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[shibuya] Let the whole city hear your knuckles crack ✘ ft. Kyôka
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Fujiwara Yoshimaru

Date d'inscription : 16/03/2018Messages : 284Avatar : Hara ToshimasaActivité RP : 0 MasculinEmploi : Wakagashira du clan Matsumoto, Proxénète et patron du Bird cage¥ : 499,000Crédits : VTP // TumblrMulti : Kazuki - Asami - Kagami - Tsunade
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Wakagashira ✘ Matsumoto
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03.04.18 15:17
Let the whole city hear your knuckles crack

2058年10月


Jiyu ▬ Grillabeats

Tokyo. La ville qui ne dort jamais. Elle a cette réputation depuis bien longtemps, mais elle est à présent vérifiée. Les maisons closes aux néons criards sont légion, les bars bons marché, les dealer au coin de la rue. La ville est toujours en effervescence, c'est un bourdonnement constant. Tokyo n'est pas une ville calme, vous serez souvent réveillé en plein milieu de la nuit par une bagarre entre ivrognes à la sortie d'un bar ou par un coup de feu venant d'un terrain vague où une exécution a lieu. Bien que venant de l'extérieur, je me suis habitué à cette ville. A cette nouvelle vie. Une cigarette au coin des lèvres, adossé contre un mur je profite du calme avant la tempête. Je sens que ça va venir, j'ai un don pour ce genre de choses. Probablement parce que les bagarres dans la rue, j'y suis habitué. Durant mes jeunes années au sein de mon clan, j'étais connu pour être le type qui cogne fort et qui y prend un certain plaisir.

Je n'arrive pas à dormir aujourd'hui. Probablement parce que je suis bien trop habitué à travailler de nuit depuis des années. Gérant de bordel clandestin à l'extérieur, mon activité ne sera désormais plus cachée à Tokyo. Tout le monde apprendre à connaître Fuji-san, le Wakagashira du clan Matsumoto. Je ne suis pas un homme discret. C'est de toute manière impossible pour moi de me fondre dans la masse, même si j'essayais je ne pourrais pas y arriver. Je suis habitué à être le grand dadais de service, le grand brun qui dépasse tout le monde d'au moins une bonne tête. Sans doute la faute à mes origines occidentales, que je m'efforce pourtant de cacher. J'ai marché un long moment, peut être bien deux heures. Je n'ai aucune idée du quartier dans lequel je me trouve mais je sais dores et déjà que j'ai quitté la zone neutre où je loge en attendant que les travaux du Birdcage soient terminés. Mon ami Yukimura me prête l'un de ses appartements, situé à Chiyoda. J'y suis bien, mais j'ai tout de même hâte d'être réellement chez moi.

Toujours adossé contre mon mur, une main dans la poche de mon pantalon de costume j'observe les gens dans la rue. Des filles racolent les clients de l'autre côté de la chaussée, pour les attirer dans un bordel ayant l'air assez insalubre. Les putains du coin sont vulgaires, des filles pas forcément très jolies, habillées de manière trop provocante et vulgaire pour réussir à me faire bander. Chez moi, j'exigerai des tenues sexy mais tout de même de qualité. La dentelle de mes putains viendra de grandes maisons, comme par exemple Victoria's secret. C'est d'ailleurs là-bas que ma chère mère travaillais, avant de tomber enceinte de moi. Une grande brune, métisse, aux formes généreuses. Merci aux gênes brésiliens. Je crois que c'est à cause d'elle que j'ai une telle passion pour la lingerie fine. S'en est même devenu obsessionnel, comme une sorte de fétiche. Même si je n'ai aucunement envie de porter de la lingerie féminine, il n'y a rien qui puisse m'exciter plus qu'une femme dans de beaux sous vêtements.

Je n'aime pas les filles vulgaires. Je les préfère érotiques. Sensuelles. Mes conquêtes féminines sont toutes de jolies femmes généralement assez élégantes. Je ne peux pas me permettre de sortir en publique avec un boudin à mon bras. Et ces filles aux cheveux décolorés et abîmés me dégoûtent. Pourtant, je les regarde faire depuis tout à l'heure. Pour savoir justement, ce que je ne veux pas avoir dans mon établissement. Une fois ma cigarette terminée, je la jette dans le sceau prévu à cet effet à côté de l'entrée du bar où je me suis installé. Je ne suis même pas allé boire dedans. Je voulais juste trouver un endroit où observer les gens pour occuper ma nuit. Je lève enfin les yeux pour chercher un nom de rue. Un numéro quelconque, pour m'indiquer où est-ce que je me trouve. Mais rien à faire. Je n'en ai aucune idée. Ce n'est peut-être pas plus mal. C'est quand on se perd et qu'on ne sait pas où l'on va que l'on passe les meilleures soirées.

Je n'ai rien à foutre à dans ce quartier. Je ne ressemble pas au reste des gens qui traînent ici. Mon costume vaut à lui seul sans doute plus que le salaire de toute une année pour ces gens. Et elle non plus, n'a visiblement rien à faire là. Elle se démarque des putains du coin. Elle a le don de m'intriguer. C'est comme un signe du destin. Qu'est-ce qu'une femme comme elle viens faire ici ? Elle ne travaille probablement pas dans l'une de ces maisons closes miteuses. Je doute même qu'elle soit prostituée. Je me décolle du mur au quel je suis adossé, pour me rapprocher sans pour autant travers la rue et la rejoindre. Elle aussi m'a remarqué. Elle aussi se demande sans doute ce qu'un type comme moi fout dans un quartier aussi dégueulasse.

