec son éditeur. Eimi ouvrait son sac, s'apprêtant à sortir l'enveloppe contenant ses économies, quand une serveuse arriva pour prendre la commande de l'homme. Avait-il aussi changer de goût ? Eimi était curieuse et si elle essayait de faire abstraction de leur passé, il était difficile pour elle ne pas avoir envie de lui mettre son poing dans la figure. Elle n'en revenait toujours pas qu'il se présente à sa mère au lieu d'elle. D'extérieur, hormis un air contrarié, il était difficile de savoir ce qui l'animé présentement, avantage du métier... La serveuse, constatant le verre vide de sa cliente lui demanda si elle voulait une nouveau verre.

« Je vais vous prendre un cappuccino. »

Elle allait avoir besoin d'une bonne dose de caféine ce soir pour rester éveillé. Hors de question de picoler, elle allait devoir trimer et négocier. Une fois la serveuse suffisamment éloignée de la table, Eimi reprit son geste là où elle l'avait arrêté et sortie de son sac une enveloppe craft.

« En gage de ma bonne fois, voici un premier versement. 390 000 yen. C'est tout ce que je peux vous donner pour l'instant. Pour la suite, si cela convient à votre client, je vous propose un versement tous les 5 du mois... » Elle s'arrêta quelques secondes pour faire rapidement le calcule sur son téléphone. Il fallait qu'elle trouve un juste milieu : ne pas faire traîner le remboursement, mais ne pas non plus se mettre dans le rouge. « De 182 000 yen, ce qui fait un engagement sur 5 mois. Si je suis en mesure de fournis plus par mois je le ferais, mais comprenez bien que je cherche-là à nous trouver un juste milieu qui pourrait tous nous satisfaire. »

Pour les 5 prochains mois à venir elle allait devoir restreindre les sorties, mais aussi le nombre de repas prit par jour. Si elle n'en prenait qu'un seul elle devrait pouvoir tenir, il y en avait qui survivait avec bien moins que cela. Il faudrait aussi qu'elle économise l'électricité, l'eau et le chauffage. Dans sa tête elle commençait à calculer tous ce qu'elle pouvait économiser en changeant ses habitudes et elle n'aimait pas vraiment la couleur qu'allait avoir sa vie pour le reste de l'année. Noël serait bien triste... Il allait définitivement falloir qu'elle règle cette affaire avec sa mère.

Oguri Satoshi

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15.09.18 17:02


LA FAMILLE, IL N'EST PAS FACILE DE S'EN OCCUPER


Évidemment, il avait évité d’apeller la jeune fille par son nom de plume pour lui laisser savoir qu’il avait bien fait ses recherches à son sujet. D’ailleurs, ce pseudo le faisait particulièrement sourire. On pouvait lui attribuer différenes significations, l’amour et la pureté, la douceur et la féminité, etc. Plutôt ironique pour une prostituée.

Il haussa les sourcils en l’apercevant avaler son verre d’une seule gorgée. Décidemment, même si elle avait initié leur rencontre, elle n’était pas complètement préparée à ce qui l’attendait et il en était ravi. La somme était particulièrement importante et elle ne cessait d’augmenter. On parlait ici d’intérêts que les usuriers mettaient en place comme bon leur semblait. Au final, la mère de la jeune femme n’avait sans doute jamais eu accès à un montant si élevé.

Encore une fois, il était impressionné par le professionnalisme de la jeune femme qui semblait bien retenir ses émotions. N’importe qui dans sa situation aurait perdu son calme en apprenant une telle nouvelle. Certains préfèreraient d’ailleurs apprendre la mort d’un proche plutôt que d’apprendre qu’ils étaient endettés d’un tel montant.

Enfin, une serveuse s’approcha de leur table pour s’enquérir de la commande de Satoshi. Il n’avait aucunement l’intention de consommer un breuvage alcoolisé à une heure pareille alors qu’ils parlaient affaires. Il décida donc d’accompagner la jeune femme dans son choix et commanda un americano. Son regard se reposa ensuite sur son interlocutrice, observant chacun de ses gestes alors qu’elle fouillait dans son sac à main. Lorsque l’enveloppe apparue dans on champ de vision, il tendit la main pour la récupérant, en observant le contenu sans un mot. Elle semblait dire vrai, il pouvait y deviner la somme d’à peu près 400 000 yens.

