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Lost ✘ ft. Akane
 :: La zone neutre :: Bunkyo

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Yamashita Asami

Date d'inscription : 16/03/2018Messages : 69Avatar : Niikura KaoruActivité RP : 0Emploi : Employé chez légumes +¥ : 140,500Crédits : VTP // Vent parisien // TumblrMulti : Yoshimaru - Kazuki - Kagami - Tsunade
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06.04.18 14:35
Lost

2060年04月

Je ne sais plus quoi penser. Je ne sais plus quoi faire non plus. J'observe mon appartement depuis le bas de l'immeuble. La lumière du salon est allumée et je peux deviner la silhouette d'Akane a travers les rideaux. Il travaillais d'après-midi aujourd'hui. Ce soir, nous n'avons rien de prévu à part rester tous les deux tranquillement à la maison. J'ai pris de quoi nous faire des nems, j'avais envie de tester une nouvelle recette reçue dans mon magazine de cuisine mensuel auquel je suis abonné depuis bientôt cinq ans. J'ai toujours aspiré à une vie calme, mais je crois que malheureusement, je n'y aurais jamais le droit. Tout ce que je souhaitais, c'est être tranquille avec mon petit ami, ou ma petite amie peu importe. C'est un il qui partage ma vie depuis un peu plus d'un an désormais. Akane est plus jeune que moi, bien plus jeune même. J'ai le double de son âge, pourtant c'est lui qui a choisi de faire sa vie avec un vieux crouton qui a l'âge d'être son père.C'est lui qui m'as dragué le premier, j'étais naïf, croyant qu'un petit jeune comme lui ne pouvais pas s’intéresser à un vieux comme moi.

Je ne croyais pas à notre relation. Je pensais qu'il finirait par se lasser et par s'ennuyer. Je suis tout de même moins dynamique que quand j'avais vingt ans comme lui. Je suis un vieux con pantouflard, qui préfère rester à la maison et cuisiner un bon petit plat pour manger devant la télévision plutôt que de sortir en boite de nuit un samedi soir. D'ailleurs, la seule fois où je l'ai suivi en boîte de nuit, ça s'est très mal terminé. La boîte a été attaquée, j'ai du le protéger en essayant de sauver au passage quelques personnes innocentes retenues en otage par un groupe de vermines venues braquer l'établissement. Cocktail molotov, mitrailette à la main, nous avons réussi à sortir et Akane n'a eu qu'un poignet démis. Moi, j'ai passé la nuit au comissariat de la milice de Tokyo pour y être interrogé. Pourquoi est-ce que j'avais une arme à feu automatique ? Comment est-ce qu'un type qui vend des légumes peut savoir comment est-ce qu'on tire avec ?... Ils ont fini par me lâcher à l'aube, grâce aux témoignages d'Akane et des gens présents dans la boite de nuit qui concordaient tous : je leur ai sauvé la peau.

Tout en tournant la clef dans la serrure pour rentrer dans l'immeuble, je soupire en repensant à ma vie. C'est vrai que je sais garder mon sang froid en situation de crise. J'ai été videur dans un club de strip tease à Shinjuku j'ai appris à tirer convenablement parce que je n'avais pas vraiment le choix, vu l'endroit où le club se situais. J'ai également du jouer à l'exorciste, pour comprendre un dangereux schizophrènes aux personnalités multiples. J'ai failli me pisser dessus de trouille, mais je savais que je n'avais pas le droit de flancher. Que sinon, il me tuerai en sentant la peur. Comme un animal sauvage, comme les prédateurs dans les documentaires animaliers. La seule fois où j'ai perdu mon sang froid, c'est quand Akane a disparu, emporté par un laboratoire clandestin de Meguro. J'ai fouillé la ville pendant trois jours, et c'est finalement quelqu'un d'autre qui me l'a ramené presque sain et sauf à la maison.

Je me force à lui sourire quand après avoir ouvert la porte de mon appartement, mon petit ami viens m'accueillir. Je dépose un baiser chaste sur son front avant de retirer ma veste et mes chaussures, puis part à la cuisine pour ranger les légumes que j'ai récupéré pour faire les nems de ce soir. Il me parle, mais je n'ai pas écouté. Je me retourne, pour le regarder et demande donc simplement :

« Pardon ?... Excuses-moi, j'écoutais pas... »

Est-ce que j'ai passé une bonne journée ? Je me force à continuer de sourire et hoche simplement la tête. Je ne sais toujours pas si je dois dire oui ou non à ces types. Je pousse les rideaux de la fenêtre de la cuisine pour regarder dehors. Est-ce qu'on nous surveille encore ?... Pourquoi je ne m'en suis pas rendu compte plus tôt ?...