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Nishimura Kyôka

Date d'inscription : 01/04/2018Messages : 106Avatar : Fan BingBingActivité RP : 1 FémininEmploi : Danseuse vedette du Purple Dream¥ : 22,200Crédits : Avatar : LaMarquise / Signa : Soulmates
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12.04.18 1:44

Let the whole city
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Fujiwara Yoshimaru &
Nishimura Kyôka

Temposhark ♫ Don't mess with me

Pour survivre à Tokyo, il n'y avait qu'une voie possible ; celle du vice et du péché. Demeurer innocent était une utopie, à moins d'accepter de demeurer tout en bas de l'échelle et d'être ainsi en proie à ceux qui avaient accepté de délaisser la sainte et vaine morale. Dans cette ville où l'interdit était devenu la norme, il fallait apprendre à rentrer dans la danse pour ne pas se faire dévorer par autrui. Un monde dirigé par les yakuzas ne pouvait apporter aucune sécurité ; c'était un fait qu'il fallait mieux accepter. Et dans cet océan houleux, il y avait une femme qui avait apprit à nager malgré des courants contraires, des tourbillons qui auraient pu l'attirer vers les abysses. Une femme qui avait accepté de se salir les mains afin que sa dignité elle, ne se trouve pas à nouveau entachée. Une femme, dans un monde d'hommes, dirigé par ces derniers et fait pour les satisfaire. A Tokyo, le statut de la gente féminine semblait en effet des plus limité, ne leur offrant pas de grandes perspectives, si ce n'est de devenir l'épouse modèle d'un yakuza. C'était encore là l'avenir le plus glorieux, le plus respectable en enviable que l'on leur proposait. Epouse ou putain ; la limite était en vérité des plus instable, des plus fragile. Une destinée imposée que notre protagoniste avait toujours abhorré. Mais choisir la voie de la rébellion était un combat de tous les jours ; jamais elle ne cesserait de se battre pour pouvoir continuer de proclamer fièrement son indépendance, sa liberté, ces derniers continuellement remis en cause par l'égo et le désir de domination de ces messieurs. Après tout .. une femme qu'on ne peut ni posséder, ni contrôler n'est qu'une sorcière à leurs yeux.

Un statut que la jeune Kyôka acceptait volontiers. Se faire haïr ne l'effrayait ni ne la blessait ; au contraire, elle semblait y prendre un malin plaisir. Provoquer des sentiments contraires, déchainer les passions masculines, inspirer haine et tentation, désir et révulsion, respect et mépris ; tout mais pas l'indifférence. Elle était une personne avec laquelle il fallait composer, et son importance n'aurait de cesse de croitre dans cette maudite ville. Cela prendrait le temps qu'il faut mais elle était patiente et saurait avancer peu à peu ses pions. Ainsi, sans que personne ne l'ait vu venir, elle tisserait sa toile, étendrait son réseau d'influence, jusqu'à devenir dans l'ombre un élément clef dans l'organisation sociale de l'ancienne capitale nippone. Cela commençait déjà par ce cabaret dans lequel elle travaillait depuis un an. Un établissement qui lui permettrait de nouer de nombreuses relations, et dans lequel elle comptait déjà se hisser jusqu'au sommet. En un an, elle avait déjà réussi à évincer toutes les rivales, toutes ces médiocres à qui elle avait volé la vedette, travaillant chaque jour avec acharnement, ne cessant de pousser son corps dans ses retranchements afin de briller toujours davantage sous les projecteurs. Quand ils quittaient les lieux, les clients ne devaient avoir qu'elle en tête, malgré les putains avec lesquels ils avaient pu évacuer leur frustration. Et elle était visiblement sur la bonne voie ; le directeur lui avait proposé de l'accompagner lors des réunion d'affaire les plus importantes. Cela semblait anodin et pourtant, cela lui permettrait de côtoyer les hommes les plus puissants de cette ville sans toutefois revêtir le rôle à ses yeux si rabaissant d’hôtesse.

Il fallait multiplier les cartes dans son jeu si elle souhaitait parvenir à ses objectifs, soit à la fois réduire à néant sa famille, et se faire une place de choix dans l'organisation sociale de la ville. Mais déjà, la danseuse avait su nouer quelques contacts, un début pour un dessein qu'elle ne réaliserait pas en quelques semaines, mais qui serait bien le travail, la quête d'une vie, aussi courte s'annonçait-elle. Oh non la nymphe ne se faisait pas d'illusions ; elle savait que ses jours étaient comptés et qu'elle ne coulerait pas de vieux jours. Sans doute ne le souhaitait-elle même pas. Vieillir et décrépir ; plutôt mourir jeune et belle.

Si la jeune femme se trouvait dans un quartier aussi malfamé, ce n'était pas sans une raison précise. Elle venait justement retrouver l'un de ces contacts, un chinois. Un membre de la triade qui n'avait plus la moindre loyauté envers le Nishimura-kai, et qui semblait des plus intéressé par les activités marchandes du clan, spécialisé notamment dans le trafique humain. Kyôka était venue le retrouver dans un établissement que le mafieux tenait, afin de l'informer de l'arrivée imminente d'une cargaison venue d'Indonésie, lui donnant ainsi l'heure précise d'arrivée, les numéros des containers ainsi que toutes les informations qu'elle avait pu recueillir auprès de son cher cousin, Hideto. Des jeunes femmes et hommes qui finiraient certainement dans les plus bas quartiers, mais cela ne semblait en rien la concerner, encore moins l'émouvoir. Lorsque l'on décide de devenir bourreau parmi les bourreaux, prédateurs et non victime, il faut savoir oublier toute morale, toute humanité pour ne voir que l'aspect purement marchand des choses.

Pour ces précieuses informations, la jeune femme avait reçu une coquette somme, ainsi que la satisfaction de savoir qu'une fois de plus, les affaires familiales seraient entravées par une concurrence rivale venue leur couper l'herbe sous les pieds. Ceci fait, elle ne comptait plus s'éterniser davantage dans ces rues si malodorantes ; elle n'y avait définitivement pas sa place. Cette misère autour d'elle ne l'émouvait en rien, elle lui était seulement des plus désagréable. Ces prostitués si vulgaires la répugnaient même. Cet univers n'était pas le sien et ne le serait jamais. Mais bien rapidement, une silhouette se détacha au milieu de ce fourmillement indésirable. Un homme grand, élancé et d'une élégance qui détonnait dans ce bas quartier. Un yakuza, cela ne faisait aucun doute, il se dégageait de cet homme la prestance, l'assurance et l'autorité de ces hommes qui ont à Tokyo tout le pouvoir. Lui aussi n'était de toute évidence pas à sa place en ces lieux. Mais, son attention fut rapidement portée ailleurs. Deux hommes, visiblement un brin éméchés vinrent vulgairement à sa rencontre, l'interpellant sans la classe qu'elle méritait. Sombres crétins .. pour qui la prenaient-ils ? Une brebis sans défense ? Les pauvres ne devaient pas avoir l'habitude de croiser une femme avec une telle élégance ; ainsi souhaitaient-ils certainement se l'approprier, du moins le temps de se libérer de leur frustration masculine. Répugnants.