Il eut un rire amusant en voyant la jeune femme absorbé par ses calculs. Elle était bien mature mais également très naïve. Après tout, c’était sans doute sa première expérience avec des usuriers. Satoshi posa ses mains sur la table, l’enveloppe posée entre celles-ci. Une fois qu’elle eut terminé d’établir ses modes de paiements, il prit la parole.

« C’est une bonne initiative de votre part, très responsable. »

Son sourire s’effaça cependant et son regard s’assombrit.

« Il s’agit d’une ancienne dette. Malheureusement, avec un délai de cinq mois, les intérêts sont considérables et je ne crois malheureusement pas que vos paiements de 182 000 yens suffiront. À ce rythme, vous ne ferez qu’accumuler les frais et n’arriverez jamais à rembourser votre dette. »

Il exagérait légèrement, mais son client avait été clair. Il connaissait la jeune femme et sa réputation et désirait la recruter dans ses rangs. Si Satoshi y parvenait, il serait récompensé en conséquence.

« Je pourrai cependant vous proposer une solution. Considérez-vous prévilégiée que mon client vous fasses une telle faveur. »

Il prit une pause pour la laisser assimiler ce qui allait suivre.

« Si vous acceptez de travailler pour mon client, il serait prêt à couper votre dette de moitié ainsi que de retirer les intérêts. C’est une proposition extrêmement généreuse. En contre-partie, vous devrez servir ses clients en tant que prostitué. Vous auriez un certain pourcentage… 40%, disons. Cependant, il s’agirait de clients très aisés et prêt à investir des montants considérables pour un peu de temps en votre compagnie. Alors, qu’en dites-vous? »


 
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16.09.18 21:14

La famille, il n'est pas facile de s'en occuper

La conversation prenait une toute autre direction. Oguri ne souriait plus, la tension dans l'air autour de leur table était devenue palpable. L'assurance d'Eimi disparaissait aussi au fur et à mesure, même si elle s'employait à ne pas le montrer. Il ne fallait pas qu'il voit qu'elle se sentait faible et démunie face à ce qu'il lui annonçait sinon il pourrait facilement en prendre avantage. Certes elle n'avait pas l'habitude d'avoir à faire à des usuriers et leurs collecteurs, mais elle connaissait les hommes et leur perfidie. Elle l'avait laissé parler sans rien dire, remerciant simplement d'un geste de tête la serveuse pour son café et lui fit comprendre d'un geste de la main qu'elle pouvait vite repartir. Cette conversation ne la regardait pas et même si elle était une habituée, elle préférait ne pas s'encombrer d'un témoin.

Elle garda le silence quelques minutes, croisant les bras contre sa poitrine. Certes l'offre était intéressante et en temps normale elle n'aurait eu aucun problème à accepter. Cependant elle n'était pas libre, elle appartenait au Birdcage depuis maintenant 2 ans et ça, son interlocuteur le savait. Il le savait car elle y travaillait déjà à l'époque, pas besoin de faire des recherches... À cet instant elle devait mobiliser toute son énergie pour rester calme et ne pas envoyer son café brûlant à la figure d'Oguri. Oguri, rien que de penser au fait qu'il s'était forgé une nouvelle identité la fit rire, ce qui se fit sur son visage. Prenant une dernière grande inspiration elle déposa ses mains sur la table et encra son regard dans le sien.

« Ça me regarde pas, je m'en fou que tu es disparu du jour au lendemain sans donner de nouvelles, c'est ton droit. De toute façon n'est-ce pas le propre de l'humain ? Se construire des relations, puis les abandonner pour d'autre... Mais sérieusement ? Tu te repointe devant moi, comme ça en collecteur de dette et tu me demande de me prostitué pour ton client ? Ok pas de problème, ça me gêne aucunement de me prostituer, mais tu oublie quelques choses Oguri-san : j'appartiens au Birdcage. »

Elle avait insisté sur son nom avant de s'adosser dans le fixer avec un air de défis sur le visage. Il n'était plus question de faire comme si de rien était, comme si ils ne s'étaient jamais connus.