« Je suis juste un peu fatigué ce soir, j'ai fait des heures supplémentaires. »

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Muko ✘ Dreamers
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07.04.18 22:13

LOST


Je n'ai pas pour habitude d'attendre Asami à la fin du travail. Normalement, je ferme le bar parce que c'est plus simple pour moi de bosser le soir...mais ces derniers temps, j'ai le droit à quelques soirées de libre pour arranger ma vie de couple. Il faut dire que Jun, l'autre barman présent ici, est libre comme l'air depuis plus de six mois...le pauvre, il ne connaît pas la joie de partager ses draps avec un amant permanent. Moi? Depuis que je vis avec Asami, je ne pourrais imaginer une vie seul comme j'ai pu avoir par le passé. Je ne m'étais jamais vraiment fixé avant, me contentant d'aventures d'un soir sans jamais aller plus loin. J'étais le genre de connard qui disparaît le lendemain matin avant le réveil de l'autre, qui récupère des numéros mais ne les rappelle jamais. Pourtant, je ne me souviens pas qu'une de mes conquêtes m'ait jamais retrouvé, quand bien même je travaille toujours au même endroit depuis six ans. C'est dingue quand même. Asami...c'est différent. C'est bien plus qu'une conquête, je ne l'ai pas abandonné le matin. Je suis resté avec lui, je l'ai invité à revenir sans savoir s'il allait réellement le faire; bref, cet homme depuis le début est spécial à mes yeux.

Comme je n'ai rien à faire et que je ne sais pas non plus cuisiner, je range un peu la maison avant son retour. C'est vrai que lorsque nous sommes tous les deux, nous avons tendance à seulement beaucoup baiser et faire des tas de choses plus ou moins avouables, ce qui met l'appartement dans un bordel monstre...ajouté à cela nos horaires pas forcément toujours supportables, qui nous donnent peu envie de faire du ménage en rentrant. Dans tous les cas, j'arrive à ramasser je ne sais combien de caleçons sales un peu partout dans le salon et la chambre. Tu m'étonnes qu'il se plaigne de ne pas en avoir assez! Est-ce si dur que ça d'utiliser la machine à laver maintenant que j'ai emménagé chez lui? Je pouffe de rire en l'imaginant galérer comme pas possible lorsque je ne suis pas rentré. Quel boulet parfois...

Mais mon sourire se fane instantanément en apercevant mon reflet dans la télévision éteinte. Par habitude, je suis resté torse nu puisque j'ai pris une douche il y a seulement une petite demi-heure. Et là, trônant fièrement sur mon flanc telle une immondice sans nom, se situe la plus horrible des cicatrices. Cette longue balafre rosâtre de plusieurs centimètres, irrégulière, mal soignée et surtout éternelle. La preuve qu'il me manque une partie de moi-même, la preuve que j'ai été sauvagement mutilé et que j'ai encore beaucoup de travail sur moi-même à effectuer avant d'arriver à vivre pleinement avec. Ce qui risque d'être complexe étant donné la situation...d'ailleurs, je m'empresse d'enfiler un T-shirt histoire de couvrir cette monstruosité. Même Asami n'a pas toujours le droit de me voir à moitié à poil pour cette raison. Et quelque chose me dit que ce n'est pas totalement terminé...

La semaine dernière, alors que je fermais tranquillement le bar accompagné de mes deux vigiles préférés, des types en costards sont venus. Ils ont cherché à m'embarquer, sous prétexte que je devais terminer ce pourquoi j'avais été emmené la dernière fois. Ces fils de pute ont menacé de détruire ce que j'avais...mais Makio et Wakou, quand bien même on ne pourrais l'imaginer, sont loin d'être des enfants de choeur présents seulement pour faire joli. Ils m'ont défendu corps et âme, et ont réussi à tuer l'un de mes assaillants et blesser grièvement l'autre. Je ne sais pas encore pourquoi je n'ai pas raconté cette histoire à Asami. Le connaissant, il allait en faire des caisses et peut-être même m'empêcher de retourner travailler...mais j'aime beaucoup trop ce job, je suis même pas loin d'en être le patron. J'y travaillais avant la disparition de ma famille entière, lorsque j'habitais dans le quartier pourri de Shinjuku, avant et après ma mutilation. Ce bar, c'est toute ma vie. Les trois quart des nouveautés, ça vient de moi. Les soirées musicales du samedi, où de petits groupes ou musiciens encore jeunes viennent jouer dans la bonne humeur, où parfois je prends la guitare pour faire rêver les clients; les cocktails tous plus invraisemblables les uns que les autres; et surtout, surtout, cette ambiance saine et familiale que je chéris tant, que j'aide à obtenir en ayant toujours les yeux baladeurs. C'est également là-bas que j'ai rencontré Asami...non, définitivement, je ne voudrais quitter cet endroit pour rien au monde. Même si on me propose de sortir de Tokyo et vivre tranquillement ailleurs, je pense que je vais hésiter. Il me faudrait l'assurance de pouvoir recréer un tel établissement à l'extérieur...mais c'est pas gagné.