Face à a réticence de la belle, les deux malotrus devinrent rapidement plus grossiers encore, et les insultes ne tardèrent pas. Ils se rapprochèrent davantage, avant de s'en prendre physiquement à elle, l'un d'eux ayant l'outrecuidance de l'attraper par le bras. Son sang se mit à bouillonner dans ses veines, et la jeune femme du se contenir pour ne pas simplement sortir son tantô et les planter tous les deux. En vérité, elle avait autre chose en tête. Cet homme qu'elle venait d'apercevoir .. elle voulait le connaître. Elle avait vu l'intérêt, la curiosité et l'attirance dans son regard. S'il était bien le genre d'hommes qu'elle soupçonnait, peut être méritait-il qu'elle le connaisse. Et jouer les demoiselles en détresse était un stratagème aussi commun qu'efficace ; les hommes aimaient que l'on flatte leur rôle primitif de mâle protecteur, cela les confortait dans leur soit disant supériorité et les mettait en confiance. Ainsi, Kyôka se retint de se défendre, se contentant de leur cracher son venin avec toute la véhémence dont elle pouvait faire preuve.  
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Fujiwara Yoshimaru

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12.04.18 18:37
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2058年10月


Jiyu ▬ Grillabeats

Bien entendu, la demoiselle n'a rien à faire ici. C'est bien pour cette raison, que les rustres la remarquent. Elle se démarque de ces putains vulgaires et probablement camées jusqu'à l'os. La nouveauté les attires, ces sales porcs qui n'auront probablement jamais l'occasion d'être avec une femme comme celle-ci. La voilà, la tempête que je cherchais. J'avais raison, l'ouragan est arrivé. J'esquisse un petit sourire et traverse la route. Je dépose l'une de mes mains sur l'épaule du type qui viens de la toucher. Il me regarde. Généralement, mon apparence en dissuade plus d'un sans que j'ai besoin de recourir à la violence. Mais celui-là commence à m'insulter aussi, dans un patois que je comprend à peine. Shinjuku-ben.

« Tu crois vraiment qu'une pauvre merde comme toi à le droit de regarder une femme comme elle ?... Et en plus de ça, tu te permet de la toucher et de lui parler ?  »

J'esquisse un sourire carnassier et le repousse. Je retire ma veste bien ajustée, et la tend à la demoiselle, échangeant un simple regard avec elle. Pas besoin de lui dire ce que je compte faire. Ce genre de belles plantes fréquente forcément des gens riches. Donc des Yakuza, puisque nous sommes à Tokyo. Je la recule un minimum, puis fais craquer mes phalanges avant de serrer les poings et d'envoyer un premier coup dans le ventre d'un des deux gars. L'autre essaye de m'attaquer, mais cette fois-ci, c'est mon pied qui se retrouve dans son genoux. Je ne suis pas un tendre. J'ai appris à me battre dans la rue, sur le tard et sur le tas. Impossible de faire autrement quand on est un Yakuza, surtout en bas de l'échelle. C'est aux jeunes recrues d'aller à la bagarre, pas aux anciens ni aux membres hauts placés. Ils ne vont pas risquer la garde à vue pour agression, préférant envoyer des Shatei casser la gueule à des petits voyous sur le territoire. Du moins, c'est ainsi que fonctionnent les choses à l'extérieur. A Tokyo, je ne risque rien en me battant contre deux pauvres types manquant de respect à une femme.

Je prend moi aussi quelques coups. Un des deux types est à terre rapidement, assommé par un coup de tête suivi d'un coup de genou dans les côtes. J'ai la lèvre ouverte et ça ne me plaît pas. Ils ont osé abîmer mon beau visage. Narcissique. C'est probablement mon plus gros défaut. Tout se doit de toujours être parfait. Je me dois de toujours bien présenter en public, il en va de mon image et de ma réputation. Un simple bouton serait suffisant pour que je reste enfermé chez moi, sans autoriser qui que ce soit à me voir. Je ricane de manière sinistre en essuyant le sang qui coule de ma lèvre puis me jette sur le type en face de moi. J’enchaîne les coups sans trop réfléchir, bien trop heureux de pouvoir enfin me défouler. J'ai beaucoup travaillé dernièrement et c'est une bonne occasion de pouvoir décharger ma frustration. Je lâche un juron en prenant un coup dans les côtes mais recommence à frapper sans trop tarder.

Assis sur le bassin de l'homme face à moi, je continue de frapper son visage sans m'arrêter. Il ne bouge plus, j'ai les mains pleines de sang. Mais je ne suis pas encore satisfait. C'est seulement quand il est méconnaissable et que je sens une main délicate se poser sur mon épaule que je me stoppe. Je me relève lentement, reprend ma veste en souriant et sors mon paquet de cigarettes pour en allumer une.
Ce sont probablement mes clopes préférées, avec celles que l'on fume juste après avoir fait l'amour. Elles ont une saveur particulière. Le brouhaha de la rue s'est subitement arrêté, les gens se sont éloignés de moi. De nous. Probablement pour ne pas risquer de se faire battre à mort. Je donne d'ailleurs un coup de pied dans le corps inanimé de l'homme que je viens de tabasser. Aucune réaction.

Relevant les yeux vers la jeune femme, j'esquisse un sourire :

« Fujiwara Yoshimaru. Je vous invite à prendre un verre ?... Peut-être dans un autre quartier.  »

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Nishimura Kyôka

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06.06.18 16:38

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Fujiwara Yoshimaru &
Nishimura Kyôka

Temposhark ♫ Don't mess with me

Ce qu'elle avait prévu ne tarda pas à se produire. Une scène prévisible mais pas moins satisfaisante. Tu traverses ainsi la route pour venir à son secours, avec une véhémence et un dédain envers ces malotrus d'autant plus valorisants envers sa personne. « Une femme comme elle » ? Un sourire mauvais s'était esquissé brièvement sur ses lèvres, son égo doucement flatté. C'était l'un de ses petits péchés qui la caractérisait ; un certain orgueil, un besoin de se sentir reconnue à sa juste valeur ; une valeur bien supérieure au commun des mortels. Elle faisait tout pour s'élever à un rang supérieur, refusant le statut si rabaissant auquel l'on aurait voulu la cantonner. Ainsi c'était plus fort qu'elle ; mais les flatteries concernant une soit-disant supériorité de sa personne ne pouvaient au fond la laisser indifférente. C'était l'essence même du combat qu'elle menait depuis des années ; prouver qu'elle méritait mieux que le mépris et l'indifférence.