« Je te l'accorde, l'offre est intéressante, mais je suis loyale à mon patron et si le tiens veut me récupérer, il devra négocier avec Fuji-san. Et je doute qu'un yakuza laisse partir une bonne prostituée qui lui est loyale pour un concurrent. Il va donc falloir trouver un autre arrangement. » Elle n'était pas fermée à la discussion, au contraire, n'étaient-ils pas ici pour discuter et trouver une solution à ce problème d'argent ? « Je pourrais, si cela n'interfère pas avec mon travail au Birdcage et mon travail d'écrivaine, envisager de faire des extras pour ton client. »

Cette idée était suicidaire elle le savait, tout autant que d'accepter de travailler pour un patron inconnu de toute façon. Seulement elle n'avait pas vraiment le choix : si elle voulait sauver sa mère, c'est elle qu'elle devait sacrifier. Dire qu'elle s'était toujours arrangée pour rester en dehors de ce genre de problème, voilà qu'elle y plongeait les pieds joins.

Oguri Satoshi

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17.09.18 16:44


LA FAMILLE, IL N'EST PAS FACILE DE S'EN OCCUPER


Il fronça légèrement les sourcils en apercevant le rictus se former sur les lèvres de la jeune femme qui semblait soudainement trouver la situation amusante. Il prit une gorgée de la tasse maintenant déposée devant lui, attendant patiemment qu'elle lui explique ce que ses paroles avaient de si amusant. Satoshi ne s'attendait pas à ce qui allait suivre. Disparaître? Il aurait bien aimé, à une certaine époque, mais ce ne fut jamais le cas. Cette jeune femme s'adressait à lui comme s'ils s'étaient déjà rencontré par le passé alors que, pour sa part, c'était la toute première fois qu'il se retrouvait face à elle. Il réfléchissait maintenant à cent milles à l'heure, fouillant sa mémoire et ses souvenirs mais en vain. Avaient-ils fréquenté le même collège? Le même lycée? Elle n'était son aînée que d'un an après tout, c'était bien possible. Mais cela n'expliquait pas la relation à laquelle elle faisait référence.  

Sentant qu'il avait maintenant perdu le contrôle sur le déroulement de leur rencontre, il frappa la table de la main droite, démontrant clairement son agacement. Il ne s'emportait que très rarement dans un contexte professionnel, mais il désirait que la jeune femme se taise.  Comme elle avait laissé tomber les formules de politesse, il fit de même.

« Tu es complètement bourrée? T'as perdu la tête soudainement? Je peux savoir ce que tu me racontes, là? Ne plus donner de nouvelles? Abandonner une relation? Il s'agit d'une première rencontre, ne vient rien inventer... »

Était-elle dérangée? Il s'agirait alors D'un détail plutôt important qui lui avait échappé. Son client n'apprécierait pas... D'ailleurs, cette histoire commençait à l'embêter, sentant que la conversation s'éloignait du but principal qui était de parler affaires. Il soupira longuement.

« Oublions ces conneries. Que tu appartiennes au Birdcage ne me regarde aucunement. Tu as également des dettes envers le propriétaire? C'est pour cette raison que tu dois lui être fidèle? »

À Tokyo, la fidélité ne signifiait absolument rien, il en savait quelque chose.

« Tu sais Eimi, ou devrais-je dire, Lotus, mon client te fait déjà une norme faveur en te laissant encaisser les dettes de ta mère. À ta place, je fermerai ma gueule et accepterait l'offre dans hésitation. Ne me parle pas de tes conditions, je ne suis que le messager, j'en ai rien à foutre de ton travail d'écrivaine et ces conneries. »



 
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21.09.18 16:36

La famille, il n'est pas facile de s'en occuper

Oguri ne semblait pas apprécier la tournure que prenait leur conversation. Bien, au moins elle obtenait enfin une réaction de sa part concernant leur passé. Cependant ce qu'il annonça lui fit froncer les sourcils. Première rencontre ? Alors comme ça il ne se souvenait même plus d'elle... Certes il n'était pas mauvais acteur, mais elle doutait à l'heure actuelle qu'il mente. Avait-il perdu la mémoire ? Cela pourrait expliquer des choses et atténua sa colère. Un point pour Oguri, zéro pour Lotus. S'il avait perdu la mémoire elle comprenait mieux pourquoi il avait changé d'identité, n'avait plus donné de nouvelle et s'était pointé comme une fleur chez sa mère. Pourtant elle ne pouvait pas tout lui excuser sur ce prétexte, c'était bien trop facile.