La porte s'ouvre, et j'accueille mon aimé d'un sourire et d'un chaste baiser sur les lèvres.

"Daddy! Tu m'avais tant manqué ~"

Daddy, c'est une appellation rigolote et un peu connotée que je lui donne depuis qu'on nous a fait plusieurs fois la réflexion qu'il ne pouvait qu'être mon père. C'est amusant quand même, cette façon qu'ont les gens de directement juger les autres...

"Ca s'est bien passé aujourd'hui? T'as revu le petit vieux aux choux fleurs?"

Absolument aucune réaction. Je fronce les sourcils en le fixant du regard, mon sourire fane immédiatement. Pourquoi a-t-il l'air si perturbé? Que se passe-t-il? Est-ce qu'il a appris pour la semaine dernière...? Non...Ca, c'est impossible. Alors quoi? Il a eu des problèmes? Je répète plus lentement ma question, mais sa réponse ne me satisfait pas. Fatigué...oui...peut-être, mais ce serait étrange qu'il tire cette tronche en étant fatigué. D'habitude, il est un peu plus...comment dire...neutre? Je ne sais pas m'expliquer. En tout cas, il n'est pas comme ça. Je m'approche de lui, l'enlace par derrière et dépose un baiser dans son cou.

"Il s'est passé quelque chose au travail? Tu peux me le dire, tu sais...j'ai l'impression que t'es tendu, c'est pas la fatigue qui te fait ça. Si?"

Je m'efforce de ne pas trop parler, puisqu'il est fatigué. Mais...c'est quand même difficile pour un bavard tel que moi!

EXORDIUM.



Yamashita Asami

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11.04.18 3:02
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2060年04月

Akane me connaît bien. Trop bien même. Il a immédiatement compris que quelque chose n'allait pas. Je soupire quand il se colle dans mon dos, puis me retourne lentement pour l'enlacer. Je le regarde, passe mes phalanges encrées dans ses cheveux et dépose un baiser sur son front :

« Je suis désolé. J'aurais du faire un peu plus attention à ce que tu me disais. »

La dernière chose que je souhaite, c'est inquiéter Akane. Il a déjà assez de soucis comme ça. Et... Je ne sais toujours pas si je dois accepter ou non. Ils ont beau avoir formulé ça d'une manière qui ne me laisse pas vraiment la possibilité de dire non, je dois tout de même leur donner une réponse demain. Mais je ne peux pas cacher un truc aussi gros à Akane. Il finiras par s'en rendre compte. Nous vivons ensemble et... Si j'accepte ce job, nous allons déménager. J'ai plus à y gagner qu'à perdre. Nous aurons une jolie maison, en zone neutre à Kita. On ne vivra plus dans un immeuble avec un terrain vague derrière où de temps en temps la nuit, un coup de feu lié à une exécution nous réveille en sursaut. Et surtout, s'il m'arrive quelque chose... Ils ont promis de sortir Akane de Tokyo. Pour qu'il puisse reconstruire une vie, en sécurité.

Pourtant je sais qu'il serait anéanti, si je venais à mourir. Que sortir de Tokyo ne le soulagerai pas. Il serait peut être même capable de s’ôter la vie malgré sa lâcheté.

« Je vais nous préparer les nems, comme promis. Va te reposer un peu au salon, d'accord ? »

Je lui colle une petite fessée pour jouer, puis commence à cuisiner. ça m'aide à me calmer, à me vider un petit peu l'esprit. Je suis inquiet mais... Je suppose que je vais accepter. On aura plus d'argent et je sais que je pourrais sans doute me débrouiller. Je ne suis pas un soldat d'élite, contrairement au type qu'on avait rencontré cet été. Mais je suis suffisamment malin pour réussir à m'en sortir, si jamais ça venait à chauffer. Puis qui irait soupçonner un vendeur de salades ? Dans les bas quartiers, on me prend pour un Yakuza, avec mon air si peu aimable et mes tatouages. Alors normalement, je n'aurais pas trop de soucis.

Une fois le repas prêt, je le laisse mettre la table puis le rejoint. Je le sert, dépose un baiser sur sa main puis commence à manger en silence. Le temps de savoir comment aborder le sujet. C'est pas comme si je lui demandais ce qu'il voulait faire demain.

« Tu te souviens de Genji ? »

Autant commencer par le début. Bien entendu, qu'il s'en souviens... Mais tout ça c'est lié à lui.
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12.04.18 20:20

LOST


Asami ne semble pas tellement vouloir me dire ce qu'il en est, et j'avoue que ça commence à sérieusement m'inquiéter. Il n'a pas pour habitude de noyer le poisson de la sorte, en général c'est quelqu'un de très franc...même avec moi. Il essaye bien souvent de me ménager pourtant, mais toujours la vérité finit par sortir de sa bouche malgré lui. C'est pour ça aussi que je l'aime, même si ce n'est pas tous les jours facile.