Saisissant la veste que tu lui tends, elle recule avec précaution de quelques pas, ne doutant pas de la violence qui allait suivre. Ainsi, elle n'a plus qu'à demeurer spectatrice de la scène qui se déroule sous ses yeux. Et en fin de compte, elle est bien heureuse de ne pas avoir eu à s'en sortir par elle même ; ces deux ivrognes se défendent un minimum et elle n'en serait probablement pas sortie complètement indemne. Pas que cela l'effraie ; mais si elle peut éviter d'abimer ses vêtements ou plus encore, sa précieuse enveloppe charnelle, cela l'arrange grandement.

Ses yeux observent avec un apparent détachement la scène, comme si cela la laissait purement indifférente. Ce n'est pourtant pas exact ; la violence dont tu fais preuve lui plait sournoisement. L'homme élégant et au comportement des plus gentleman laisse place à un monstre de violence visiblement avide d'hémoglobine ; un contraste saisissant et des plus réjouissant. Utilisée à son avantage, cette rage pourrait être des plus profitable.. Mais bien plus que cela encore, cette violence la séduit car elle fait écho à ses propres instincts sanguinaires que nul n'oserait imaginer derrière son visage de poupée de porcelaine.

Seulement il est temps que cesse ce déferlement de hargne. Cela fait à présent plusieurs minutes que tu t'acharnes sur ce corps inanimé et il est temps que la jeune femme t'aide à reprendre tes esprits. Doucement elle se rapproche de toi et son regard glisse un instant sur ce qu'il reste du visage de l'homme que tu surplombes. Loin d'en être horrifié, elle vient alors délitement poser l'une de ses mains sur ton épaule sans prononcer le moindre mot. Cela suffit à te stopper. Alors que tu te relèves, elle t'observe silencieusement, te laissant savourer cette cigarette dont elle même connait si bien la saveur particulière. Et un nouveau sourire vient orner éphémèrement ses lèvres à cette pensée. Cela ne fait que quelques minutes que vos chemins se sont croisés et pourtant, Kyôka ressent aisément que bien des choses vous rapprochent.

Fujiwara .. Yoshimaru .. Ce nom ne lui est pas inconnu. Il résonne de longues secondes dans son esprit, comme si elle attendait qu'il finisse par faire écho à une information soigneusement rangée. Ses pupilles se rétractent un cours instant alors qu'elle finit par se souvenir. Bien sur que ce nom ne lui est pas étranger ; tu es le wakagashira du clan Matsumoto. La jeune femme connait par cœur les noms des hommes les plus puissants de la ville et a une connaissance pointue de l'organigramme des clans. Ce qui n'est au fond pas bien étonnent quand l'on connait la place pour la moins ambivalente et secrète qu'elle occupe au sein de cette société régit par la mafia. Et la connaissance est une arme redoutable.

«  Enchantée. - s'inclinant légèrement par politesse – Nishimura Kyôka. Ce serait avec plaisir. Et bien .. je vous laisse carte blanche, du moment que nous quittons les bas-fonds de la ville. »

Suivre un inconnu au comportement visiblement passablement violent rencontré dans un tel quartier aurait semblé être une idée des plus inconséquente pour n'importe quelle jeune femme ordinaire, sans doute. Mais rien ne seyait moins à la jeune femme que la notion d'ordinaire, c'était évident. Et la compagnie des yakuzas lui était visiblement familière au vu de son aisance à tes côtés. Rencontrer un homme de ta stature était une aubaine qu'elle n'avait absolument pas l'intention de laisser filer. D'autant plus que ta jeunesse et ton physique agréable étaient un bonus d'autant plus plaisant.

Ses sourcils se froncent légèrement tandis que ses yeux glissent sur ta lèvre fendue. Sortant un mouchoir de la poche de son long trench coat carmin, elle s'approche davantage, franchissant la distance tacite entre proximité et intimité.

«  Vous permettez .. ? » - et sans véritablement attendre de réponse, la nymphe vint avec précaution tapoter doucement ta lèvre pour retirer le sang qui s'en était écoulé. Un geste doux et leste qui lui permettait avec une fausse innocence de briser la barrière de l'intimité.

Ceci fait, elle se recule et jette le mouchoir dans une poubelle à proximité. Se retournant vers toi, elle laisse un petit sourire légèrement enjôleur illuminer ses traits.

« Quittons ces lieux nauséabonds, Fujiwara-San. »
 
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Fujiwara Yoshimaru

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17.06.18 16:39
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2058年10月


Jiyu ▬ Grillabeats

Nishimura Kyôka. Je m'efforce de retenir le nom et le prénom de cette charmante jeune femme. Étrangement, je trouve que l'ensemble sonne assez masculin, peut-être même trop pour elle. Après tout, si le mot féminité devait avoir une photo aux côtés de sa définition dans le dictionnaire, elle serait une bonne candidate. Je la laisse essuyer le sang sur ma lèvre et esquisse un petit sourire quand elle accepte d'aller prendre un verre avec moi à condition que nous partions d'ici.

En bon gentleman, je lui propose mon bras pour l'escorter comme il se doit. Je ne connaît pas forcément très bien Tokyo, mais après quelques minutes de marches je trouve finalement un bar qui n'a pas l'air trop miteux étant donné le quartier où nous nous trouvons. Nous sommes certainement à la frontière de Minato, un quartier neutre un peu moins merdique que celui de Shibuya.

J'ouvre la porte à la demoiselle et nous partons nous installer à une table, légèrement en retrait pour pouvoir discuter tranquillement. La musique n'est pas trop forte et elle est également plutôt agréable. Un bon point pour ce bar. Je lui tend la carte, toujours avec un sourire puis allume une cigarette pour me détendre après m'être battu. Enfin un peu de calme... Mais j'avoue que cogner ces deux pauvres types m'as un peu défoulé. J'en avais grandement besoin... Avec le travail, j'ai accumulé du stress ces dernières semaines. Et je n'ai pas eu le temps non plus de séduire qui que ce soit, depuis que j'ai laissé ma petite amie à Nagano pour m'installer ici.