Elle l'écouta passivement, ses attaques ne lui faisaient rien. Plus il serait vulgaire, moins elle se sentirait menacée. Les insultes et la domination par la violence elle les avait connu à Shinjuku. Être prostituée là-bas ce n'est pas la vie facile et si quelqu'un voulait l'intimider, il devrait agir à l'inverse : montrer une colère froide. Par expérience elle sait que celles-ci sont les plus dangereuse. Eimi avala une gorgé de son café, attendant patiemment qu'Oguri, finisse son petit discours. Elle s'assura qu'il avait fini avant de prendre la parole à son tour.

« Je ne suis ni bourrée, ni folle. Peut-être as-tu perdu la mémoire ? À moins que tu ai un sosie ou un frère jumeau, non je peux te confirmer que ce n'est pas notre première rencontre. D'ailleurs les précédentes étaient plus aimables... »

Elle avait lancé ça sans réfléchir, mais d'un coup une petite lumière se fit dans sa tête. D'accord, les jumeaux ce n'étaient pas ce qu'il y avait de plus courant, mais ce n'était pas non plus impossible. Après tout cela pourrait aussi être une explication tout à fait plausible, même si elle en doutait.

« Ensuite, tu as mal fait ton travail car si c'était le cas tu saurais que je n'ai pas de dettes. Je m'en suis toujours tenue éloignée. Merci maman pour ce magnifique présent. » Elle se pencha en avant, réduisant la distance qu'elle avait maintenu entre eux jusqu'à présent. « Si la loyauté est rare, elle existe encore du con. Oui je suis loyale à Fuji-san sans rien avoir qui m'y attache. Alors ton patron il est gentil, mais le messager va faire son travail et va le contacter pour lui proposer mon offre : j'accepte de faire des extra en dehors de mes heures de travail pour lui. C'est le mieux que je peux lui proposer sans lui apporter les problèmes de discussion avec un autre yakuza. Tu sais, les yakuzas ça ne fonctionnent pas comme les macs : ils ne nous échangent pas pour éponger leur dette ou pour des avantages, ils nous gardent. » Ou nous exécutent pensa-t-elle pour elle-même.

Une fois sa tirade finie, elle recula pour s'adosser à sa chaise, croisant les mains devant sa tasse de café. Sur le même ton calme, trop calme pour la situation elle reprit.

« Puisque je ne peux accéder à l'entière offre de ton client et que tu ne semble pas en mesure de mener les négociations, je vais te demander, soit de l'appeler pour voir avec lui, soit de me mettre en contact pour que je puisse en discuter avec le décideur. Je ne cherche pas à compliquer la situation tu sais, au contraire, je ne souhaite que la régler et trouver un terrain d'entente pour tout le monde. En preuve de ma bonne foi tu pourras déjà donner cet argent à l'usurier. »

[/quote]

Oguri Satoshi

Date d'inscription : 24/07/2018Messages : 167Avatar : Ruki the GazetteActivité RP : 1
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24.09.18 16:53


LA FAMILLE, IL N'EST PAS FACILE DE S'EN OCCUPER


Satoshi s'apprêtait à porter sa tasse à ses lèvres, interrompant brusquement son geste en entendant les paroles de la jeune femme. Il reposa la tasse avec fracas, renversant quelques gouttes de café sur la table. Il savait qu'il avait, un jour, possédé un frère jumeau, mais, aux dires de son père, il n'aurait survécu que quelques jours, tout au plus. N'ayant jamais remis en doute les paroles de son père, Satoshi avait complètement oublié l'existence de ce sosie disparu de sa mémoire comme sa mère. Cependant, il était persuadé de ne jamais avoir croisé cette jeune femme par le passé et il était persuadé que cette dernière possédait bien toute sa tête. Il resta silencieux quelques longues secondes, tentant de reprendre ses esprits.