Et voilà qu'il m'envoie jouer ailleurs...j'ai beau lui sourire, dans ma tête, ça tourne à plein régime. Quelle est cette chose si importante qu'il n'ose pas m'en parler? Est-ce grave? Est-ce que ça me concerne directement? Est-ce qu'il va m'annoncer qu'il me quitte...? Non, ça, c'est stupide. Il me trompe alors? Encore pire, je ne vois pas qui pourrait tromper quelqu'un comme moi. Et puis franchement, c'est plutôt moi qui devrait être en position de le tromper! Je suis quand même plus jeune que lui, et avec sa quarantaine je crois qu'il va avoir du mal à choper aussi facilement des mecs. Enfin...j'espère. C'est horrible de dire ça, qu'est-ce qui m'arrive bon sang? Je ne suis pas du genre à cracher comme ça sur les autres! Surtout sur l'homme de ma vie...je me prends le crâne entre les mains et soupire en me laissant tomber sur le canapé. Je commence déjà à me monter la tête tout seul. Il faut que je me calme, je sais que ce n'est pas si horrible...ne? Je ne dois pas croire qu'on va être séparés maintenant, pas après tout ce que nous avons traversé ensemble. Il est bien resté avec moi lorsque j'ai été mutilé, il ne m'a pas repoussé, et est venu me rechercher lorsque j'ai cherché à fuir pour lui, parce que je n'étais plus digne d'être son amant. Du calme, Akane. Ce n'est sûrement pas grand-chose...

Sur son signal, je mets silencieusement les assiettes et baguettes sur la table, avant de m'y installer sans décrocher un seul mot. L'atmosphère est tendue, presque électrique; je m'attends à n'importe quel moment à ce qu'il explose sans savoir trop pourquoi. Est-ce stupide d'avoir peur à ce point de la réaction d'un seul homme? Je soupire et ose enfin lever le regard vers lui. Je...ne comprends pas vraiment où il veut en venir. Il me parle de Genji, un homme que je n'ai pas revu depuis un bon bout de temps. Je hausse un sourcil, intrigué, et acquiesce doucement.

"Comment l'oublier...C'est lui qui m'a sauvé la vie, qui m'a sorti de là-bas l'an dernier. Sans lui...je serais sûrement mort aujourd'hui, ou pire, un cobaye à qui on aurait probablement retiré plus qu'un rein. Mais je ne l'ai pas vu depuis un très long moment...pourquoi est-ce que tu me parles de lui?"

Lorsque j'ai fini dans un laboratoire à me faire torturer de drogues dures, c'est cet homme qui m'est apparu comme un ange aux mains tachées de sang. Il m'a libéré de cet endroit, m'a même rassuré un minimum lorsque j'ai découvert mon horrible blessure au flanc. C'est également lui qui m'a repoussé dans les bras de Asami lorsque j'ai voulu fuir pour lui permettre de vivre une vie bien plus heureuse sans moi...mais ça, mon bel homme ne le sait pas.

"Asami? Il s'est passé quelque chose de grave? Tu as revu Genji au travail?"

Si ce n'était qu'une petite réapparition d'un homme amical, je pense pas que mon amour serait aussi perturbé. Soucieux, je ne pense même pas à manger les pourtant délicieux nems qu'il vient de se faire chier à cuisiner.

EXORDIUM.



Yamashita Asami

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12.04.18 23:23
Lost

2060年04月

Est-ce que j'ai revu Genji ? Bien entendu, c'est la première question qui lui viens à l'esprit. Je mordille dans mon nem et secoue négativement la tête:

« Il a quitté Tokyo. »

Mon ton est grave. Bien plus que je ne l'aurais voulu. Je me montre peut-être un poil trop solennel, mais je n'y peux pas grand chose malheureusement.

Je me retourne vers Akane et prend sa main dans la mienne. Il est bien trop inquiet pour manger les nems que je viens de me faire chier à faire. Il en avait pourtant très envie quand je lui avais dit que j'en ferais... La contrariété lui coupe l'appétit et je peux le comprendre. C'est normal après tout. Et il n'est pas au bout de ses surprises avec tout ça... Ce n'est que le début.

Je soupire doucement et repose mes baguettes. Pas la peine de faire semblant, tant qu'il ne saura pas le fin mot de l'histoire il ne va rien lâcher. Je passe une main dans les cheveux blonds puis lève les yeux au ciel un instant pour réfléchir à comment annoncer la chose.

« Je n'ai pas travaillé au magasin cet après midi. Je suis allé visiter une petite maison à Kita. On déménage demain. On prend le strict minimum, il y a déjà des meubles là-bas. On nous surveille, Akane. Je voulais pas t'en parler pour pas te faire peur... »

Je dépose un baiser sur ses mains et ferme les yeux pour trouver un peu de courage. J'en ai cruellement besoin, là tout de suite.