J'ai tout de même offert à la jolie Yulia une dernière nuit d'amour avant mon départ. Elle savait très bien que je ne suis pas le genre d'homme à rester indéfiniment dans la vie d'une femme, aussi charmante soit-elle. Son père fait parti de la mafia Russe... Et finalement, nous les Japonais, nous ne sommes pas bien différents d'eux. Sauf peut-être en ce qui concerne notre code d'honneur un peu rigide et vieillot, pour les quelques rares clans qui le respectent encore.

« Maintenant dites moi, Mademoiselle Nishimura... Qu'est-ce qu'une jeune femme comme vous aviez à faire dans un quartier pareil ?... A mon avis, vous n'êtes même pas une escorte de Chuo. Les filles de là-bas sont jolies, mais je sais reconnaître une prostituée quand j'en vois une. Déformation professionnelle, si vous voulez mon avis. Je suis moi-même proxénète. »

Sans compter que si elle était escorte, elle coûterais certainement très cher. Un client ne prendrait pas le risque de l'amener dans les bas fonds de la ville... Le genre d'hommes qui peut se payer une escorte n'a rien à faire ici non plus, en règle générale. Sauf pour quelques affaires d'une nature douteuse, mais l'on ne prend pas une escorte avec soi dans ces moments-là.

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Nishimura Kyôka

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24.06.18 14:10

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Nishimura Kyôka

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Tu connais encore mal les lieux, elle le perçoit rapidement. Ton regard scrute les environs comme si c'était la première fois que tu arpentais le quartier. Cela fait peu de temps que tu es arrivé en ville, elle le sait par le biais de son cousin. Alors qu'elle marche à tes côtés, la jeune femme laisse ses pensées vagabonder, se demandant ce que tu peux bien penser de la ville, toi l' « étranger ». Kyôka n'avait jamais connu que Tokyo. Mais étrangement, elle n'avait pas envie de quitter sa ville. A l'extérieur, elle serait d'autant plus une paria. De la vermine aux yeux d'une société faussement bien-pensante. Ici, elle était dans son élément, au milieu du crime et de la violence. Tenter d'y trouver un échappatoire était vain ; elle ne pouvait fuir ses racines, elles la rattraperont toujours. C'était son héritage, c'était le sang qui coulait dans ses veines. Kyôka était une enfant maudite de Tokyo ; cette ville lui collerait pour toujours à la peau. Cette ville qu'elle chérissait tout autant qu'elle haïssait, dans laquelle elle s'élèverait peu à peu pour la toiser du regard ou pour y semer le chaos. Mais .. quel regard portait un étranger sur cette ville déchue ? D'autant plus un étranger issu du monde du crime organisé. La voyais-tu comme une aubaine ? Une eldorado ? Elle était devenu le refuge des rebuts de la société, des marginaux, des désaxés, des criminels et délinquants de tout sorte. Le monde souterrain évoluait ici en pleine lumière. Même pour un homme tel que toi, cela devait tout de même être quelque peu .. déroutant. Ou diablement excitant.

Finalement, tu parviens à trouver un bar qui ne semble pas trop minable. Bon, c'est acceptable. Il a au moins le mérite de ne pas être bondé, sans doute parce que vous ne vous trouvez pas dans un des coins les plus animé de la ville. Une fois assise, la jeune femme s'allume à son tour une cigarette, c'est que tu ne cesses de lui donner envie à les enchainer. Savourant la sensation acre de la fumée traversant sa gorge et s'infiltrant dans ses poumons pour les noircir davantage, elle recrache avec lenteur la fumée afin de profiter pleinement de cette sensation pourtant destructrice. Un plaisir coupable et malsain dont elle ne cherche aucunement à se défaire. La seule addiction dont elle n'a pas cherché à se libérer, sans doute parce qu'à court terme, les effets néfastes lui semblent anecdotiques. Quant au long terme .. Le long terme ne fait pas parti de son référentiel. La cigarette est à ce niveau le dernier des dangers qui plane au dessus d'elle.

Un petit sourire sournois se dessine sur ses lèvres alors que tu prends la parole. « Une jeune femme comme elle » ? Cela ne voulait rien dire. Ce genre de formule toute faite n'avait aucun sens avec elle.

« Sans vouloir vous manquer de respect .. vous n'avez aucune idée de ce que peut être " une jeune femme comme moi " .. » rétorque t-elle alors sans animosité aucune, la voix douce et posée.

Un petit rictus légèrement moqueur lui échappe alors que tu avoues douter qu'elle puisse être une travailleuse du sexe. S'en était presque maladroit mais cela avait au moins le mérite de l'avoir amusé. Et c'était déjà en soi un exploit quand on l'on connaissait le degré d'irritabilité et de froideur potentiels de la danseuse.

« Ainsi, je n'ai pas l'air d'une putain et c'est en spécialiste en la matière qui le dit .. Et bien .. quel compliment, vous savez parler aux femmes. »

Ironise t-elle alors, son sourire aussi amusé que profondément mauvais. Combien d'hommes avaient pu lui dire l'inverse, la traiter comme une moins que rien ? Des hommes parfois proches d'elle pourtant, de son propre sang, de son propre clan. Des hommes horrifiés à l'idée qu'une femme puisse vouloir se libérer des chaines qui l'entravent et ainsi menacer leur domination. Une femme hors de contrôle est une menace potentielle. Et ils ne se trompaient pas ; la menace est d'autant plus dévastatrice lorsque cette femme a été bafouée.

Alors oui, tes mots l'amusent à présent parce qu'ils signifient bien des choses en vérité. Et le fait qu'un homme de ton statut puisse reconnaître sa valeur et ne pas se méprendre sur la place qu'elle occupe dans cette société si inégalitaire, c'est au fond une forme d'accomplissement.