« Ce doit être une erreur... »

Du moins, il tentait lui-même de s'en convaincre. D'ailleurs, une rencontre plus aimable avec cette demoiselle, il ne l'aurait certainement pas oublié. Oubliant la raison principale de leur rencontre, il revint rapidement sur terre en entendant les prochaine paroles de son interlocutrice. Retrouvant enfin le contrôle de ses pensées, Satoshi ne pu s'empêcher d'afficher un sourire amusé. La jeune fille avait rapproché son visage du sien, tentant sans doute de démontrer une plus grande confiance en soi, voir de l'intimider un tant soit peu. Il avait l'habitude de ce genre de comportement, les gens n'appréciant guère les interactions avec un collecteur de dettes, ils se sentaient menacés et tentaient de se montrer plus fort qu'ils ne l'étaient en réalité. Il eut un bref rire moqueur, de quoi la narguer. Elle n'allait certainement pas lui donner de leçon sur la façon dont cette ville fonctionnait.

Enfin, elle reprit sa place sur sa chaise, retrouvant son calme initial. Elle croyait sans doute pouvoir faire ses propres règles, mais elle ignorait quels impacts provoquait la prise en charge des dettes de sa mère. Satoshi n'était peut-être que le messager, mais il savait également comment rendre les gens vulnérables. Il poussa un long soupir, feignant l'agacement profond.

« La bonne foi n'a aucune valeur. Avec les intérêts qui s'ajoutent à chaque minute qui passe, tu crois réellement pouvoir rembourser les dettes de ta mère en n'effectuant que quelques heures d'extra par ci par là? Tu es bien naïve. Avec les intérêts, je te le répète, ton 182 000 yens par mois ne suffira jamais à rembourser le montant final. À ce rythme, tu seras endettée pour les dix prochaines années. Mais je comprends, tu valorises la fidélité... Et si ta mère te donnait un coup de main? Tu sais, dans cet industrie, il y a des clients pour tous les goûts... »


Il prit une gorgée de sa tasse, satisfait d'avoir enfin retrouver le contrôle sur lui-même, puis reposa son regard sur la jeune fille, affichant toujours un sourire amusé.


 
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24.09.18 18:12

La famille, il n'est pas facile de s'en occuper

Une erreur ? Visiblement il n'était pas prêt de reconnaître la chose. Eimi décida de clore ce sujet : il était voué à l’échec. Tant pis s'il ne voulait pas l'admettre, elle lui avait dit sa façon de penser et c'était tout ce qu'il comptait. Elle se doutait bien que dans ce genre de situation, l'affecte personnel n'avait pas sa place. Dommage pour elle car elle aurait aimé bénéficier d'un traitement de faveur. La suite ne lui plus définitivement pas ; à croire que toutes leurs affaires étaient vouées à l'échec... À peine Oguri eu-t-il terminer sa phrase qu'il se retrouva couvert de café. Son geste avait été impulsif à la mention de sa mère et de prostitution, elle avait jeté le reste de sa tasse sur lui. Le voir couvert de café la fit grincer des dents, elle venait d'empirer la situation. Tant pis, elle devrait faire avec. De toute façon, ce qui était fait était fait. Pour autant elle ne s'excusa pas. Le Oguri qu'elle avait connu savait pertinemment qu'elle tenait à sa mère et qu'elle ne lui imposerait rien, qu'elle ferait tout pour la garder la plus pure possible.

« J'essaye de nous trouver un terrain d'entente, une solution favorable à tout le monde et tu demande à ma mère de se prostituer ? Jolie. Nan j'admets que j'admire ton intégrité à la ville. Tu colle parfaitement à la capitale, tu n'as effectivement ta place nulle par ailleurs... T'es vraiment devenu un salaud. »

Maintenant il fallait réfléchir : il était hors de question qu'elle quitte le Birdcage et elle ne voulait pas impliquer sa mère, de son côté, Oguri ne se montrait pas coopératif pour l'aider à trouver une solution qui conviendrait à tout le monde. Il ne lui restait qu'une seule solution, trouver le plus rapidement possible l'argent. Elle ne pouvait pas le gagner aussi rapidement, alors elle allait devoir emprunter à son tour. Le problème des usuriers c'était les intérêts, la preuve en était, sa situation actuelle. Peut-être que Fuji-san accepterait de lui faire un prêt ? Après tout elle travaillait pour lui, lui avait jamais fait défaut ou alors elle pourrait demander à Daisuke de plaider en sa faveur. Après tout ils se connaissaient depuis un moment et elle lui était loyale, le défendant contre la vermine jalouse.