« Des types qui bossent pour le gouvernement sont venus me voir. Ils m'ont proposé de reprendre le poste de Genji. Ils ont enquêté sur moi, ils savent ce dont je suis capable... La maison, c'est à leur frais. En gros... Ils veulent que je récupère son travail. Je vais devoir enquêter aussi... »

Je déglutis et le serre dans mes bras. Je sens qu'il panique déjà... Je le connait trop bien Je dépose un baiser sur ses cheveux à nouveau puis me recule pour le regarder dans les yeux :

« Demain matin... Ils vont t'emmener chez un médecin. On t'a laissé une puce, un peu comme les chats ou les chiens. Elle enregistre tes constances vitales et... c'est aussi une puce GPS. Ils vont essayer de te retrouver tot ou tard, pour te ramener là bas... Il faut te l'enlever. »

Moi non plus je ne veux pas y croire. Pourtant, quand je glisse ma main dans sa nuque je sens bel et bien une petite boule à la base de ses cheveux.

« Elle est juste là... »

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Muko ✘ Dreamers
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18.04.18 15:48

LOST


Je n'ai étrangement plus faim. Au fur et à mesure que son récit avance, mon visage pâlit à vue d'oeil et je commence même à sentir la nausée monter. C'est...c'est impossible. Il ment. Il me fait marcher. J'ai beau scruter son visage, je ne décèle pas l'ombre d'un sourire. Il est sérieux, plus qu'il ne l'a jamais été. Et puis ce n'est vraiment pas son genre de me faire marcher comme ça, Asami a même quelques problèmes avec l'humour parfois puisqu'il n'arrive pas tellement à déceler lorsque je suis sérieux ou non.

J'ai du mal à croire tout ce qu'il me raconte. Est-ce seulement possible que mon amour, l'homme qui a donné un sens à ma vie, va devenir un espion comme Genji et devoir s'infiltrer dans des labos, démanteler des trafics et arrêter des méchants? Ca sonne plutôt bien, mais je ne peux m'empêcher de penser au revers de la médaille. Tous ces risques qu'il va devoir encourir pour effectuer ses missions...en est-il vraiment capable? J'aimerais ne pas douter de lui, mais...il y a encore quelques heures, il n'était qu'un simple employé d'un magasin de légumes. Comment croire qu'il pourrait en venir à risquer sa vie dans les bas-fonds de la ville? Putain, j'ai envie de chialer, là...

Mes yeux s'écarquillent d'horreur lorsque je comprends le pourquoi d'une telle visite. Je...j'ai été suivi. Non, c'est pire que ça. On m'a marqué comme du bétail, histoire d'être certain de me retrouver une fois leurs petits tests terminés. Je sens une larme couler sur ma joue, suivie d'autres toujours en silence. Je ne veux pas l'alerter, mais...j'ai peur. Une terreur sourde me tord le ventre, et je finis par l'agripper en sanglotant malgré moi. Je ne voulais pas craquer, mais j'ai bien trop peur pour être rationnel. Toutes les pièces du puzzle se mettent en place pour m'offrir une image pas très agréable. Cette sensation perpétuelle d'être suivi...Cette agression l'autre jour...comment n'avons-nous pas pu le constater avant? Cette chose est visible, non?

"Asami...j'ai peur..."

Je ne veux plus le lâcher maintenant. C'est à cause de moi s'ils lui demandent de faire ces trucs. C'est parce que je suis surveillé, en danger, ils veulent le faire chanter...c'est soit ils nous protègent contre ce labo en échange de son obéissance, soit nous risquons de mourir sous peu. Ou pire...nous faire enlever par ces horribles scientifiques.

"Je veux pas que tu risques ta vie à cause de moi. Mais...mais je peux pas te forcer à leur dire non. Je veux juste que tu me promettes de faire attention à toi. Merde...pourquoi est-ce que ça tombe sur nous, hein...? Qu'est-ce qu'on a fait? On a rien fait...on est des gens normaux, on a juste...pas de chance parfois...Asami...je veux pas que tu meures en mission...je pourrais jamais vivre sans toi, vraiment..."


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06.05.18 21:20
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2060年04月

Asami, j'ai peur.J'aimerai lui dire que moi aussi. Mais je n'en ai pas le droit, sinon il sera encore plus paniqué. Je suis celui qui doit être fort, celui qui tiens le coup pour nous deux. Je crois que j'ai tendance à surprotéger Akane, qu'il est probablement plus fort qu'il ne le pense et que je ne le pense. Après tout, il a survécu aux laboratoires de Meguro... ce n'est pas rien, beaucoup y seraient restés ou auraient gardé de sacré séquelles psychologiques au point de devenir fou, ou d'en venir au suicide.