« Une femme a ses secrets … »

Finit-elle par t'accorder pour toute réponse à ta question, son sourire l'ayant quitté pour redonner à son visage un air bien plus sérieux, son regard t'ayant abandonné, se perdant au travers de la fenêtre donnant vu sur la rue. En un instant, la distance s'est installé entre vous. En un instant, l'esprit de la jeune femme semble s'être égaré dans de bien mystérieuses et sombres considérations. Un serveur vient alors prendre vos commandes. A cette heure, ce sera un whisky pour elle, le meilleur qu'ils ont en espérant qu'il ne soit pas de trop mauvaise qualité vu le standing des plus communs de l'établissement. Une boisson sans doute jugée trop masculine mais ce n'est de toute évidence pas le genre de norme tacite qui va la brider. Et de toute manière, il fallait bien avouer qu'une boisson aussi légère qu'un kir à la pêche ne lui seyait définitivement pas. Il lui fallait quelque chose avec bien plus de force, de caractère et de nuances.

«  Vous n'êtes pas en ville depuis longtemps ... n'est ce pas ? Dehors, vous agissiez dans l'ombre mais ici .. vous faites ouvertement partis de ceux qui règnent en maitre et ce en pleine lumière. Quel effet .. cela vous procure t-il ?
Bien que .. je vous l'accorde ; le jour n'est jamais bien lumineux à Tokyo. »

Son regard se fait plus intense, s'ancrant solidement dans le tiens comme s'il était capable de te transpercer de part en part et ainsi de lire en toi avec facilité. Oui, elle sait quel est exactement ton statut, ta place et ton rôle. Bien informée, n'est ce pas ? Elle ne s'en cachait pas. Serais-tu une opportunité ou une menace dans la partie d'échec qu'elle menait secrètement ? Il fallait bien te tester pour le découvrir ; et ce n'était que le début.
 
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Fujiwara Yoshimaru

Date d'inscription : 16/03/2018Messages : 284Avatar : Hara ToshimasaActivité RP : 0 MasculinEmploi : Wakagashira du clan Matsumoto, Proxénète et patron du Bird cage¥ : 499,000Crédits : VTP // TumblrMulti : Kazuki - Asami - Kagami - Tsunade
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03.07.18 13:14
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2058年10月


Jiyu ▬ Grillabeats

Vous savez parler aux femmes. J'esquisse un petit sourire et commande à mon tour à boire. Un bon whisky, la même chose que la demoiselle face à moi.

« Je ne suis pas toujours très délicat, excusez-moi, Mademoiselle Nishimura. »

Je n'ai pas envie de m'excuser. Je ne le pense d'ailleurs pas vraiment. Est-ce que je l'ai vexée ? Probablement pas, sinon elle se serais sans doute énervée et m'aurais planté là comme un con après m'avoir foutu une baffe. J'ai du mal à croire qu'elle se laisserait faire bien sagement par un homme, même par un Yakuza avec une bonne place. ça n'a pas l'air d'être son genre. Elle a plutôt l'étoffe à devenir femme d'Oyabun, et à l'aider à diriger un clan. Faute de pouvoir elle-même atteindre cette position.

Les femmes peuvent être fortes, autant qu'un homme si ce n'est plus. Mais je ne suis pas certain que l'une d'entre elles soit un jour capable de diriger un clan Yakuza aussi efficacement qu'un homme. Parce que certains hommes ne respectent pas assez les femmes. Certains hommes se croient forcément supérieurs à elles, et la demoiselle à la tête du clan aurait de grandes chances de se faire assassiner rapidement et plus ou moins discrètement pour être remplacée par un homme. Les traditions sont rigides.

Alors qu'elle me demande comment est-ce que je me sens à Tokyo, j'arque un sourcil et tire sur ma cigarette en surveillant de loin le serveur. Je n'ai pas envie qu'il nous fasses trop attendre.

« C'est assez étrange, comme sentiment. Mais ce n'est pas désagréable. »

J'ai simplement du mal avec le comportement de certains types ici. Il n'y a plus de morale. Plus de règles. C'est la loi du plus fort et ça ne me conviens pas spécialement. Même si je fais parti des plus forts... Je n'ai jamais aimé profiter sans vergogne des plus faibles. Ici, on me dirais probablement que je suis bien trop gentil et bien trop sensible pour être Yakuza. Mais je ne vois tout simplement pas l'intérêt d'écraser les faibles. C'est bien plus intéressant d'écraser quelqu'un qui vous est égal ou même supérieur.

« Je suis déjà venu à Tokyo plusieurs fois. Principalement pour visiter un ami, mais aussi pour le travail. Nos armes viennent d'ici, mon clan m'envoyais pour négocier sur place. »

Quelle misère de trouver des armes à feu à l'extérieur de Tokyo ! Même de façon illégale, ça reste compliqué. Fort heureusement... Nous avons un accord de paix avec les Muranaka. Merci au père de Kenji, qui a autrefois aidé Tanaka a prendre le contrôle de la ville.

« Je suppose que vous êtes originaire de Tokyo, Mademoiselle Nishimura ? »

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Nishimura Kyôka

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24.07.18 15:42

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Nishimura Kyôka

Temposhark ♫ Don't mess with me

Un sourire sombre s'esquisse sur ses lèvres alors que tu lui avoues éprouver des sentiments mitigés sur la décadente Tokyo. Sans doute le décalage avec le reste du monde doit être violent dans un premier temps; bien qu'elle n'avait connu que sa ville, internet permettait une certaine ouverture sur le monde malgré la censure des médias instauré par Tanaka, il ne pouvait tout de même pas contrôler tout le web. Ainsi Kyôka avait bien conscience de la singularité de la vie ici et du côté particulièrement marginal de la ville aux yeux du reste du monde. Quelle hypocrisie; ce qu'il se passait à Tokyo était à l'image du reste de l'humanité simplement de manière bien plus assumée; l'argent ici comme partout ailleurs était la clef du pouvoir, les perversions humaines dictaient leurs lois et régissaient la vie de la ville. Avidité, cupidité et luxure auraient pu être la devise de Tokyo. Mais le reste du monde était-il différent ? Foutaises. Derrière les beaux discours des dirigeants et la mascarade collective, ceux qui tenaient les ficelles étaient pourvus des intentions les plus égoïstes qui soit. Les plus forts écrasaient et exploitaient les plus faibles, sous couverts d'une soit disant volonté de répartir les richesses et de protéger les démunis.. afin de mieux asseoir leur suprématie, rien de plus. Tokyo n'était que le reflet brut de ce qu'était l'essence même de l'humanité; un amas d'êtres prêt à se dévorer les uns les autres, la lois du plus fort et du plus intelligent étant en fin de compte la seule règle.