Dans le reste de ses relations elle doutait d'avoir quelqu'un en mesure de lui fournir autant, rapidement et sans impactes négatif sur leur vie. À la limite il restait cet écrivain avec qui elle avait échanger son téléphone par le passé, mais elle n'était pas assez proche pour demander ce genre de faveur. Eimi poussa un long soupir, se pinçant l'arrête du nez : elle était dans une impasse et seule la chance pourrait lui être salutaire. Pourtant elle allait prendre le risque, foncer sans réfléchir et subir les conséquences.

« Accorde moi quelques jours et je trouverais de quoi rembourser la dette. Visiblement tu n'es pas prêt à jouer le jeu et à trouver un accord. Soit c'est normal, c'est ton job et ta réputation. Tu as déjà 390 000 yen, je n'en dois donc plus que 910 000 à ton client. Inutile de nous acharner plus longtemps, cela ne fait qu'empirer et est voué à l'échec. »

Sincèrement elle espérait vraiment que Fuji-san accepterait d’accéder à sa demande. Il serait plus simple de régler une dette auprès de son patron que d'un autre yakuza. Même si elle devait se retrouver attacher à vie au Birdcage cela ne lui posait aucun problème. Par contre, elle allait devoir sérieusement discuter avec sa mère, espérant que celle-ci ouvrirait les yeux sur la situation et ne s'aviserait pas de recommencer.

Oguri Satoshi

Date d'inscription : 24/07/2018Messages : 167Avatar : Ruki the GazetteActivité RP : 1
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25.09.18 15:39


LA FAMILLE, IL N'EST PAS FACILE DE S'EN OCCUPER


L'impulsivité de la jeune fille surpris Satoshi, mais il en ressentait tout de même une certaine satisfaction. Elle n'était donc pas d'un calme inébranlable. Heureusement pour lui, le liquide n'était plus brûlant et ne lui donna qu'une sensation de douche chaude. Néanmoins, il n'appréciait pas le geste du tout. Il lui aurait bien lancé le contenu de sa tasse au visage en retour, mais une serveuse s'approcha rapidement avec quelques serviettes pour éponger le dégât. Il prit une grande inspiration pour se calmer, se disant qu'il valait mieux en finir rapidement avec cette discussion. L'odeur du café lui montait à la tête et lui donnait une sensation des plus désagréables. Il fit signe à la serveuse de s'éloigner après avoir éponger le liquide fumant de ses vêtements et de la table. Il ne désirait pas que leur conversation soit entendue par qui que ce soit.

« Ma chère, tu crois réellement que ta personne a plus de valeur que qui ce soit ici? Laisse moi rire, tu es soumise par loyauté et par les dettes de ta propre mère. Tu peux vendre ton corps tant que c'est encore possible, mais je serai le premier à lever le nez sur ta personne mendiant dans les rues de Tokyo. »


Il avait perdu toutes parcelles de sympathie pouvant exister pour cette jeune femme. Non seulement Satoshi était-il agacé par son impulsivité, il en avait marre de l'entendre s'adresser à lui en sous-entendant qu'il ne s'agissait pas de leur première rencontre. Il lui donna quelques secondes pour réfléchir et assimiler l'ampleur de la dette et de la situation dans laquelle elle se trouvait.

« La dette est de 910 000 si tu trouves le moyen de payer la somme totale en moins de 72 heures. Au-delà de ce délai, on parle d'intérêt. Chaque semaine, un montant équivalent à 30% de ta dette s'ajoutera. Fais le calcul. »


Elle allait enfin comprendre qu'elle n'était pas en position d'établir les règles du jeu comme bon lui semblait. Satoshi se leva enfin de sa chaise et baissa son regard vers la jeune fille.

« Je compte donc sur toi pour me faire parvenir le montant restant d'ici trois jours, même endroit, même heure. Autrement, j'ai bien l'impression que nous nous croiserons plus souvent que prévu... »


 
BY MITZI

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