Je le serre dans mes bras, dépose un baiser dans son cou et hoche la tête. Nous allons prendre le minimum, ou presque pour partir demain matin dans notre nouvelle maison à Kita. J'ai déjà les clefs et tout est meublé. Le frigo est même déjà rempli, la maison est prête à être habitée, nous avons juste à déposer nos affaires dans les placards.

« Il faut qu'on fasses nos sacs ce soir. On a juste à prendre des vêtements, et peut être quelques objets un peu personnels, comme nos guitares ou des livres. Il y a tout ce qu'il faut dans notre nouvelle maison. »

J'esquisse un sourire pour le rassurer et dépose un baiser sur son nez pour l'embêter un petit peu. Nous irons à l'hôpital aussi, pour lui retirer sa puce. Il ne faut pas que ces types puissent nous retrouver. Au travail, je sais que les vigiles du Cassis le protégeront s'il y a un problème. Je m'arrangerai pour venir le chercher, le temps que les choses se tassent, pour ne pas qu'il se fasses de nouveau enlever. Après tout pour ces connards, ces sales ordures, Akane était le cobaye idéal : jeune, clean, en bonne santé. C'est sans doute comme ça qu'il a survécu d'ailleurs, parce que son organisme n'était pas totalement pourri par la drogue.

La décision est prise. C'est ce qu'il y a de mieux pour nous, et Kita est un quartier bien plus calme et mieux entretenu. Nous serons en sécurité là-bas. La neutralité y est respectée, et c'est un coin calme et tout de même assez résidentiel. Ce sont là-bas que les gens ordinaires qui ont les moyens vont vivre. Nous y serons mieux, on ne sera plus réveillés en plein milieu de la nuit par un coup de feu sur le terrain vague de derrière chez moi. Je me lève du canapé, lui prend la main pour aller dans la chambre où je nous sort deux valises, pour pouvoir ranger nos vêtements. Je n'ai pas grand chose, je ne suis pas le mec le plus accro au shopping. Akane par contre, c'est une autre histoire il a beaucoup plus de fringues que moi. Je prend donc une partie de ses vêtements à lui dans ma valise.

« On pourras faire une deuxième valise pour le reste. Quatre valises, ça devrait être bon, non ? »

Au pire, on pourras toujours compléter avec des sacs à dos.

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15.05.18 14:50

LOST

Le soleil n'est pas encore levé. Nous nous sommes réveillés tôt ce matin, même si nous nous sommes couchés plutôt tard pour terminer de faire nos valises. Je n'ai jamais aimé déménager. Chaque fois que je le fais, c'est pour une raison macabre. J'ai quitté l'appartement familial pour fuir les assassins de mes parents, puis quitté ce studio trouvé par mon frère pour rejoindre Asami après avoir été enlevé et mutilé. Je déteste les déménagements, mais je n'ai pas le choix. Si nous ne quittons pas cet endroit, ils vont s'en prendre à Asami. Peut-être même le tuer, pour pouvoir me récupérer sans que j'oppose une quelconque résistance. J'en ai fait des cauchemars, cette nuit. Je n'ai pas très bien dormi...mais je crois que ce n'est que le début d'un long périple. Nous ne quittons pas la ville, nous changeons juste de quartier. Combien de temps passera jusqu'à ce qu'ils me retrouvent? Est-ce que si Asami meurt, ceux qui l'ont mis dans cette situation délicate me protégeront? Est-ce que je pourrais vivre sans lui...? La réponse, je la connais déjà: non. Même si je quitte cette ville, que je change d'identité, de vie, je ne pourrais pas survivre sans mon amour. Je me suis beaucoup trop attaché à lui, comme un parasite sur son hôte. C'est l'histoire de ma vie.

Je prends une douche rapide histoire de me réveiller correctement, et me regarde une dernière fois dans le miroir de la salle de bain. Mes traits sont tirés, j'ai des cernes et les yeux rouges comme si je venais tout juste de pleurer. Je suis moche, clairement. Mais qu'est-ce que je peux y faire, ne? Ma main passe machinalement dans mes cheveux, et s'attarde sur cette minuscule bosse à la base de ma nuque. Cette bosse qui est la raison de mes cauchemars, la raison de tout ce chamboulement dans ma vie. Je suis maudit, ne?

Une voiture noire nous attend sur le parking de l'immeuble. Je ne suis pas tellement rassuré, je connais ce genre de voiture...les yakuzas en possèdent, et je n'aime pas cette idée d'être récupéré par un yakuza soudainement. Mais Asami a l'air confiant lorsque l'homme sort pour nous aider à charger le tout. Il semblerait qu'il le connaisse, peut-être fait-il partie de ceux qui l'ont approché hier soir. Moi, je reste silencieux. J'aide à rentrer ce qu'on a pris, et prends place à l'arrière de la voiture. Je suis stressé. Même la main douce de mon aimé ne parvient pas à me déstresser un minimum.