« Pour vivre à Tokyo, il ne faut pas espérer y trouver une quelconque forme de justice ou de morale. Mais simplement trouver un moyen de tirer son épingle du jeu. »

Elle semblait avoir cerné le fond de ta pensée bien que tu n'en ai dévoilé que bien peu; mais ce n'était pas difficile d'imaginer ce que tu pouvais ressentir à l'égard de cette maudite ville; même les criminels qui venaient trouver ici refuge étaient frappés par l'immoralité de la ville. Un fait qu'il valait mieux accepter plutôt que d'essayer de se battre à contre courant; une cause perdue à ses yeux. Avec de telles paroles, il était aisé de comprendre comment pouvait fonctionner la jeune femme; rien ne semblait l'atteindre, la révolter ou la choquer, la déchéance humaine était son quotidien et seul comptaient ses propres intérêts.

Enfin, le serveur vient vous servir. Alors que ses lèvres viennent tremper doucement dans le liquide ambré, la jeune femme a un instant d'arrêt, son regard se figeant un bref instant dans le tiens. Sa famille comptait parti les plus gros trafiquants d'armes de la ville, nul doute que tu avais déjà du faire affaire avec eux. Avec un peu de chance, les relations avec les Matsumoto étaient délicates..? Une information dont elle ne disposait pas mais elle allait se renseigner. Deux clans ayant des domaines d'activités similaires ne pouvaient qu'être de proches alliés ou bien des rivaux plus ou moins belliqueux envers l'autre.

Reposant son verre après en avoir savouré une longue gorgée, elle se redresse alors contre le dossier de sa chaise, te toisant presque d'un regard légèrement hautain et pourtant en rien hostile.

« En effet, je suis née et n'ai toujours vécu qu'ici.. comme le reste de ma famille, que vous connaissez très bien.. »


Etait-ce nécessaire d'en dire davantage ? Si Nishimura étaient un nom répandu, tu ne pouvais à présent que faire le lien avec le Nishimura-kai. Son regard ne se détourne plus du tiens; elle souhaite y déceler le moindre signe, la moindre information concernant ton rapport avec sa famille.

Elle penche alors légèrement son visage sur le côté, prenant un air faussement innocent, le regard toujours pétillant d'une sournoiserie indéchiffrable;

« Je me demande ce qu'Hideto penserait de notre rencontre.. dites moi, vos rapports ne sont pas trop mauvais, je l'espère ..? »

Ce qui ne l'inquiétait que faussement. A vrai dire à cet instant, elle était impossible de déchiffrer ses intentions mais c'était certain que cette conversation n'avait à ses yeux rien d'anodin.


 
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Wakagashira ✘ Matsumoto
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31.07.18 18:43
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2058年10月


Jiyu ▬ Grillabeats

J'esquisse un sourire amusé. La demoiselle me parle de son cousin et tout ce que je trouve à faire c'est rigoler à l'évocation de son nom. Ce n'est peut-être pas très poli, ni gentil mais... C'est vrai, je trouve ça assez comique. Je n'ai pas besoin de savoir ce genre de détails sur elle. Sa famille m'importe peu, comme à chaque fois que je suis avec une charmante jeune femme. Tout ce qui compte, c'est de savoir si elle terminera dans mon lit le soir même ou si elle me résistera un peu plus longtemps.

« Ne le prenez pas mal, mais je ne fais pas affaire avec le Nishimura-kei pour les armes. Je fais affaire avec Sato-san, depuis longtemps maintenant. C'est même devenu un ami. »

En matière d'armes, on fait difficilement mieux que les Sato. Ils sont efficaces, discrets et rapides. Pratique pour envoyer des calibres en dehors de Tokyo. Je ne doute pas de la compétence des Nishimura, mais... Un bon vendeur d'armes c'est comme un bon coiffeur : quand on en a trouvé un, on le garde.

« Je ne connaît donc pas votre cousin. Alors je suppose que nos relations sont neutres ? »

C'est déjà mieux que rien. Je bois une gorgée de whisky et regarde l'heure sur mon portable. On pourrait croire que je suis pressé de partir. C'est un peu le cas. J'aimerai savoir si j'ai ma chance avec elle ou si il vaut mieux laisser tomber pour cette nuit.

« Néanmoins, si j'ai besoin de faire assassiner quelqu'un discrètement, je demanderai à votre cousin. Mais pour l'instant je n'ai pas à me cacher quand j'ai envie de tuer quelqu'un. »

Et il vaut mieux que je le fasses personnellement, histoire d'avoir ma réputation à Tokyo. Les gens vont forcément exacerber la réalité, la déformer pour la rendre encore plus spectaculaire. Une réputation dangereuse, c'est la meilleure des assurances pour être tranquille.

« En tout cas j'espère ne pas déclencher une guerre entre nos familles en étant là avec vous ce soir... Je doute que vous ayez encore un chaperon à votre âge pour surveiller qui vous fréquentez... Surtout un homme. Vous n'êtes plus une adolescente après tout. A moins que vous n'ayez un mari jaloux qui viendrait essayer de m'égorger dans mon sommeil ? »

Et c'est bien pour ça qu'elle me plaît. J'aime les femmes. Pas les gamines, ou celles qui en ont encore l'apparence. Kyôka a une certaine maturité dans les traits qui me plaît assez. Sans parler des formes que je devine sous ses vêtements.
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Nishimura Kyôka

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03.08.18 18:29


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Elle hausse un sourcil face à ta réaction, un peu surprise, elle doit bien l'avouer. Enfin, cela lui prouve seulement qu'elle n'est pas passée à côté d'une part importante des activités de sa famille; rien d'étonnant à ce qu'elle ignore tout des relations entre le clan de Nagano et les siens, puisque ces relations étaient tout bonnement inexistantes. Eh bien, c'était toujours mieux ça qu'une entente solide et loyale. La neutralité était une chose bien fragile dans le monde du crime organisé. Cela restait encore largement possible de tourner les choses à son avantage. Au moins à présent elle était fixée sur la nature de tes relations avec sa famille, une information essentielle.

« Elles semblent l'être, en effet. Tant mieux .. nous ne sommes donc pas ennemis. » répond t-elle alors avec un petit sourire malicieux aux coins des lèvres.

Son regard laisse planer tant de choses. Cet éclat pétillant aux fonds de ses iris est la promesse de desseins plus fourbes les uns que les autres. Tu ne peux imaginer ce qu'elle peut avoir en tête, les envies, les désirs les plus sombres et la possibilité qu'un homme tel que toi puisse l'aider à les réaliser. Elle ne s'en cachait pas; elle avait de nombreuses idées en tête et des secrets d'une dangerosité évidente. Mais elle savait exactement ce à quoi elle jouait. Elle n'avait aucun doute sur sa capacité à te mettre dans sa poche. Elle connaissait les hommes; bien de trop. Elle savait les amadouer et les manipuler, tout autant qu'elle savait repérer ceux qui demeureraient insensible à ses chimères. Ainsi, elle ne se trompait que rarement quant à ses cibles, ses proies ou encore ses alliés.

« Dans ce cas, nous serons ravis de pouvoir vous aider. »


Assure t-elle après une longue gorgée de sa boisson. Nous. Oui, elle parle comme si elle était un membre à part entière du clan. Ce qu'elle n'est vraisemblablement pas .. et pourtant. Rien n'était plus trouble que son statut. Tout le monde le savait dans les rangs du Nishimura-kai; Kyôka était l'arme favorite d'Hideto. Une arme insoupçonnée pour leurs rivaux et pourtant redoutable. Mais elle n'était pas une yakuza; c'était inconcevable aux yeux de cette famille des plus conservatrice. Elle ne pourrait jamais l'être; mais elle ne le souhaitait pas non plus. Elle était bien pire qu'un yakuza. Bien plus insidieuse, plus fourbe, farouchement indépendante et individualiste. Une renégate qui feignait sa loyauté pour mieux les détruire de l'intérieur. Rien de plus dangereux qu'un être sans foi ni maître; rien de plus destructeur que la vengeance d'une femme bien trop longtemps sous-estimée.

Alors que tu évoques la possibilité d'avoir provoqué une quelconque discorde entre vos deux familles, l'attention de la danseuse te quitte peu à peu. Un homme dans le fond de la salle a attiré sa vigilance. Son cœur se serre dans sa poitrine tandis qu'il se met à battre plus violemment. Elle a un mauvais pressentiment et son instinct ne se trompe que rarement. Cet homme ne semble pas lui prêter attention et pourtant, elle sent son regard sur elle plus qu'elle ne le voit véritablement. Cet homme .. pourquoi lui procure t-il cette sensation déplaisante ? Elle l'a déjà vu .. oui .. il n'y a pas longtemps ..

A Shibuya. C'est dans le bordel tenu par son contact chinois qu'elle l'a vu, un peu plus tôt dans la soirée. En quelques secondes, la nymphe est submergée par une violente montée d'adrénaline, signe d'un danger imminent. Son regard s'ancre à nouveau dans le tiens, avec une intensité lui conférant bien plus de sérieux et de gravité;

« Pas de mari jaloux.. mais une famille particulièrement envahissante. - marquant une courte pause pour mieux appuyer ses dires, elle ajoute d'une voix plus basse - Et pour ce qui est du chaperon .. je doute que son intention soit de me ramener saine et sauve à la maison. »

Une légère lueur de peur semble habiter son regard. Oui, la nymphe est inquiète et cela parait d'autant plus dérangeant pour cette femme à l'assurance certaine; signe q'une menace imminente plane au dessus d'elle. Bien sûr, elle ne peut te dire explicitement qu'elle a été suivie, encore moins te montrer de quel personne proviennent ses craintes. Mais cela parait peu probable que tu n'aies pas compris où elle voulait en venir. Néanmoins, la jeune femme demeure impassible, terminant sa boisson en une longue gorgée. A présent, il faut que vous quittiez les lieux le plus naturellement du monde, comme si vous alliez simplement continuer le cours de votre soirée.

« Il se fait tard .. peut être pourriez-vous me raccompagner chez moi ..? »

Une voix douce, un regard plein de promesses. La nymphe joue le jeu avec une aisance déconcertante. Après qu'elle l'ait interpellé, le serveur vient ainsi régler vos commandes. Alors que vous quittez l'établissement, la jeune succube vient reprendre ton bras et en profite pour se coller davantage à ta personne, se hissant quelque peu sur la pointe de ses pieds pour venir glisser quelques mots à ton oreille, l'une de ses mains s'étant glissé dans ta nuque, la caressant légèrement avant de venir doucement la saisir;

« Nous n'allons pas essayer de le semer .. Il faut que nous l'entrainions dans les profondeurs de la ville pour l'éliminer. Dirigeons-nous vers Chuo, c'est là que j'habite. - Elle recule légèrement sa tête pour que son regard croise le tiens, te transmettant la vulnérabilité qui l'habite à cet instant. - Je vous en prie, Yoshimaru-san .. aidez moi. »

Lentement, ses lèvres s'approchent alors, frôlent les tiennes pour se poser chastement sur ta joue. Se reculant définitivement, elle garde ton bras et commence à marcher à tes côtés. Quelques instants plus tard elle entend quelqu'un sortir du bar. Elle ne se retourne pas. Elle sait que c'est lui. Il l'a vu faire affaire avec les chinois, il en sait bien de trop à son sujet. Est-ce un homme envoyé par Hideto lui même pour la surveiller ? Kyôka sait que son cousin a parfois quelques soupçons mais .. rien de si sérieux, non ..? Peut être est-ce son oncle Teruki ? Cela serait bien plus inquiétant. Si les soupçons qui planent sur ses épaules viennent du sommet, il va falloir qu'elle soit encore plus méfiante. En vérité, les dangers peuvent venir de tout membre de sa famille, à n'importe quelle échelle. Même d'un shatei voulant monter en grade en apportant la preuve de la trahison de la fille de l'ancien chef. Avant d'éliminer cet indésirable, elle aurait donc quelques questions à lui poser .. Mais cela signifiait te plonger brusquement dans ses affaires les plus sombres. Un risque à prendre .. Un coup de poker qu'elle n'avait plus le choix de tenter.



               
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