"On va à l'hosto avant, c'est ça? Pour qu'ils ne nous suivent pas à Kita..."

Nous allons me faire opérer avant d'emménager. C'est plus sécurisé. Il y a toujours cette crainte qu'ils puissent nous suivre dans notre nouvelle maison...mais une fois la puce retirée, je serai libre. J'espère juste que l'hôpital ne va pas me faire paniquer...je n'ai jamais vraiment aimé ça, mais là après ce séjour forcé dans le labo, je ne veux plus me retrouver dans un truc aussi aseptisé et plein d'instruments de torture divers.

"Asami...tu viens avec moi, ne? Tu...tu me laisseras pas tout seul à l'hôpital, ne? Je vais pas avoir à me faire endormir, ne?"

J'ai peur de ne jamais me réveiller, s'ils me sédatent un peu trop. Ou pire, me réveiller au labo...et subir de nouveau ces tests de drogue. Je ne veux plus avoir à faire à ce genre de choses. Ca me fait bien trop peur.

EXORDIUM.



Yamashita Asami

Date d'inscription : 16/03/2018Messages : 69Avatar : Niikura KaoruActivité RP : 0Emploi : Employé chez légumes +¥ : 140,500Crédits : VTP // Vent parisien // TumblrMulti : Yoshimaru - Kazuki - Kagami - Tsunade
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Muko ✘ Dreamers
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21.05.18 22:47
Lost

2060年04月

Akane est inquiet. Il ne veut pas être endormi et je souris pour le rassurer. Je sais qu'il a peu des hopitaux et qu'il n'a jamais aimé ça. Même avant d'aller au laboratoire. En même temps, je me demande qui aime aller à l'hôpital...  

« Juste une anesthésie locale, pour que tu n'ai pas mal. Et je resterai avec toi c'est promis. »

Finalement, nous n'allons pas à l'hôpital. Mais dans le cabinet d'un médecin généraliste, qui visiblement nous attendait. Lui aussi semble être au courant de ce qu'il se passe à Tokyo. Peut-être qu'il travaille pour le gouvernement comme ces types... Et comme moi, désormais. Nous entrons avec le médecin, pendant que les deux hommes qui nous escortent restent devant la porte. Probablement pour surveiller, on ne sait jamais. Je laisse le médecin allonger mon aimé. Il n'est pas très causant, il lui demande juste s'il est prêt. Je tire une chaise pour me rapprocher, et prendre la main d'Akane dans la mienne. Je le regarde et hoche la tête. Il faut le faire. C'est juste un mauvais moment à passer et après ça, tout sera fini.

Le type préviens qu'il va faire une petite anesthésie locale, comme je l'avais prévu, pour qu'il ne sente rien. Je serre la main du brun dans la mienne et attend patiemment que le médecin fasses l'injection. Il n'a pas l'air d'avoir menti, je ne vois pas Akane partir... Puis pour une anesthésie générale, il faut passer obligatoirement via les veines si je ne dis pas de bêtise. Là, il a juste endormi la zone à ouvrir et ça ne va pas être très long. Il sort son scalpel et préviens une nouvelle fois de sa voir monocorde qu'il va retirer la puce. ça ne lui prend que quelques instants, j'aurais presque pu le faire moi-même si j'avais eu de quoi sous la main.

Après seulement une quinzaine de minutes, c'est terminé. Il a retiré le mouchard et recousu la petite incision avec précision. Il me demande simplement si je sais changer un pansement. J'affirme avec un simple hochement de tête. Le petit point de suture tomberas tout seul d'ici une semaine ou deux, quand ce sera cicatrisé. Akane gardera une simple petite cicatrice, une de plus, mais elle est imperceptible comparé à celle qu'il a sur le flanc. Cette grosse balafre qui le dégoûte et qu'il m'a interdit de voir pendant un long moment de peur que je ne sois dégoûté et que je n'ai plus jamais envie de lui.

Une fois l'opération terminée, nous rejoignons les deux types du gouvernement et retournons à la voiture comme si de rien n'était. Il ne nous faut que quelques minutes de plus, dans un silence de mort, pour arriver à destination. Je reconnaît le quartier, c'est ici que j'ai visité la maison hier après midi. J'esquisse un petit sourire et montre du doigt la maison au bout de la rue à mon aimé. Une fois les bagages déchargés, les hommes me confient une arme et une boite de munitions à l'intérieur. Je hoche simplement la tête. Ils me recontacterons d'ici quelques jours, mais évitent de parler devant Akane. C'est à moi de gérer ma vie de couple.

Une fois seul avec mon homme, je me dirige vers la cuisine comme si de rien n'était. Je vais nous préparer un bon repas. ça nous feras du bien... Et finalement, agir comme si tout était normal c'est peut-être la meilleure chose à faire, non ?

« ça te dis, des pâtes avec des crevettes ?... T'aimes bien quand je fais ce plat habituellement. »

(c) AMIANTE







This is
Tokyo bitch





Moriyama Akane

Date d'inscription : 18/03/2018Messages : 82Avatar : Aoi - the GazettEActivité RP : 0Emploi : Barman et gérant au Cassis¥ : 344,000Multi : @"Fujiwara Daisuke" @"Matsuda Kai" @"Amakusa Nagato" @"Sato Tetsuya"
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Muko ✘ Dreamers
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26.05.18 17:11

LOST

Nous n'allons pas à l'hôpital, mais chez un particulier. Ca doit faire partie du réseau dans lequel mon cher Asami s'est fait enrôler plus ou moins de force. Je ne fais pas confiance à ces types, même si je connaissais Genji...Ils me font peur, et ils veulent mettre en danger l'homme de ma vie. Je soupire néanmoins et accepte de m'allonger pour me faire tripoter la nuque, avant d'entendre les indications du médecin.

Seule la présence de mon aimé me rassure à cet instant. Même si l'homme décrit chacun de ses gestes, je n'ai que sa parole pour savoir ce qu'il va faire. Je sais qu'une fois encore, j'aurai une cicatrice à cet endroit...mais elle est bien moindre, beaucoup moins visible que cette horreur sur mon flanc. Alors ce n'est pas grave, ne? Au moins...ils ne pourront pas me retrouver. Même s'ils savent sûrement où je travaille maintenant, mais...c'est une autre histoire. Notre nouvelle maison sera au moins hors de danger. Et peut-être que cette terreur sourde va enfin me quitter...

Nous quittons finalement le cabinet du médecin, et je peux respirer correctement pour une fois. Je ne peux par contre pas m'empêcher de tripoter ce pansement qui orne désormais ma nuque, fort heureusement camouflé par mes cheveux qui ont bien poussé depuis que j'ai pété un câble et coupé n'importe comment il y a quelques temps déjà. Je suis encore fragile psychologiquement, et je crois que Asami le sait bien. C'est lui qui doit me supporter après tout...mais il ne veut pas que je m'en aille. Lorsque j'ai fugué...ah...rien que d'y penser, j'en frissonne. Il était si...en colère...lorsqu'il m'a retrouvé! Je crois que je ne l'avais jamais vu comme ça. J'avais disparu pendant deux jours entiers, et lorsqu'il m'a retrouvé, j'ai eu le droit à la gifle la plus violente de toute ma vie. J'ai pleuré comme une tapette bien sûr, mais...c'était mérité. Il m'aime sincèrement, c'est pour ça que ma disparition lui a fait mal. J'avais failli mourir, et déjà je tente de le larguer comme une vieille chaussette...je suis un gamin idiot.

Nous arrivons enfin vers notre nouvelle maison, et je reste silencieux en observant les lieux. C'est calme...joli...et notre maison est vachement grande comparé à l'appartement de Chiyoda. J'aide à décharger et me retrouve bientôt seul dans le salon avec Asami, au milieu du bordel de nos affaires. L'endroit est déjà meublé, il y a même une télé et un ordinateur portable sur la table basse. Je parie qu'il y a même internet...ah oui, il y a une box ici. Peut-être que ce sont des appareils totalement sécurisés, comme ça personne dans la ville ne pourra trouver notre trace si jamais il se passe quelque chose. C'est...rassurant?

"Hmm...? Ah...oui, je veux bien ça. Je...j'vais ranger un peu en attendant."

Je porte mes valises de fringues jusqu'à ce que je devine être la chambre...ah non, c'est la salle de bain ça...et ça c'est une...penderie? Une penderie sous l'escalier, c'est pratique! Je m'asseois donc en tailleur en plein milieu du couloir, et commence à déballer mes vestes et chemises pour les ranger soigneusement sur des cintres. Je fais de même avec les affaires de Asami, mais il en a beaucoup moins qui peuvent aller ici...peut-être qu'il y a un autre placard dans la chambre? Il faut quand même que je la trouve, cette chambre! C'est vraiment grand ici...ah, la voilà enfin! C'est la seule pièce à l'étage en même temps. Et il y a une petite télé ici aussi...Ah, je vais mettre du temps à m'habituer à cet endroit. On dirait une villa secondaire d'une famille de riches.

Je finis de ranger vite fait les fringues et redescends vers la cuisine, où j'enlace silencieusement l'homme de ma vie par derrière. Je me sens mitigé...perdu entre l'appréhension et le soulagement, comme si une page de ma vie venait de se tourner mais que j'ignorais ce qui m'attendait par la suite. Je plonge mon visage contre son cou et dépose un simple baiser, esquissant un sourire.

"Je me sens un peu mieux...cet endroit est calme. C'est rassurant."

EXORDIUM.



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